‹ Paris sous Philippe-le-BelChapitre 120 sur 147 · NOTRE-DAME-DES-CHAMPS · texte numérisé non relu

NOTRE-DAME-DES-CHAMPS

J ai parlé ailleurs de la position qu'avoit occupée cette ancienne église, qui, je crois, n'a jamais été paroissiale. Diverses circonstances semblent prouver que le plateau sur lequel elle se trouvoit étoit anciennement un vaste cimetière, sur lequel on avoit bâti un oratoire sous l'invocation de saint Michel (a). L'abbé Lebeuf conjecture que l'église de Notre-Dame-des- Champs s'étoit élevée sur les ruines de cet oratoire. Le même auteur croit voir dans le testament d'Hermentrude, que j'ai déjà cité, une preuve que \<>tre-Dame-des-Champs existait nu vtr siècle. La testatrice , après avoir fait un legs à l'église de Notre-Dame dans la Cité, en assigne ensuite un tout différent ù la basilique de Dame-Marie, Baselice Damne Marie (b), qu'elle nomme après l'église de Sainte-Geneviève.

En 1084, Notre-Dame-des-Champs étoit au pouvoir des nommés Adam Payen et Guy Lombard, qui la tenaient de leurs ancêtres. Ils en firent don aux religieux de Marmoutier, et l'acte qui renferme cette cession est, à ce qu'il paroi t, le premier où l'église de Notre-Dame-des-Champs soit désignée de manière à ne laisser aucun doute sur son identité.

Au commencement du xvnc siècle, le prieuré de Notre-Dame-des-Champs étoit dans un état de décadence complète. On y plaça des religieuses carmélites qui vinrent d'Espagne, où sainte Thérèse avoit introduit daus cet ordre une réforme sévère. Mais, en donnant aux Carmélites la maison qu'habitoient auparavant les religieux de Marmoutier, on ne leur abandonna pas les revenus du prieuré, dont le titre subsista jusqu'en 1671, époque où, du consentement des religieux, il fut réuni, avec tous ses biens et toutes ses dépendances, au séminaire d'Orléans.

SAINT- SÉ VERIN.

Cette église est nommée Saint>-Séverin-le-Solitaire , dans une

(a) Lebeuf, tome I , p. 229 et suiv. l>) Mabillon , de He diplom., Suppl., p. g3.

laquelle Henri Iw en fait don à l'église cathédrale. En conséquence, l'abbé Lebeuf , Jaillot (a) et quelques autres auteurs ont pensé qu'elle avoit été bâtie à l'endroit même qu'habitoit, au vr> siècle, saint Séverin le solitaire, et que ce bienheureux étoit le véritable patron de l'église de Saint-Séverin. D'autres , au contraire (b), affirment que l'église de Saint-Séverin a été , dès son origine, sous l'invocation de saint Séverin, abbé d'Àgaune (aujourd'hui Saint-Maurice en Valais). Sans m'établir juge entre ces deux opinions diverses, qui du reste ne reposent ni l'une ni l'autre sur aucune preuve positive, je vais exposer brièvemeut les faits.

Sous le règne de Childebert l r, il existait à Paris Un saint solitaire, nommé Séverin, qui s'étoit retiré dans un endroit près de la porte méridionale de Paris. Sa réputation de sainteté détermina saint Cloud à se mettre sous sa discipline et à recevoir de lui l'habit monastique.

Plus tard nous trouvons l'église de Saint-Séverin en possession des reliques du bienheureux solitaire; elle ne s'en dessaisit qu'à l'approche des Normands, et, pour mettre ce précieux dépôt à l'abri de la profanation, on le transporta à l'église cathédrale où il est toujours resté depuis (c).

Enfin la charte d'Henri Ier nomme l'église dont il est question Saint- Séverin-le-Soli taire. Voilà des argument puissans en faveur de l'opinion adoptée par Jaillot et l'abbé Lebeuf. Examinons les preuves sur lesquelles on peut baser le sentiment opposé.

