‹ Paris sous Napoleon (volume 3)Chapitre 3 sur 23 · II AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

II AVERTISSEMENT

fois de plus mes remerciements à ceux qui en ont la garde et qui en font les honneurs avec tant d'obligeance et de libéralité? J'ai naturellement aussi recouru aux sources imprimées, sans avoir la folle prétention de les avoir toutes consultées, car il y faudrait plus qu'une existence humaine, et le nombre s'en accroît d'année en année suivant une progression véritablement effrayante. Je sollicite donc par avance l'indulgence des érudiis dont les publications m'auraient échappé.

En ce qui concerne les théâtres, le plus aimable et le mieux renseigné des collectionneurs, M. A. Riondel, m'a procuré d'utiles indications. J'ai consulté avec fruit les nombreuses monographies dues à la plume de M. L.-Henry Lecomte, à qui les moindres détails de l'histoire dramatique sont familiers.

Le musée du Louvre me réservait la même déception que le Théâtre-Français, que la Banque de Franco, que l'Assistance publique, que la plupart des grandes institutions parisiennes : à savoir l'absence d'une histoire délinilivc et scientilique, qui aurait servi de base à mon travail; cette histoire commence à peine, paraît-il, à s'ébaucher pour la période de formation, au temps des Valois. En revanche, sur l'amicale recommandation de MM. Etienne Michon et François Thureau-Dangin, conservateurs adjoints, M. Pujalet, qui n'exerçait alors qu'à tilr»- intérimaire les fondions «le directeur des nmsées nationaux, a bien voulu atténuer on ma

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faveur la rigueur des consignes qui, à l'automne de 1911, barraient aux profanes l'accès des locaux administratifs du Louvre. Autorisé à feuilleter aux archives les registres de correspondance pour le début du dix-neuvième siècle, j'en ai pris de nombreux extraits (1). Ces documents, joints à ceux que j'avais relevés aux Archives Nationales dans les séries AF. IV et 0*, m'ont notamment permis de reconstituer le rôle de Denon, non seulement comme directeur du Musée Napoléon, mais comme surintendant des beaux-arts, emploi qu'il exerça en fait sans en recevoir le titre.

Les mêmes documents inédits m'ont servi à compléter l'abondant et instructif recueil de textes consacré naguères au Musée des monuments français, cette création curieuse autant qu'éphémère. Au reste, ici comme dans les précédents volumes, j'ai prodigué les références, de manière à permettre aux lecteurs de contrôler mes affirmations, et au besoin de reprendre les sujets que j'avais dû me contenter d'effleurer. D'autres notes sont consacrées à des discussions de dates ou de textes, à des remarques de détail, dont je n'ai pas cru devoir encombrer un exposé déjà trop touffu.

L'Académie française, qui dès 1907 avait décerné le grand prix Gobert aux trois premiers tomes de

(1) Dans les notes, ces extraits sont signalés par la référence Arch. des mus. nat.

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