CHAPITRE II
I. Hostilité persistante de certains fonctionnaires. — II. Mesures de protection et d'encouragement. — III. Mesures tendant à faire de la religion un instrument politique. — IV. Mesures de réglementation et de discipline. — V. Congrégations religieuses et missions.
Le 10 janvier 4806, le corps municipal^ Frochot en tète, apportait solennellement à Notre-Dame les trophées d'Austerlitz, destinés à la cathédrale par la volonté de l'empereur. Après une harangue de l'un des maires, Brière-Mondétour, le cardinal de Belloy répliqua, et s'adressant à l'ensemble des fonctionnaires groupés derrière le préfet : « Recevez mes actions de grâces, celles du clergé et des fidèles de mon diocèse, pour le zèle que vous mettez à faire fleurir la religion, et à lui rendre son heureuse influence (4). »
A son ordinaire, le bon prélat était optimiste ce jour-là. En réalité, à Paris comme ailleurs, si certains dépositaires de l'autorité souhaitaient sincèrement la restauraration des idées et même des pratiques religieuses,
(1) Journaux.