‹ Paris sous Louis XIVChapitre 68 sur 88 · L'ABBAYE DE SAINTE-GENEVIÈVE · texte numérisé non relu

L'ABBAYE DE SAINTE-GENEVIÈVE

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'an 507, le roi Clovis, sur le point de livrer bataille à Alaric, roi des Visigolhs, fil vœu, sous l'inspiration de Clolilde, sa femme, et aussi de sainte Geneviève, d'élever un temple à Dieu, si Dieu lui donnait la victoire. Clovis avait, quelque temps avant, embrassé la religion chrétienne, et reçu le baptême des maios de saint Hémy, évéque de Reims. Il battit Alaric, et accomplit son vœu.

La nouvelle église ou basilique — on l'appelait ainsi — s'éleva sur un monticule (la montagne Sainte-Geneviève) occupé par un cimetière, destiné aux habitants de Paris ;

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deux routes, à droite et à gauche, bordaient ce cimetière, l'une conduisant à Orléans, l'autre à Sens. Dans cet endroit, du côté oriental, fut fondée la basilique sous l'invocation des apôtres Pierre et Paul. Abstenons-nous de dates : pas un historien n'a pu en préciser une incontestable. Ce qui peut s'affirmer, c'est que l'édifice inachevé à la mort de Clovis, en 511, fut terminé par la reine Clotilde.

Une longue discussion s'est engagée entre les premiers chroniqueurs de Paris, et continuée, sinon élucidée, par les plus modernes, sur le sens de ce mot basilique ; veut-

SAINTE-GENEVIÈ VE ET SAIM-ÉTIENNE

il dire maison habitée par des moines ? école ? la reine Clotilde a-t-elle eu le dessein de placer dans son église des docteurs chargés de propager et d'enseigner la véritable religion? l'église de Clovis et Clotilde fut-elle, dans la pensée des fondateurs, un monastère, où l'abbé et les frères prient, servent Dieu et vivent en commun? En un mot, disent-ils vrai, ces actes historiques relatifs à la fondation qui nous occupe, lorsqu'ils parlent de clercs ou chanoines desservant l'église fondée par Clovis? On pourrait répondre: d'abord que le mot basilique a une étymologie probante. Basilique, c'est-à-dire en grec : royale, église d'un roi, ou fondée par un roi ; mais certaines églises ont porté ce nom, qui n'avaient eu ni rois ni reines pour fondateurs. Ce qui est, sinon probant, du moins

probable, c'est, selon Baronius, qu'on entendait designer sous ce nom royal, les églises supérieures aux autres par leur grandeur, leur magnificence, ou le nombre de» desservants.

Clovis fut inhumé dans la basilique; après lui, Clotilde, dont le corps fut apporté de Tours et placé près de son époux dans le sanctuaire. La reine Clotilde avait donné la sépulture en cette église à ses petits-fils assassinés par leurs oncles (524). Sainte Geneviève, morte à Paris vers 512, fut inhumée aussi dans la basilique de Clovis, Saint-Pierre et Saint-Paul. Les dates ici continuent à manquer de précision.

Comment l'église Saint-Pierre et Saint-Paul a-t-elle changé son nom en celui de Sainte-Geneviève? Rien de plus naturel; cette modification, dont cependant aucun témoignage n'établit les motifs, est l'hommage de toute une ville rendu à sainte Geneviève, idole et patronne des Parisiens, le plus populaire des noms, parmi les plus augustes et les plus révérés. Des légendes font d'elle une bergère ; d'autres une fille de condition, mais tous la nomment : sainte et vénérable; sa vie ne fut, pour sa patrie, qu'une suite de bienfaits et de sublimes exemples ; morte, ses restes furent placés dans le sanctuaire, auprès de Clovis et de Clotilde, et ils opéraient des miracles. C'est une leçon bien digne de la haute morale chrétienne que l'apothéose de cette bergère dont la gloire efface le nom des rois, et dont le cercueil de diamants et d'or plane resplendissant au-dessus de leurs dépouilles mortelles, dans l'église môme qu'ils ont fondée.

