Agent de change, rue de Provence
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répandait le bruit Hii départ ilerenv(\yé «le Russie. L'agent de change Lariille, qui se llatle de savoir tout ce qui se fait aux relations extérieures, parlait d'une ilemande en satisfaction laite par l'empereur d'Allemagne, et tellement exagérée qu'elle devait être suivie de la guerre, et mille auli-es nouvelles plus al)surdes, [dus alarmantes les unes que les autres. Les deux (ihservaleurs craignent que ce premier succès ne donne de la hardiesse aux joueurs à la baisse el ne leur procure une baisse plus marquée. Tous les deux pensent qu'il (aut enlin en imposer aux a;ienls de change, qui violent audacieuseuient la loi qui les a créés, jouenl pour leur propre compte, et qu'un exemple, une suspension une interdiction ramèneraient ces agents à leur devoir, la tranquillité à la Bourse, et la sécurité dans le cœur des capitalistes qui l'ont des achats réels et dans le cœur des rentiers... (Arch. nat., A iv, 1490.)
Rapport de la préfecture de police du même jour.
Salons. — On lit depuis quelques jours les papiers publics avec plus d'intérêt. La guerre est regariiée comme prochaine, et l'on s'attache à lui]donner pour cause l'ambition du gouvernement, auquel on reproche surtout son silence sur notre situation politique et sur l'état des négociations des cabinets. On dit que les demi-révélations oflicielles contrastent trop avec celles des agents étrangers, qui publient les événements et les dispositions de leurs cours sous les couleurs et les formes les plus favorables à leurs intérêts, [/attention des sociétés particulières se fixe de préférence sur les bruits de guern; : la coalition se rompt ou se forme au gré de l'ignorance et du caprice. Tantôt c'est Ttlspagne, qui excite sourdement contre nous ses alliés du continent et prodigue son or à l'Angleterre; tantôt c'est la Prusse qui est d'accord avec nos ennemis, tandis qu'elle nous fait cajoler par son ambassadeur, qui n'est, dit-on, que le télégraphe des autres cabinets. Les uns prétendent que les puissances prépondérantes sont décidées à ne reconnaître l'Empereur des Français, qu'alors qu'elles seront réduites au dernier écu et au dernier soldat; les autres disent q\ui les partis de l'intérieur vont se réveiller au premierchoc et pré[)arer de nouveaux déchirements. Au milieu de tant de sentiments disparates, on entend le vœu des amis du gouvernement en faveur de la paix, ou poui- une direction heureuse, si véritablement la guerre est inévitable. Hier, «m assurait que le Uivan avait changé de politique puisiju'il a déjà fourni quatre-vingts bâliments de transport à la cour de Russie, et qu'il témoigne à cette Puissance les dispositions
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les plus amicales. On donnait pour certain que le projet de S. M. l'Empereur est de répandre quatre à cinq cent mille hommes en Allemagne et de révolutionner cette contrée. La descente est toujours aussi l'objet des conversations ; on croit plus que jamais à son succès, et nombre de personnes voient déjà l'Angleterre subjuguée et obligée décéder à l'ascendant de l'Empereur des Français, qui, dit- on, ne reviendra à Paris qu'après l'opération consommée. On donne pour positif que l'Empereur d'Allemagne a répondu à M. de Champagny qu'il reconnaîtrait avec plaisir l'Empereur des Français et l'hérédité de l'Empire germanique dans la maison d'Autriche. Les nouvelles lettres de créance occupent beaucoup les politiques et les étrangers qui sont à Paris; on dit que ces lettres, n'étant point encore expédiées, le seront encore m(»ins, quand les cabinets auront connaissance des échecs que nous avons éprouvés à Boulogne et au Havre, échecs que la cour de Londres ne manquera pas de grossir, pour rallier la coalition.
Le général de brigade réformé d'Hennisdal, ayant commandé à Saint-Domingue, du temps du Directoire, et réformé pour avoir refusé d'aller servir dans l'armée du général Leclerc, dit qu'il ne demandait à entrer dans la Légion d'honneur que par la crainte de se rendre suspect, qu'il conseillait aux généraux qu'il connaissait d'en faire autant, que beaucoup pensaient comme lui et ne se souciaient pas de celte décoration .
Spectacles. — On donnait hier, au Théàlre Favarl, la représentation d'un opéra-comique intitulé : Les trois Hussards ' ; celte pièce, qui n'avait pas été jouée depuis plu'^ de vingt ans n'a point obtenu de succès; des cris d'improbation et des sifflets se sont fait entendre au moment où ou a baissé la toile. Le l»on ordre n asoufTerten aucune manière de cet incident. Au Théâtre-Français, la représentation de Rodogune n'a donné lieu à aucune application. Le public a paru satisfait et a joui dune parfaite tranquillité.
Ponl du Jardin des Plantes. — Les travaux sont dans la même stagnation que ces jours derniers ; mais, comme l'eau baisse, on compte les reprendi'e bientôt ; on ne désespère pas même de sortir cet été les quatre piles au-dessus des eaux iFliiver.
