‹ Paris sous NapoléonChapitre 13 sur 53 · PERSONNEL ECCLÉSIASTIQUE SUBALTERNE · texte numérisé non relu

PERSONNEL ECCLÉSIASTIQUE SUBALTERNE

Le personnel ecclésiastique subalterne des différentes paroisses fut recruté autant que possible parmi les prêtres qui avaient déjà eu occasion d'exercer le ministère dans le quartier, en y adjoignant çà et là des amis personnels du nouveau curé ou d'anciens religieux. On ne comptait alors dans les paroisses de Paris qu'un premier et un second vicaires, rarement un troisième : les autres prêtres, intitulés simplement du clergé de..., attaché à l'église de..., habitué à..., et un peu plus tard administrateur des sacrements à,.., faisaient en somme le même service que les simples vicaires de la seconde moitié du dix-neuvième siècle, avec un casuel à peu près nul (4). De cet état de choses, modifié seulement par Mgr Affre en 1848, quelques semaines avant sa mort tragique, il résulta sous le Consulat que les cadres très limités des vicaires proprement dits se trouvèrent bientôt au complet : « Les places sont remplies », écrivait Émery un an après la mise en train de la nouvelle organisation, t et s'il est très facile d'être attaché à une église, il est asse? difficile d'y être compté au rang de ceux qui ont part aux émoluments, parce que les rangs sont plems (2). »

Le bruit courut dans certains cercles hostiles que les anciens constitutionnels étaient systématiquement exclus des emplois de vicaires, et que cet ostracisme était

(1) Renseignements communiqués par M. le chanoine Pisani.

(2) A Bausset, 27 avril 1803 : Papiers Emery.

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