Faut-il rappeler l'un des services rendus aux Parisiens par Geneviève? En 450, Attila marchait sur Paris à la tête de cinq cent mille hommes; rien ne pouvait lui résister. Les habitants de la cité commençaient à fuir, tous voulaient abandonner la ville. Geneviève les arrêta ; cette fille n'avait à leur promettre d'autre secours que celui de Dieu. Elle le leur promit et ils l'écoutèrent. Déjà les noirs bataillons des barbares se déroulaient de la Seine à l'horizon ; quelques heures encore, et les murailles de Paris allaient crouler rien que sous le poids des hommes et des chevaux. Tout à coup Attila rebroussa chemin, et tournant vers Orléans, s'alla faire battre par Aëtius et Mérovée dans les champs Catalauniens. Geneviève avait sauvé ses concitoyens par la prière ; ils avaient mérité le salut par leur foi.

L'église Saint-Paul et Saint-Pierre fut pillée et détruite en 857 par les Normands. Située hors les murs, elle devint leur proie, tandis que la cité s'était défendue derrière ses murailles (nous avons écrit l'histoire de cette belle défense dans la notice du Chàtelet). Mais déjà elle portait le nom de Sainte-Geneviève ; et ses chanoines, dont l'installation paraît avoir daté de l'origine même, revinrent après la tempête, restaurèrent les ruines faites par l'invasion normande, et rapportèrent au sanctuaire réédiûé les ossements de

la sainte patronne qu'ils avaient mis précieusement à l'abri, avec la châsse d'argent doré, œuvre, dit-on, de saint Eloy.

Ce chapitre de Sainte-Geneviève se distinguait par la science et les hautes études de ses chanoines. Plusieurs d'entre eux tenaient la chaire avec une grande autorité. Les écoles en étaient célèbres et recherchées ; le chancelier de Sainte-Geneviève, un des dignitaires, avait, sur le territoire de l'abbaye, les mêmes attributions que celui de Notre- Dame ; hors de ce territoire, haute inspection sur les écoliers.

Voici, en son lieu, un témoignage naïf de la vénération des Parisiens pour les reliques de Sainte-Geneviève, et des vertus miraculeuses de la châsse. Une épidémie des plus cruelles sévit à Paris sous le règne de Louis VI (1131). C'était une fièvre dévorante avec gonflements et ulcérations de la peau, douleurs insupportables, suivies le plus souvent de mort. On nommait ce mal : feu sacré, ou mal des ardents. Tous les remèdes échouaient; la population se rappela sa toute-puissante patronne, et demanda que l'on conduisît sa châsse en procession à Notre-Dame, pour que la sainte obtînt de Dieu la guérison des ardents. Et l'on assure que pendant la durée de cette procession tous les malades furent guéris, excepté trois qui manquèrent de foi. Après l'épidémie, la châsse de sainte Geneviève fut rapportée en son église, à sa place, derrière le maîtreautel.

Cette châsse fut, en 1242, remplacée par une nouvelle, ouvrage précieux surtout par la matière, car il y fut employé cent quatre-vingt-treize marcs et demi d'argent et huit marcs et demi d'or. L'ancienne n'était que d'argent. La châsse était portée sur un corps d'architecture isolé, d'ordre ionique, formé de quatre colonnes de marbre. La châsse, de style gothique, s'appuyait sur quatre figures de femmes, plus grandes que nature, qui tenaient chacune un flambeau à la main. Les parois de la châsse, constellées de pierreries, offertes par divers donateurs, entre autres le cardinal de la Rochefoucauld, eurent plus tard pour principal ornement une couronne ou bouquet de diamants, présent de la reine Marie de Médicis. L'usage était, sous la monarchie, que dans les calamitéspubliques, cette magnifique châsse de sainte Geneviève fiîl portée en procession à Notre-Dame. En tête, marchaient l'archevêque et son clergé, donnant, pour cette circonstance, la droite à l'abbé de Sainte-Geneviève et à ses religieux qui marchaient pieds nus, de l'abbaye à Notre-Dame.