Arrestation. — On a fait arrêter, aujourd'hui le nommé Bescher -,
\. Les trois Hussards ou les Espiègleries de çjaraison. Le Courrier des Spectacles du 8 thermidor an XII, en rendant compte de cette représentation, dit : <■ On n"a point demandé les auteurs. »
2. Sur Bescher, voir Jean Destrem, Les Déportations du Consulat et de l'Empire, p. 323.
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inscrit an sénaUis-oonsuIte du 14 nivôse an IX, el qui, sous un nnni supposé, avaitéchappé jusqu'à présent à toutes les recherches...
Bourse. — Les négociations de rentes, quoique passablement nombreuses, ne l'ont pas été à beaucoup |)rps autant qu'hier ; on n'a pas remarqué de fortes ventes, et cependant la baisse continue. On a ajouté aujourd'hui aux nouvelles incpiiélanles déjà répandues le bruit du départ t'e la légation russe et d'une rupture prochaine avec l'Autriche, - 5 0/0, jouissance de germinal, 59 Ir 10; 59 fr ; 58 fr.90; 58 fr. ^5 ; idem, jouissance de vendémiaire an XIII, 56 fr. 50 c. Actions de la Banipie de France, 1.120 francs.
Dubois.
(Arch. nat., F', 38 2.)
Journaux.
Journal des Débats du 8 thermidor : - Paris, 7 thermidor. ...On annonce que la Bourse de Paris va être établie dans l'ancienne salle Feydeau, que les acteurs de l'Opéra-Comique viennent de quitter. » — « Dimanche prochain 29 juillet (10 thermidor), on célébrera dans l'église paroissiale de Saint- Thomas-d'Aquin la fête de saint Vincent de Paul, patron du clergé de la jiaroisse. Le panégyrique du saint sera prononcé par M. l'abbé de Boulogne : il y aura indulgence plénière. » - « La Seine grossit toujours à vue d'd'il ; des entrepreneurs de petits bains et des conducteurs de trains de bois ont eu singulièrement à souffrir de cette crue subite et extraordinaire... » — Citoyen français du 8 thermidor: « Paris, 7 thermidor. ...Les Français professant le culte Israélite ont célébré lundi dernier, dans leur synagogue, rue Sainle-Avoye, l'avènement de Sa Majesté au trône impérial; ils avaient invité à cette cérémonie tous les ministres de la religion réformée . »
8 THKRMIDOR AN Xll (27 JUILLET 1804).
Rapport uk la PRÉFiXTURb: dk police du 9 thermidor.
Réunions. —On dit dans les salons que S. E. le ministre des relations extérieures a eu un nouvel entretien, très amical, avec M. de Coben/d, et qu'il la vivement invité à solliciter de sa cour ses nouvelles lettres de créance, et que ce! ambassadeur lui a ré|)onilu que, dans celte circtmslance, il n'osait se mettre troj) en avant, dans la crainte que son empressement à faire quelque chose qui pourrait être agréable au gouvernement français ne parût suspect à sa cour. On dit encore que M. Talleyrand va se rendre auprès de S. M. l'Empereur ; on
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ajoute que son voyage a pour tnolif de s'aboucher avec des agents des cours étrangères pour tenter un rapprochement.
On renouvelait, hier, le bruit, déjà répandu il y quelque temps, qu'il y avait de la division dans l'armée. On débite que le dernier discours du tribun Carnot, sur la dignité impériale, a été traduit en allemaml et circule dans toute l'Allemagne ; que l'ouvrage de M. de Montgaillard y est sévèrement prohibé. La belle-mère de Moreau a reçu de lui une lettre et une procuration datées de Barcelone ; il lui marque qu'il se-propose de passer un an dans cette ville.
Les vainqueurs de la Bastille doivent présenter, lundi ou mardi, leur pétition au grand chancelier de la Légion d'honneur ' ; elle sera signée individuellement. Cette adresse porte, en substance, qu'il ne manquait à la dernière fête du 14 juillet que la présence de ses fondateurs, qu'il appartient au grand -Napoléon de réparer cet oubli et que le mérite est le protecteur né du mérite.
Pont du Jardin des Plantes. — La hauteur de la rivière empêche toujours la reprise des travaux extérieurs ; ceux des chantiers sont toujours dans la plus grande activité...
Bourse. — Il s'est fait considérablement d'affaires en rentes, et le cours a été, comuie les jours précédents, très prononcé en baisse. On a encore re-narqué comme principaux vendeurs, parmi les agents, MM. Bresson, Manuel, Goindre, Lorin et Petitjeune. On recueille toujours dans la Bourse de violents murmures contre l'indécence de la lutte. Le maintien du cours des actions de la Banque parait donner un peu d'espérance que la hausse des rentes reprendra, et l'on est persuadé que le moindre élan qu'elle aurait embarrasserait beaucoup ceux qui font des ventes énormes à découvert. — 5 0/0, jouissance de germinal, 58 fr. 80,75, 65, 60, 50, oo, 60, 50, 55, 58 fr. 60. Actions de la Banque de France, 1.120 fr. . . ,
Rapport de la préfecture de police du 10 thermidor.
Réunions. — On continue de s'occuper beaucoup, dans les réunions, des événements arrivés à Boulogne; on dit que la perle a été assez