AOUT
par le Conservatoire, et dans lequel ont été entendus avec un vif intérêt quelques-uns des élèves de cette école, dont les noms avaient été proclamés, a terminé cette cérémonie.
École spkciale de Médecine.
Anatomie et physiologie.
Prix. — Rullier (Pierre), âgé de vingt-cinq ans, natif d'Angouléme, département de la Charente.
Accessit. — i°^ Marjolin (Jean-Nicolas), âgé de vingt-trois ans, natif de Ray, département de la Haute-Saône ; 2e Gillaizeau (Louis), âgé de dix-neuf ans, natif de Talmont, département de la Vendée.
Clinique inteime.
Prix. — ' Marjolin (Jean-Nicolas), âgé de vingt-trois ans, natif de Ray, département de la Haute-Saône.
Accessit. — 1'^'' Rullier (Pierre), âgé de vingt-cinq ans, natif d'Angoulême, département de la Charente ; 2« Espiœud (Pierre-Arnauld), âgé de vingt ans, natif de Soissons, département de l'Aisne.
Clinique externe.
Prix. — Marjolin (Jean-Nicolas), âgé de vingt-trois ans, natif de Ray, département de la Haute-Saône
Accessit. — l^r Rullier (Pierre), âgé de vingt-cinq ans, natif d'Angoulême, département de la Charente ; 2e Bellenaud (Michel), âgé de vingt-quatre ans, natif de Chalon, département de Saône-etLoire.
Matière médicale.
Chimie-pharmacie.
Prix. — Rallier (Pierre), natif d'Angoulême, département de la Charente. Accessit. — !«■• Marjolin (Jean-Nicolas), âgé de vingt-trois ans, natif de Ray,
département de la Haute-Saône ; 2» Savary (Augustin-Charles), âgé de vingt-trois ans, natif de Paris,
département de la Seine.
Écoles centrales.
Mathématiques.
Prix. — Cinot (Philibert), né à Paris, de l'école des Quatre-Nations. Accessit. — 1er Rridenne (Jean-Baptiste), né à Paris, de l'école centrale de
Saint-Antoine ; 2« Duchet (Alexis), né à MontliK'on, département de l'Alljer, de l'école
centrale de Saint- Antoine.
201 PARIS SOUS L'EMPIRE [22 août 1804]
Physique.
Prix. — Girault (Pierre), né à Versailles, département de Scine-et-Oise, de l'école de Saint-Antoine.
Accessit. — 1er Lemierre (Alexandre), né à Paris, de l'école centrale des Quatre-Nations ; 2^ Bremontier (Georges), né à Rouen, département de la Seine-Inférieure, de l'école centrale du Panthéon.
Classe des belles-lettres.
Composition française.
Prix. — Buthiau (Achille-Charles-Louis), né à Paris, de l'école centrale des
Quatre-Nations.
Accessit. — 1°' Gillibert (Alexis), de l'école centrale des Quatre-Nations;
2" Canuel (Vincent-Prudent), né à Senonches, département d'Eureet-Loir, de l'école centrale du Panthéon.
Composition latine.
Le prix de composition latine aurait été adjugé à Joseph Naudet, et le premier accessit à Augustin-Louis Cauchy, tous deux de l'école du Panthéon, si ces deux élèves vétérans n'eussent déjà obtenu l'an dernier, dans cette même composition, l'un le prix et l'autre le premier accessit. Prix. — Ancelle (Jean-Étienne), né à Paris, de l'école centrale des Quatre- Nations.
Accessit. — 1er Hellot (Charles-Guillaume), né à Guingamp, département des Gôtes-du-Nord, de l'école centrale du Panthéon ; 2« Mayet (Louis), né à Paris, de l'école centrale du Panthéon.
Humanités.
Prix. — Cauchy (Augustin-Louis), né à Paris, de l'écoie centrale du Panthéon.
Accessit. — ler Bunel (Jean-Baptiste-Henri), né à Montreuil, département de l'Eure, de l'école centrale du Panthéon ; 2^ Roger-Darracq (Henri), né à Dax, département des Landes, de l'école centrale du Panthéon.
Langues anciennes.