Pour descendre ces reliques de leur piédestal, dans les grandes circonstances, il fallait un ordre exprès du roi et un arrêt du Parlement. Cette translation donnait lieu à une imposante solennité. Certaine confrérie de notables bourgeois avait exclusivement le droit de porter la châsse de la Patronne.

Ces processions eurent lieu en 1625, 1652, 1675, 1694, 1709 et 1725. Le riche

reliquaire de Sainte-Geneviève devinl la proie des révolutionnaires, en 93, et les ossements de la Sainte furent brûlés en place de Grève, à cause de ses crimes, sans doute.

En H48, une révolution d'un tout autre genre s'était accomplie dans l'administration de Sainte-Geneviève. Le Pape Eugène III, réfugié en France, fut informé du relâchement que la richesse et le bien-être avaient introduit dans la communauté, si sage et si laborieuse autrefois. Il se rendit à la basilique pour y célébrer la messe, et, après l'ofGce, à propos d'un tapis que les chanoines avaient étendu sous les pieds du Pontife, un conflit s'éleva entre les domestiques de Sainte-Geneviève et les officiers du pape.

Ceux-ci voulaient enlever le tapis, autorisés par l'usage; ceux-là voulaient le retenir, il y eut bataille dans l'église, et le roi, qui s'était présenté pour calmer ce tumulte, fut frappé par les gens de l'abbaye. Un tel scandale confirma le pape dans l'intention qu'il avait conçue de réformer cette communauté indisciplinée. Les anciens chanoines furent remplacés par douze réguliers, tirés de Saint-Victor, et ainsi, d'un chapitre fut faite une abbaye, dont le premier abbé se nommait Odon.

A partir de cette transformation, la règle de Saint-Augustin fut observée dans la maison qui devint le chef-lieu d'une congrégation illustre. La réforme se soutint jusqu'aux temps désastreux de Charles VI, guerres civiles, et Charles VII, guerres civiles cl étrangères ; mais tant de catastrophes troublèrent à la fois les mœurs et les intelligences ; des abus criminels détruisirent encore une fois la discipline parmi les chanoines, et ce ne furent ni les guerres des huguenots, ni la Ligue, ni les orgies politiques et religieuses du xvf siècle qui la rétablirent.

Le mal dura jusqu'au règne d'Henri IV, Il s'occupait d'y remédier quand la mort l'en empêcha.

Ce fut seulement sous Louis XIII que les grandes mesures furent appliquées en toute rigueur. Le roi nomma, de son autorité privée, un abbé avec mission expresse de rétablir la réforme à Sainte-Geneviève.

Cet abbé nouveau, cardinal de la Rochefoucauld, grand-aumônier de France, après une enquête sévère, expulsa de l'abbaye ceux des chanoines qui s'étaient éloignés de la règle, et les exila dans d'autres communautés. On voit par ses prescriptions en quoi ces chanoines réfractaires transgressaient les règlements, «Vêtus d'habits presque mondains, ils refusaient de manger en commun, et leurs chants d'église étaient, pour l'exécution comme pour le choix de la musique, d'une harmonie pour ainsi dire profane. La tenue de ces religieux manquait de simplicité, autant que de modestie. Le cardinal commanda qu'on en revînt au chant consacré; fit célébrer le service divin posément^ la vue abaissée, avec humilité et dévotion. » Cette fois la mesure fut d'autant plus efficace qu'on substitua aux déliii(|uants des religieux de Saint-\'incent, une maison de ré-

forme fondée par le cardinal, à Senlis. Ces réformes énergiques, approuvées par lettres patentes du roi, en 1626, et confirmées par le pape Urbain VllI, en 1631, reçurent une confirmation plus efficace encore par la nomination d'un abbé coadjuteur et supérieur général de la congrégation de Sainte-Geneviève. Désormais les abbés ne furent plus élus que pour trois ans, l'établissement fut déclaré chef primat de l'Ordre, et les religieux prirent ce nom : chanoines réguliers de la Congrégation de France.