En 5o4, saint Séverin, abbé d'Agaune, vint à Paris à la prière de Clovis, pour obtenir de Dieu la guérison d'une maladie dont ce prince étoit afflige depuis deux ans , et qui avoit résisté à tous les secours humains. Séverin obtint le rétablissement du monarque, et Clovis, ayant recouvré la santé, retint le saint abbé pendant quelques mois, soit par reconnoissance , soit par tout autre motif. S'il faut en croire la tradition , Clovis habitoit le palais des Thermes, dont les dépendances s'étendoient jusqu'à la Seiue et embrassoient l'emplacement de l'église actuelle de Saint-Séverin. Cette circonstance rend fort douteux le séjour en cet endroit de Séverin le solitaire;

(a) Lebeuf, tomel, page 157. — Jaillot, Saint-Julien, opinion que Jaillot considère

t. V, quartier Saint-André-des-Arcs , p. 127. comme purement conjecturale. Ces deux auteurs diffèrent en cela , que l'abbé (*) Hist. eccl. Paris. , t. I , p. 7a ; Histoire

Lebeuf regarde l'oratoire bâti sur l'habita- de Paris, tomel, p. 24 ; uan* J«iU°t> ' c tion de saint Séverin comme ayant été pri- (c) Lebeuf, tome I, p. i5tf. — Jaillot,

mitivement le baptistère de la basilique de l. c. , p. i3i.

elle peut, au contraire, autorisera croire que l'abbé d'Agaune y a demeuré pendant tout le temps qu'il a plu à Clovis de le garder auprès de lui.

Si le bienheureux solitaire eût été le patron de l'église de Saint-Séverin , comment se feroit-il qu'après l'expulsion des Normands, cette église n'eût pas réclamé les reliques du saint, et quelle eût abandonné ce trésor à la cathédrale ?

Jaillot (a) est forcé de convenir que l'abbé d' Agaune étoit bien plus connu, pour ses miracles, que Séverin le solitaire. Il ne peut nier non plus que le culte du saint abbé n'ait toujours prévalu dans l'église de Saint-Séverin, et si l'on y célèbre actuellement la fête du solitaire, c'est une innovation qui ne remonte pas au-delà du xviii* siècle (b).

Le lecteur décidera si ces raisonnemens sont de nature à contrebalancer les preuves qu'on allègue en faveur de l'opinion contraire.

J'ai déjà dit (c), en parlant de Saint-Étienne-dcs-Grés , que, lors de l'invasion des Normands, l'église de Saint-Séverin avoit été ravagée par ces barbares. Il en restoit cependant encore quelques débris vers la fin du xi* siècle, époque où elle fut entièrement rebâtie et érigée en paroisse (d). On y fit des agrandissemens considérables dans les xv' et xvi" siècles. Quelquesfragmens du mur occidental de l'édifice, le portail qui s'ouvre dans la rue Saint-Séverin et les six gros piliers de la nef qui sont «à l'entrée de l'église paraissent appartenir à la première moitié du xme siècle. La circonscription de celte paroisse s'étendoit de l'est à l'ouest, depuis la rue de la Harpe jusqu'à la rue des Cannes et à la place Maubert ; du nord au midi , depuis la Seine jusqu'à la Sorbonne. Elle faisoit en outre, comme je l'ai dit, un écart considérable au midi, et embrassoit, de ce côté, le couvent des Chartreux avec ses dépendances et une partie du territoire de l'Oursine.