Prix. — Duchemin (Paul), né à Paris, de l'école centrale du Panthéon. Accessit. — 1" Lecomte (Barthélémy-Isidore), né à Paris, de l'école centrale
des Quatre-Nations; 2* Duplès (Florimond-Désiré), né à Paris, de l'école centrale des
Quatre-Nations.
Lycée impérial.
Mathématiques.
Prix. — Amaury (Jean-JacquesPonce), né à Grenoble, département de l'Isère.
Accessit. — ier Sénéchal (Jean-Nicolas), né à Hontleur, déparicmcnt du Calvados ; 2* Marréaud (Jean-Pierre-Denis-Benjamin), né à Clcrmont, département de l'Hérault.
Classe des belles-lettres.
Composition française.
Prix. — Cresp (Pierre-Philippe), né à Marseille, département des Rouches-
du-Rhône.
Accessit. — i" Heguis (Fortuné-Jean-François), né à Marseille, département
des Bouches-du-Rhône; 2° Lamairie (Nicolas-René), né à Gisors, département de l'Eure.
Composition latine.
Prix. — Goupy (Martin-Louis), né à Paris, département de la Seine. Accessit. — i"' Sahut (Aimé-Jean-Louis), né à Paris, département de la Seine ; 2e Collard-Dutilloul (Alexandre-Jules), né à Paris, département de la Seine,
Humanités.
Prix. — Harel (Joan-Charles), né à Rouen, département de la Seine-Inférieure.
Accessit. — !•' Legrand (Baptiste-Alexis- Victor), né à Paris, département de la Seine ; 2° Coulon (Adolphe-Félix), né à Nancy, département de la Meurthe.
Langues anciennes.
Prix. — Enlart aîné (Nicolas-François-Marie), né à Montreuil-sur-Mer, département du Pas-de-Calais.
Accessit. — l^"" Vieillard (Narcisse), né à Paris, département de la Seine ;
2e Mathieu aîné (Jean-Baptiste), né à Sainte-Menehould, département de la Haute-Marne [sic].
Prytanke français.
Mathématiques.
Prix. — Bruand (Alexandre), né à Paris, département de la Seine. Accessit. — le"" Levie (Ange-Toussaint), né à Ajaccio, département du Liamone ; 2e Labigne (Marie-François-Henri), né à Versailles, département de Seine-et-Oise.
Rhétorique.
Composition latine.
Prix. — Thourret (Gaspard), né à Moulins, département de l'Allier. Accessit. — \" Lebreton (Clément-Maricl, né à Quimper, département du Finistère ;
203 PARIS SOUS L'EMPIRE [22 août 1804]
2e Legier-Lagarde (Joseph-Jean-Gilles), né à Chénérailles, département de la Creuse.
Composition française.
Prix. — Lajard (Saint-Aimé), né à Lyon, département du Rhône. Accessit. — 1er Lebrcton (Clément-Marie), déjà nommé; 2e Legier-Lagarde (Joseph-Jean-Gilles), déjà nommé.
Humanités.
Prix. — Lefol (Louis-Étienne], né à Vitry-le-François, département de la
Marne.
Accessit. — ler Roasio (Louis-Fortuné), né à Turin, département du Pô; 2" Carbonnel-Dhierville, né à Margny, département de l'Oise.
Langues anciennes.
Prix. — Delacour aîné (Marie-Germer-Auguste), né à Reauvais, département de rOise.
Accessit. — 1" Torterue (Louis), né à Saint-Gilles-de-I'Isle-Rouchard, département d'Indre-et-Loire ; 2« Caron (Louis-Honoré), né à Neuville-sur-VouIt, département de l'Oise.
Ecoles de peinture, sculpture et architecture.
Peintitre.
Prix. — Heim (François-Joseph), né à Belfort, département du Haut-Rhin, âgé de dix-sept ans et demi, élève de M. Vincent.
Accessit. — l^r Chasselat (Charles-Abraham), de Paris, âgé de vingt-deux ans, élève de M. Vincent ; 2e Jarre (Charles), de Paris, âgé de dix-neuf ans, élève de M. Vincent.