Cette congrégation, formant un corps immense, se composait, en France, de cinq cents maisons, nommait à plus de cinq cents cures ; l'abbé, électif, avait le titre de général, et les chanoines, dans chaque communauté, le droit de choisir leur abbé.

Mais il nous faut retourner en arrière pour assister aux réparations matérielles du vieil édifice de Clovis. Les travaux, à partir de l'invasion normande, ne cessèrent pour ainsi dire de succéder aux travaux. En 1177, l'abbé Etienne de Tournai entreprit de restaurer complètement l'église et d'en effacer les disparates. En effet, tout l'intérieur, piliers, voiites, colonnades, offrait jusqu'au xvm' siècle les caractères de l'architecture du xii* et du xiii°. Il en était de même, à l'extérieur, des trois portiques du frontispice. La tour du clocher, refaite sans doute à mi-corps, était, la partie inférieure, du xi° siècle, et l'autre du xv'.

On voyait encore en 1715, vers le sommet du pignon, un anneau de fer énorme, on peut dire colossal. Placé au-dessous d'une fenêtre, il pendait d'une tête d'animal monstrueux, et les commentaires ne manquaient pas de s'exercer sur l'origine et la signification de cet anneau. L'un de ces commentaires, aussi vraisemblable qu'ingénieux, a été donné par Lebeuf, le voici : Autrefois les criminels venaient réclamer un asile dans les églises principales, et, pour formuler leur demande, s'emparaient de l'anneau appendu à la grande porte, y passaient leurs bras et devenaient inviolables. Ce privilège fut supprimé partout, sous le roi Louis XII, et, à partir de ce moment, les chanoines de la basilique auraient fait enlever l'anneau de la porte, pour l'attacher à leur pignon en souvenir du droit d'asile perdu.

Sainte-Geneviève avait sa crypte, souterrain d'une vénérable antiquité, dont la construction remontait certainement à l'époque romaine. Plusieurs témoignages indiqueraient que le corps de l'évêque de Paris, Prudence, inhumé d'abord au iv' siècle dans le cimetière du Mont, dont il a été question au début de cette notice, fut transféré dans la crypte de la basilique Saint-Pierre et Saint-Paul. Le souterrain spacieux pouvait avoir servi, sous le règne des païens, à la célébration des mystères du christianisme persécuté. Ces cryptes ou cachettes existaient dans la plupart des églises antiques. D'abord retraites ou cachettes destinées à protéger la piété des fidèles, on les avait ostensiblement appropriées au culte, depuis Constantin, et les chapelles construites sur

îs caveaux les avaient pour ainsi dire consacrées à la mémoire des premiers apôtres ou des martyrs. Ainsi avaient commencé, à Paris, les églises de Notre-Dame-des-Champs, de Saint-Merry, de Saint-Marcel et des Martyrs, à Montmartre. Dans celle crypte de Sainte-Geneviève, on voyait son tombeau, mais vide, puisque les reliques de la sainte

PIERRE TOUBALI! DE RENÉ OESClRTfS

avaient été déposées dans la châsse, y compris les planches mêmes de son cercueil de bois.