Les Chartreux. — Les commencemens de cet ordre célèbre sont trop connus pour qu'il soit besoin d'entrer là-dessus dans de longs détails. Pour l'établissement des Chartreux à Paris et l'espace qu'occupoient leur maison et ses dépendances en 1292, je renvoie à ce que j'en ai dit dans mes notes topographiques sur la paroisse de Saint-Séverin (e). I-es acquisitions suc- , — — — — —

(a) Ibid., p. 128 , 129. ceaie, mais il ne cite à l'appui de celte asser-

(b) Jaillot le dit formellement. L'abbé Le- tion aucune autorité, beuf , il est vrai , avance le contraire : suivant (c) Page 426.

lui, le bienheureux solitaire auroit été reconnu (tf) Lebeuf , tome I , p. 1 58. pour patron de Saint-Séverin des le BU* siècle, (e) Voyez p. 3i 1 , 3i2. et le culte de l'abbé d' Agaune scroit de date ré-

45o RÉSUMÉ HISTORIQUE

cessives faites par les Chartreux, les avoieut rendus propriétaires d'une grande partie des clos de Vignerey et de Saint-Sulpice (aujourd'hui le jardin du Luxembourg et le petit Luxembourg). Marie de Médicis ayant fait planter le parc de son palais sur leur terrain , les dédommagea par la concession des terres qui étoient situées vis-à-vis de leur monastère , de l'autre côté du chemin d'Issy, qu'ils furent autorisés à enfermer dans leur enclos (a). C'est alors qu'on fit le prolongement de la rue d'Enfer, et le territoire des Chartreux comprit, en définitive, tout le vaste triangle renfermé entre le jardin du Luxembourg , l'Observatoire , la rue d'Enfer et la rue de l'Ouest.

Le Pktit-Ciiatelet. — Notre manuscrit ne mentionne pas le Petil- ChAtelet qui étoit situé dans la paroisse de Saint-Séverin , à l'entrée méridionale du Petit-Pont. Cet édifice devoit cependant être aussi ancien que le Grand-Chàtelet. En effet , lorque Paris, presque entièrement renfermé dans l'enceinte de la Cité, n'avoit encore que deux portes, une au nord et l'autre au midi , il auroit été à peu près inutile de fortifier Ta porte septentrionale, si l'entrée de la ville au sud avoit dû rester libre. Il est donc probable que le Petit-Çhâtelct remontait aussi jusqu'à l'origine de la ville elle-même, et qu'il défendoit de temps immémorial l'entrée du Petit-Pont, comme le Grand-Chàtelet protégeoit les abords du Grand-Pont, nommé depuis le pont au Change. Toujours est-il certain que le Petil-Châtelet existoit en i 293, et qu'il fut renversé en 1296 par l'inondation qui entraîna les deux ponts de pierre de Paris (b). Ce fait est attesté par un vieux registre de Saint- Germaindes-Prés que j'ai cité en parlant du pont des Planches-de-Mibray (c).

Charles V reconstruisit le Petit-ChîUelet, qui , en 1402, fut destiné par une ordonnance spéciale de Charles VI au logement du prévôt de Paris et de ses successeurs (d).

Cet édifice a été démoli , du moins en partie, en 1782 (c).

Saint-Julien-le-Pauvre. — Les historiens ne sont pas plus d'accord sur le véritable patron de Saint-Julien-le-Pauvre que sur celui de l'église de Saint- Séverin. L'abbé l.ebeuf (/) conjecture que saint Germain , évéque d'Auxerre,

(a) Jaillot, tome V, quartier du Luxem- (c) Voyez pape 388. l.ourg , p. 46. (,/) Lebeuf , tome I, p. 187 .

(A) D. Fclibien , Hist. de Paris, tome I, (e) Dulaure, tome II, p. 5a , et t. VU1 ,

p. Jaillot , tome IV, cpiartier Saint- p. /f?2 et Benotl . p. 196. (/)ToB»I,p. i5t.

qui portoit, dit-il, une dévotion particulière à HWt Julien, martyr de Brioude, a pu, dans un de ses fréquens voyages à Paris, donner quelques reliques de ce bienheureux au clergé parisien , ce qui aurai t donné lieu de bâtir une église en son honneur. Du Breul (a) reconnoit saint Julien de Brioude pour titulaire de l'église dont il s'agit, mais il dit qu'elle a été aussi dédiée premièrement en l'honneur de saint Julien, évéque du Mans. Jaillot (b) adopte l'opinion de l'abbé Ghastelain , suivant lequel l'église de Saint-Julien-le-Pauvre auroit eu dans le principe pour titulaire saint Julien l'Hospitalier. Après avoir rappelé qu'anciennement il y avoit dans les faubourgs et près des portes des villes, des hospices pour les pauvres et poulies pèlerins, cet auteur rapporte un titre de 1606 qui semble prouver que, même à cette époque , le prieuré de Saint-Julien était encore une maison hospitalière.