Sculpture.
Prix. — Holleville (Antoine-Pierre), de Paris, âgé de vingt ans, élève de M. Moitte.
Accessit. — Rutxhiel, né à Lierneux, département de l'Ourte, âgé de vingtcinq ans, élève de M. Houdon.
Dessiti.
•^ Prix. — Pulière (Julien-Armand), de Bordeaux, département de la Gironde, âgé de vingt ans, élève de M. Vincent. Accessit. — Rel (Charles-Jacques), de Paris, âgé de trente et un ans, élève de M. David.
Architecture.
Prix. — Lebas (Louis-Hippolyte), de Paris, âgé de vingt-deux ans, élève de
MM. Vaudoyer et Percier. Accessit. — le' Bury (Antoine-François-Gérardj, de Paris, âgé do vingt-quatre
ans, élève de MM. Percier et Fontaine ; 2« Dedebon (Jean-Baptiste), de Paris, élève de MM. Vaudoyer et Percier.
Conservatoire de muskjlt..
Composition.
Prix. — N'a pas été adjugé.
Accessit. — 1" Gasse (Ferdinand), de Naples, élève de M. Gossec,
Harmonie.
Prix. — N'a pas été adjugé.
Accessit. — l*"" Amédée (François), du département de la Seine, élève de M. Catel.
2» Henry (Antoine), du département de la Seine, élève de M. Catel.
Chant.
Prix. — M"' Himm (Louise-Marie-Augustine), du département de la Seine,
élève de M. Plantade.
Accessit. — i^"" Garat-Fabry.du département de laGironde, élève de M. Garât ; 2'
Préparation au chant.
Prix. — Cette partie n'est récompensée que par des accessits. Accessit. — l^"" M"' Guillou (Jeanne-Elisabeth), du département de la Seine, élève de M. Butignot (répétiteur); 2« M"' Bury (Cécile), du département de la Seine, élève de M. Jarlin.
Piano.
Prix. — M"' Gosse (Pauline), de Naples, élève de M. Adam. Accessit. — l»"" Chancourtois (F^ouis), de Rome, élève de M. Pradcre ;
2® Merlaut (Paul Cécile), du département de l'Oise, élève de M. Adam.
Violon.
Prix. — Habeneck (Antoine-François), du département des Ardennes, élève
de M. Baillot.
Accessit. — l^"" Mazas (Jacques-Ferréol), du département du Tarn, élève de
M. Baillot;
ViolonceUe.
Prix. — Benazet (Bernard), du département de la Haute-Garonne, élève de
M. Levasseur.
Accessit. — l^"" Tourte (Louis) , du département de la Seine, élève de
M. Levasseur ;
Basson .
Prix. — N'a pas été adjugé.
Accessit. — 1" Duport (Auguste), du département de la Seine, élève de M. Delcombre ; 2»
205 PARIS SOUS L'EMPIRE [23 août 1804]
Cor.
Prix. — Colin (Pierre-Louis), du département de la Seine-et-Ôise, élève de
M. Domnich, Accessit. — Le premier accessit n'a pas été adjugé ;
2^ Lemoine (Jean-Bruno), du département de la Seine, élève de M. Frédéric Duvernay.
Flûte.
Prix. — Guillou (Joseph), du département de la Seine, élève de M. Van-
derlick. Accessit. — ler Biseski, du département des Ardennes, élève de M. Vanderlick ; 2« Rocart (Jean-Louis), du département de la Seine, élève de M. Vanderlick.
Clarinette.
Prix. — Péchignier (Claude-Gabriel), du département de la Seine, élève de
M. Xavier Lefèvre.
Accessit. — Michel (Léon), du département de l'Hérault, élève de M. Charles
Duvernay.
Hautbois.
Prix. — N'a pas été adjugé.
Accessit. — l" Percilier (Jcan-Charles-Joseph), du département de la Seine,
élève de M. Sallentin ;
— Gazette de France du 5 irucUdor : « Paris, 4 fructidor. On croit que le retour de l'Empereur aura lieu très prochainement «
XGV
Ministère du: la police générale. — Bulletin du 6 fructidor.