Les tombeaux de celte église constituaient l'une de ses grandes richesses historiques. Au milieu du chœur s'élevait le tombeau de Clovis, c'est-à-dire une majestueuse antiquité, comme souvenir. Car il ne restait rien du monument primitif. La statue couchée

du roi franc était de marbre, par conséquent moderne, puisque les princes, avant le xni' siècle, n'eurent en France que des tombes et statues de pierre. L'épitaphe, d'ailleurs, le disait. Les restes de la reine Clotilde, d'abord enfermés dans un cercueil de pierre, furent ensuite déposés dans une châsse, placée derrière le chœur; les bonnes

TOUBEAU DE JACQUES DE ROUAILT

œuvres de cette princesse et la reconnaissance qu'on lui doit d'avoir fondé la France chrétienne, l'ayant fait regarder par l'Église comme une sainte. Le tombeau de Clovis fut érigé par les soins et aux frais du cardinal réformateur de la Rochefoucauld. Une chapelle près du chœur renfermait un mausolée de marbre noir portant la statue agenouillée du Cardin?!, auquel un ange servait de caudataire, et Sainte-Foix de plaisanter, non sans

prétexte, sur ce page peu vêtu de M. le Cardinal, dont il eût dû au moins porter la livrée.

La mort a parfois de singuliers caprices, et réunit, par d'étranges rapprochements, des noms bien étrangers les uns aux autres. 11 y avait, à Sainte-Geneviève, tout près de celui de Clovis, le tombeau d'un boucher partisan de Caboche, le bourreau des Armagnacs, sous Charles VI. Co boucher du nom de Goy avait, par représailles, été tué en Beauce ; on rapporta son corps à Paris pour l'enterrer à Sainte-Geneviève. Juvénal des Ursins qui raconte le fait ajoute « qu'il lui fut fait des obsèques magnifiques comme à un grand comte ou seigneur, et que le duc de Bourgogne y assista avec foison de peuple. »

Sainte-Geneviève abritait aussi une tombe plus digne, celle-là, de regrets et de mémoire : René Descartes que ses amis y avaient rapporté, en 1667, de Suède, dix-sept ans apfès sa mort. Une épitaphe placée sur le dernier pilier de la nef à droite en entrant dans l'église, et surmontée du buste de ce grand maître, disait en latin : « Philosophe au-dessus de tous, gentilhomme breton, né à Tours, élevé à la Flèche, officier en Bavière, fugitif en Hollande, mort en Suède, le voilà, rendu à sa patrie, où, grâce à Louis XIV, admirateur des grands hommes, glorieux, près des siens — il dormira. »

Jacques de Rohault, les abbés de Sainte-Geneviève, les savants religieux de ce chapitre célèbre, nombre d'illustres personnages, dont l'énumération trop détaillée nous entraînerait hors du cadre, ont eu leur sépulture dans la basilique de Clovis et de Sainte-Geneviève.

On sait que le fils du Régent, Louis d'Orléans, fatigué des grandeurs de sa vie et des petitesses du siècle, quitta le monde en 1730, et se retira chez les pères de Sainte- Geneviève. Ce prince pieux et lettré se fit bâtir, dans l'abbaye, une maison particulière, où il vécut dans l'étude et la prière, et mourut, avant que l'ancienne église fût remplacée par le pompeux édifice de SoufUot.

La bibliothèque de Sainte-Geneviève était de fondation récente, et ne méritait pas les éloges outrés qui lui furent prodigués légèrement : mais je crois comprendre que les panégyristes louaient l'ampleur du vaisseau bien plutôt que la valeur des livres.

Les jardins de l'abbaye, vastes et agréables, occupaient, dit-on, di.\-huit arpents y compris les cours et bâtiments, ce qui pour Paris, au iv* siècle, donne un espace considérable. Louis XIV avait permis qu'ils fussent augmentés, en 1690, de toute la largeur des fossés de l'esplanade, terrain pris par Philippe-Auguste sur l'abbaye lorsqu'il lit enclore la ville, et cette augmentation embellissait Sainte-Geneviève d'une magnifique

terrasse et d'un couvert délicieux.

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On sait qu'une nouvelle église Sainle-Geneviève remplaça, sur le même sol, la vieille basilique hors de service. Tout le monde aujourd'hui connaît cet édifice qui s'appelle le Panthéon.

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