Ce qu'il y a de certain, c'est que Grégoire de Tours y a logé, dans un voyage qu'il fit. à Paris vers l'an 58o; et le passage où le père de notre histoire rapporte lui-même ce fait, prouve au moins qu'à cette époque il existait une église de Saint-Julien , desservie par un prêtre et des clercs qui exerçoient l'hospitalité (c).

Cette église fut une de celles qu'Henri 1er donna à Notre-Dame de Paris. Depuis cette donation elle tomba en commande, et, vers le commencement du xiv siècle, elle fut cédée, par les laïques qui en étaient en possession, au monastère de Notre-Dame de Longpont, et devint un prieuré dépendant de ce monastère.

Vers le milieu du xvne siècle , uu accord , passé entre les religieux de IiOiigpout et les administrateurs de l'Hôtel-Dieu, unit à ce dernier établissement le prieuré de Saint-Julien-le-Pauvre. La chapelle existe encore en entier dans la maison n° i3 de la rue Sainte-Julien, et l'Hôtel-Dieu en est toujours propriétaire.

Les Mathurins. — Les religieux de la Sainte-Trinité, institués vers la (in du xii' siècle, pour la rédemption des chrétiens captifs chez les infidèles, durent leur premier établissement en France à Gautier de Çhâtillon. Ce seigneur leur facilita les moyens de bâtir à Cerfroid, entre Gandelu et la Ferté-Milon, un couvent qui les fit d'abord appeler les frères de Cerfroid. Vers le commencement du xiii* siècle, ils vinrent occuper, à Paris, un hô-

(a) Page ag3. (c) Grégoire de Tours, IX , 6.

(4) T. IV, quartier Saint-Benoit, p. |85, «86.

/p 3 RÉSUMÉ HISTORIQUE

pital ou aumônerie, nommée de Saint-Benoit, dont la chapelle étoit sous le titre de Saint-Mathurin et en possédoit quelques reliques. C'est de là que leur vient le nom sous lequel ils sont le plus universellement connus.

Il existe encore, comme je l'ai dit ailleurs, des fragmens considérables des murs de l'ancien couvent, dans le massif de maisons compris entre l'hôtel de Cluny, la rue Saint-Jacques, la rue des Mathurins et la rue du Foin. Parmi les travaux les plus récens qui avoient été faits dans le cours du siècle dernier, pour l'embellissement ou la commodité de cette vaste maison, Jaillot (a) cite un portail et une cour fermée par une grille que l'on voit encore au-devant de la maison n" 8 de la rue des Mathurins.

Le palais des Thermes. — En avançant qu'il devoit exister un palais dans la Cité, à l'époque de la domination romaine, je n'ai pas prétendu nier l'existence, à la même époque, d'un autre édifice célèbre à qui une tradition universelle attribue, trop exclusivement peut-être , le privilège d'avoir servi d'habitation aux empereurs et à leurs préfets. Ce qui reste encore aujourd'hui du palais des Thermes est évidemment de construction romaine. On attribue généralement la fondation de ce palais à Julien ou à Constance Chlore; mais M. Albert Lenoir, dans un intéressant ouvrage qu'il prépare sur les monumens de l'ancien Paris, a cru devoir en faire remonter la construction à une époque plus éloignée. L'ensemble des salles de bains qui existent encore présente des traces d'un art florissant , et ne porte pas ce caractère de décadence qu'on remarque déjà , même dans les monumens de l'ancienne Rome , au temps de Constance Chlore, de Julien et de ses successeurs. La prochaine publication du beau travail de M. Albert Lenoir, que doivent accompagner, entre autres dessins curieux , un plan exact et des coupes détaillées de l'aquéduc et des ruines de l'ancien palais des Thermes , me dispense d'entrer dans de plus longs détails. On pourra consulter encore, sur cet objet, une intéressante Notice sur l'hôtel de Cluny et le palais des Thermes (b) , due aux lumières de M. du Sommerard, qui habite ce bel édifice, et dont l'obligeance ouvre un libre accès aux savans et aux curieux qui désirent le visiter.