Paris. Bruits. — On cherche à inquiéter par divers bruits propres à produire cet effet. Il y aura incessamment, dit-on, une levée générale des conscrits de toutes les classes. La proposition en a été faite au Sénat, secrètement... On a besoin de ce recrutement pour résister aux puissances continentales qui se réunissent à l'Angleterre. On va aussi créer un papier-monnaie qui sera hypothéqué sur les propriétés particulières, par forme de subside de guerre. Tel a été le but du voyage du ministre des finances à Boulogne.
Barras. — M. Barras est arrivé à Paris, le 3 de ce mois, au soir. Il revient de Spa par Bruxelles, où il a vendu tous ses chevaux. 11 u
annoncé qu'il rcslorait seulement six jours à Paris. 11 part ensuite pour le Midi. Il a l'ait hier plusieurs visites '.
Rapport dk l.\ préfecture de police uu même jour.
Rrunions. — L'opinion publique est toujours à la guerre, malgré quelques données particulières sur la paix. Les différents corps de troupes de ligne qui se trouvent à Paris s'attendent à partir incessamment pour se rendre sur la frontière. On assure qu'une partie du camp de Boulogne est levée et qu'une portion des troupes défilent pour le Rhin et l'Hanovre. En général, on s'attend à de grands événements, et il y a une agitation sourde. — On répandit hier le bruit d'un impôt sur les grands propriétaires. — Des voyageurs et négociants français, qu'on rencontre dans les lieux publics, assurent qu'ils ont été mal accueillis, à Vienne, à Berlin, et dans la Bavière ; qu'on les a forcés d'en sortir à une période déterminée.
Jouy^naux. — On n'a trouvé de remarquable, dans les feuilles de ce jour, qu'un article philosophique du Journal des Débats; c'est une réfutation de l'ouvrage de M. Villers, intitulé : I)e V Influence de la réformalion sur les lettres. Gel ouvrage, qui a été couronné par l'Institut national, attribuait à la réformation la renaissance des lettres et le progrès des lumières, en Europe. L'auteur de l'article montre des opinions diamétralement opposées. Cet article fait suite à d'autres qui ne présenteraient pas autant d'intérêt. 11 est fortement raisonné.
Pont du Jardin-des-Planles . — Les travaux de ce pont sont toujours conduits avec la même activité dans les chantiers ; l'on n'attend que la baisse des eaux pour les reprendre avec la même célérité sur la rivière.
liourse. — Des négociations très nombreuses ont eu pour résultat une hausse très rapide et très forte du cours des cinq pour cent ; on a remarqué plusieurs gros preneurs, dont les opérations ont toujours une grande influence. Plusieurs nouvelles satisfaisantes, qui s'étaient répandues, depuis quelques jours, ont été propagées et accréditées
1. A celle date du 5 fructidor an XII, Napoléon écrivit à Fouché (Correspondance, t. IX, n" 7955), à propos d'un incidenl arrivé à Nevers et des incertitudes ou des contradictions des Bulletins: « Si je commence, lui dit-il, à lire les Bulletins de la police comme je lis ceux de la place de Paris, auxquels je n'ajoute aucune foi, il en résultera pour moi un grand inconvénient, car cette manière d'être instruit m'est très commode. Les Bulletins sont signés par vous, et vous devez savoir d'où les articles en sont tirés. Ecrivez aussi au fonctionnaire public qui a donné ces renseignements pour lui en demander la source. »
-OT PARIS SOUS L'EMPIRE [23 août 1804]
aujourd'hui ; mais on peut regarder comme la base principale de la réaction que les rentes viennent d'éprouver l'assurance que l'on a donnée que M. Gobenzl avait reçu ses lettres de créance. — 5 0/0, jouissance de germinal, 55 fr. 90, 56 fr. 20, 10, 15, 20, 25, 30 ; 56 fr. 20, 15 ; ïrfem, jouissance de vendémiaire an xiii, 56 fr. 70, 50. Actions de la Banque de France, l.Ho francs.
Dubois.
(Arch. nat., F^ 3832.)
Journaux.
