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conclusion de ses lettres e'tait qu'à son prochain retour il remettrait les choses en ordre.
A elle seule, l'e'clatante victoire du 2 décembre 1805 suffit, non pas certes à réformer la Banque, mais à restaurer son crédit. A partir du milieu de décembre, beaucoup de négociants en gros acceptèrent au pair les billets qui, entre particuliers^ ne perdaient plus que 2 pour 400 (1). Le bruit courut que la Banque allait recommencer ses paiements à bureau ouvert dès le début de l'année 4806, qui devait marquer la reprise officielle du calendrier grégorien (2). C'était en elïet le désir des régents; mais les ministres et les grands dignitaires, ou, comme disait Perregaux, « les chefs représentant le gouvernement », intimidés de leur responsabilité, asservis à la lettre des volontés impériales, furent tous d'avis de laisser les choses en l'état jusqu'au retour du maître, qui avait manifesté l'intention de les régler par luimême (3).
Pendant quelques jours encore, la Banque fit donc distribuer des numéros dans les mairies, sauf à accueillir en fait les personnes qui se présentaient sans numéros, et même à supprimer dans le remboursement l'encombrant appoint de monnaie de cuivre (4). Napoléon étant rentré auxTuileries le 2(» janvier 480(), à dix heures du soir (5), Perregaux l'informa dès le 27 que la régence venait de renoncer à la distribution des numéros par les soins des municipalités et de décider la reprise des paie-
agi en contre-sens do son institiilion. » |A Harbé-Marbois (de BrOnn), l'"' friiiiairo (22 novembre) : Correspomlmue, 1)515].
(1) Bullolin de police du 2i> frimaire (13 dùeembro) : AF. IV, 1495.
(2) Bulletin do police du 30 frimaire (21 décembre) : Ibidem.
(3) Mémoire do Perregaux à Napoléon, 4 février 1806 : AF. IV.
(4) Bulletin de police du 23 janvier 1806 : A F. IV, 149ti <i.
(5) ScuuBRiiANS, Jtiniraire général de Napoléon, p. 189.