Je me contenterai de faire observer que, dans le principe, une enceinte de murs protégeoitee palais dont les dépendances s'étendoient au nord, jusqu'à la Seine, et à l'ouest jusqu'à l'église de Saint-Germain-des-Prés. Les rois de la

(a) Tome V , quartier Sainl-André-<le>- (/,) Paris , Du.ollet et F. Didot, i834, n.-8°. Arc», p. io5.

ET STATISTIQUE. 455 première et de la seconde race l'ont habité, tandis que le palais de la Cité scrvoitde demeure aux comtes de Paris. Hugues Capet fut le premier de nos rois qui fixa sa résidence dans l'île , afin de ne pas abandonner la demeure de ses pères.

Collège du Trésorier. — A l'extrémité méridionale delà rue desMaoons- Sorbonne, entre cette rue et la rue de la Harpe, se trouvoit anciennement un collège qui, fondé en 1268 par Guillaume de Saona, trésorier de l'église de Rouen, avoitpris, à cause de cette origine, le nom de Collège du Trésorier. Il étoit destiné à vingt-quatre écoliers pris dans le diocèse de Rouen, qui dévoient se livrer à l'étude des arts et de la théologie. En 1637, l'emplacement qu'occupoit ce collège fut un peu rétréci pour le tracé de la rue Neuve- Richelieu, que l'on ouvrit afin de démasquer la Sorbonne du côté de la rue de la Harpe. Il n'existoit déjà plus en 1792.

J'ai tâché de réunir dans le cadre le plus étroit possible , les renseiguemens historiques les plus intéressans sur les églises paroissiales dont chacune étoit, au xni* siècle, le centre d'une division administrative. Les monumens de quelque importance, qui existaient à cette époque sur le territoire de chaque paroisse, ont trouvé leur place dans cette Notice. J'en ai omis, à dessein , plusieurs autres pour lesquels les nombreux ouvrages publiés jusqu'à ce jour sur Paris, et les documens manuscrits que j'aurois trouvés soit dans les bibliothèques publiques , soit dans le riche dépôt des Archives du Royaume , m'auroient pu fournir des détails qui n'auroient peut-être pas été sans intérêt. Mais en traçant le plan d'une statistique de Paris, pour une époque où cette grande ville étoit encore bien peu connue, j'ai dû choisir et classer d'avance mes matériaux. Les monumens publics, les églises, les palais, les ponts, les halles, en un mot, tout ce qui pou voit servir de jalons pour diriger ma marche dans la vaste enceinte que je me proposais d'explorer et de faire connoitre, dévoient fixer mon attention et devenir l'objet d'un travail particulier. Tous les lieux qui ne présentoient aucun caractère monumental , tous les points auquels ne se rattachoit pas un vif intérêt historique, j'ai dû les négliger. De ce genre sont la plus grande partie des hôtels des seigneurs , des évêques, des abbés, enfin les bains publics sur lesquels feu M. Girard, de l'Académie des Sciences, a publié, dans les Mémoires de cette Académie (a), une intéressante Notice que je pourrai, j'espère, rendre un peu plus complète. Pour ces sortes d'établissemens , une simple mention

(a) Tome XII , p. jfl ' > in-4°-

devoit suffire dans un ouvrage de statistique générale ; je leur ai consacre une partie du Vocabulaire des rues, des places, et des monumens de Paris qui termine le volume.

Pour compléter ce résumé historique, il me reste encore à parler de ce que j'appellerai la banlieue de l'ancien Paris ; elle se composoit des villes de Saint-Germain-des-Prés et de Saint-Marcel.

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