Moniteur du 10 fructidor : « Mardi 23 août (5 fructidorj, M. le conseiller d'Etat, premier président de la Cour de cassation, s'est rendu à l'Université de jurisprudence pour y faire la distribution des prix; il était accompagné de plusieurs membres de son tribunal et de beaucoup d'autres jurisconsultes. Le directeur général de l'Université a fait l'énumération des travaux de cet établissement. M. Gin, président de l'association de bienfaisance judiciaire établie par l'Université, a prononcé un discours. Dix-sept membres de l'ordre des élèves-avocats ont soutenu une thèse sur la fraternité et la fdiation. M. Routard a lu le discours sur la profession d'avocat, qui lui a valu le premier prix d'éloquence. M. le premier président a ensuite pris la parole avant la distribution, pour donner aux étudiants des éloges qui sont une douce récompense de leurs travaux passés et le plus puissant encouragement pour l'avenir. » — Gazette de France du 6 fructidor : « Paris, 3 fructidor. . ..Les modes actuelles sont caractérisées d'une manière assez originale, mais peu obligeante pour le beau sexe, dans une caricature qui a pour titre : Les trois grâces parisiennes en I80i. » — « Nous avons des journaux qui nous donnent avec profusion de ces petits vers, ou galants, ou badins, ou plus souvent encore saupoudrés de sensibilité, de ces productions dont on détourne les yeux du moment qu'on les entrevoit, en un mot des vers d'Athénée. Quand les vers de cet endroit se mettent à courir le monde, ils n'y font pas fortune, et ce n'est pas pour eux qu'est fait le proverbe : nul n'est prophète dans son pays; car ils ne sont fêtés que dans le lieu de leur naissance, oii l'on fête à tort et à travers tous les vers qui paraissent. Parmi les poètes dont les petits ouvrages courent les Athénées, de là passent dans les feuilles publiques, et de ces dernières on ne sait où, un grand nondjre fait des vers pour la beauté, et la beauté qui aime la louange, tombe souvent en de bien mauvaises mains, pour être louée. Un de ces messieurs, dans des vers adressés à une dame, lui dit, le jour de sa fête, qu'elle est moins laide que jolie. Jamais sans doute la moins exigeante des femmes n'a aimé à se voir placée si près de l'alternative, et le poète, en cette occasion, ne s'est certainement pas servi, pour flatter de la patte, du petit épagneul dont parle La Fontaine. »
MlNISTÈRU; DE LA POLICE GÉNÉRALE. — BULLETIN DU 7 FRUCTIDOR.
Paris. Jeux*. — M. Davelouis, qui a la ferme des jeux depuis deux ans, s'est associé MiM. Basouin et Maurin, membres de l'ancienne compagnie. Le préfet de police a augmenté le bail de 400.000 francs. Au lieu de 4 millions, on verse aujourd'hui 4.400.000 francs. On versera 5 millions à la paix avec l'Angleterre ; c'est une condition du bail. Les déparlements ne rendaient rien à la caisse. Ils verseront près d'un million.
Cautions de Rivière. — MM. de Léon, de Montmorency etde Brancas ont demandé qu'on accordât à M. de Rivière, dans sa prison, le plus de liberté possible, et ont offert de se rendre personnellement ses cautions. On parle avec éloge, dans quelques sociétés de Paris, de cette offre généreuse.
(Arch. nat., AF iv, 1490.)
Rapport de la préfecture de pouce du même jour.
Toujours les mêmes bruits de guerre, et les malveillants de toutes les couleurs ne cessent de répéter qu'elle entraînera la chute du gouvernement. Cette guerre disent-ils, est le résultat d'une ambition trop vaste, et l'on ne met pas dans la balance les intérêts du peuple, les maux qu'il souffre, et qui ne peuvent manquer de s'accroître. D'une part, les royalistes répandent qu'une nouvelle Vendée va se former, non dans les départements de l'ouest, où tout est ravagé, mais dans les contrées méridionales, où le patriotisme a su conserver son influence et la haine de la tyrannie, et où le mécontentement est à son comble. D'un autre côté, les anarchistes annoncent que la liberté va triompher, que les thermidoriens, dont le système se rapproche du leur, sont disposés à opérer des innovations, qu'ils ont une constitution toute prêle et des protecteurs puissants, qui les serviront au
\. En marge, de la main de Fouché : « Ce mouvement dans les jeu.x est la suite de l'arrêté que j'ai pris, et dont j'ai eu l'honneur de rendre compte à Sa Majesté. Ils sont organisés de manière <iu'il ne peut plus y avoir de secret ni dans les bénéOccs, ni dans l'usage qu'on en fait. »
209 PARIS SOUS L'EMPIRE [24 août 1804]
besoin. On dit que les cédules hvpothéi^aires, dont on annonce toujours la création, aideront beaucoup le trésor public, mais qu'elles feront crier les grands propriétaires, quand peut-être les petits ne diront rien. Les alarmistes ajoutent que les cédules vont tuer la confiance et porter le dernier coup au commerce.
Le bruit se répand que les troupes françaises ont épuisé le trésor d'Hanovre, qu'elles manquent à présent de beaucoup d'objets, et que les officiers s'en plaignent autant que le soldat.
Journaux. — Les feuilles de ce jour ne donnent lieu à aucune observation. Elles ne renferment aucune nouvelle un peu importante. On lit seulement dans le Journal des Débats que M. comte de Cobenzl, ambassadeur de S. M. l'Empereur d'Allemagne, vient de recevoir ses lettres de créance pour S. M. l'Empereur des Français.
Pont du Jardin-des-Plantes. — On ne croit pas qu'il soit possible, comme on l'avait espéré, de sonder toutes les piles de ce pont pour la fin de cette campagne, mais les travaux vont reprendre sur la rivière autant d'activité que le permettra la hauteur des eaux.
Bourse. — Le cours des rentes, dont les variations ont été assez nombreuses, s'était d'abord amélioré sensiblement, mais il a éprouvé, vers la fin de la Bourse, un peu de faiblesse, que l'on n'hésite point à attribuer aux efforts des joueurs à la baisse. On a remarqué, depuis hier, les achats de MM. Bresson et Merlin, agents, comme ayant beaucoup contribué à la hausse. Si l'on a parlé aujourd'hui avec plus d'assurance de la réception des lettres de créance, que le Journal des Débots a annoncée, quelques personnes, que la hausse contrarie sans doute, ont cherché à atténuer l'effet de cette nouvelle en se fondant sur ce qu'elle n'était point insérée au Moniteur, mais ce doute a fait peu d'impression. — 5 0/0, jouissance de germinal, 57 fr. 20, 10, 15; 20, 25, 15 c. ; idem, jouissance de vendémiaire an XIII, 54 fr. 65, bons de remboursement, 2 fr. 60; bons an VIll, 50 francs. .Actions de
la Banque de France, 1.115 francs.
Dubois.
(Arch. naU, F^ 3S32.)
.loUKNAUX.
Journal des Débats du T findidor : « Paris. 6 fructidor. .. .D'après les travaux de toute espèce dont on s'occupe k Notre-Dame, il parait dccidé quo la cérémonie du couronneinent de l'Empereur se fera dans celte éyiise. » — Gazette de France du 7 fructidor : « Paris, 6 fructidor.. . S.A. I. M"" la princesse Louis Bonaparte a honoré hier de sa présence l'institution des vieillards de Sainte-Périne. Elle était accompagnée de M'"« Boubers, l'une de ses Tome i li
dames du palais, el de M""" Cainpaii, chef de la maison d'éducation de Saint-Germain. Son Altesse Impériale a visité, avec un soin et une bonté toute particulière, toutes les parties de ce bel établissement. Elle a honoré de sa visite plusieurs vieillards, et notamment ceux qui doivent l'avantage de leur retraite aux bienfaits de l'Empereur et de llmpéralrice. Elle a paru vivement touchée du bonheur de ces vieillards, de l'ordre, de la décence et de la sage administration qui distinguent cette maison. Elle a témoigné plusieurs fois sa satisfaction dans les termes les plus obligeants, et a promis de s'intéresser aux progrès de cette utile et bienfaisante institution »
n FRUCTIDOR AN XII (25 AOUT 1804).