LÀ PAROISSE SAINT-LEU ET SAINT-GILLES
Note i , Page 5i.
L'église de Saint-Leu et Saint-Gilles existe encore rue Saint-Denis, n. 184.
Note 2, Page 53.
Outre la porte Saint-Denys jusque* à la Croiz, et de la Croiz, à main senestre, jusques au bout du Bourc-VAbè.
Ce titre renferme le côté oriental delà rue Saint-Denys, depuis l'impasse des Peintres jusqu'à la rue Grenétat, et le côté méridional de cette dernière rue, depuis la rue Saint- Denys jusqu'à la rue Bourg-l'Abbé. La croix dont il est ici question devoit se trouver dans la rue Saint-Den ys à l'endroit où débouche la rue Grenétat. Cependant elle n'est pas marquée dans les anciens plans. Cette croix est celle que Jaillot (a) appelle la croix de la Reine, qui étoit devant l'entrée de l'hôpital de la Trinité.
Note 3, Page 53.
La rue où V en cuit les Oés.
Guillot de Paris n'appelle déjà plus cette rue que la rue as Ouës (b). On dit aujourd'hui rue aux Ours; mais c'est une dénomination impropre. La rue avoit pris son nom des rôtisseries qu'elle renfermoit autrefois et qui existoient encore du temps de Sauvai (c). Je ne sais si le mot oê, oùe (oie) étoit employé pour désigner toute espèce de volaille, ou si réellement la chair de ce palmipède étoit le mets favori de nos pères; mais il est sûr que les traiteurs ou rôtisseurs étoient anciennement appelés oyers y aucarii, comme si l'oie eût été le seul mets qu'ils pussent offrir à l'appétit ou à la sensualité de leurs pratiques (d).
(a) Tome II , quartier Saint-Dents , p. i3. Corrosct, porte encore le nom de rue aus Outs, (A) Lcbeuf , tome I , p. 58g. fol. 195, verso.
(c) Lirre II , p. 154. — Notre rue, dans {d) Voyei le Glossaire de Dueange , au mot
Aucaritu.
NOTES. 2a3
Note 4» I*AGB 54- Quiquempoist.
On reconnoit dans cet ancien nom celui de notre rue Quincampoix.
Note 5, Page 54-
En la Sale au Conte de Danmartin.
La rue désignée sous cette rubrique se nomme plus brièvement aujourd'hui rue Salle-au- Comte.
Note 6, Page 56.
Hue- Leu.
Aujourd'hui rue du grand Hurleur.
Voici encore un mot dont le nom moderne ayant à peu près la même consonnance que l'ancien nom, a une signification tout-à-fait différente. L'abbé Lebeuf (a) dérive l'appellation de Hue-Leu du nom d'un chevalier qui avoit du bien à Paris et dans les environs au jsii" siècle. Il s'appeloit Hugo Lupus, ce qui se traduit en effet en vieux langage par Hue Leu . Dans le plan de Paris de 1676, la première moitié du nom a disparu et les deux rues du Hurleur sont appelées rue du grant Leu et du petit Leu.
La paroisse Saint-Leu et Saint-Gilles ne renferme que la moitié de la rue du grand Hurleur , du côté de la rue Bourg-l'Abbé.
C'est certainement la rue du petit Hurleur qui est désignée dans cette rubrique du rôle de i3i3 : la rue Palée devers la posterne (b). Cette rue Palée, d'après l'ordre qu'elle occupe dans le manuscrit publié par M. Buchon , devoit être voisine de la porte Saint-Denys et aboutir dans les rues Saint-Denys et Bourg-l'Abbé, entre la rue aux Ours et la rue Grenétat. La rue du petit Hurleur remplit parfaitement toutes ces conditions. L'abbé Lebeuf parl< de la rue Palée dans la description de la paroisse Saint-Sauveur (c), mais il n'essaie même pas d'en fixer la position. Son nom, d'après cet auteur, lui seroit venu de Jean Palée, l'un des fondateurs de l'hôpital de la Trinité, hôpital situé, comme je l'ai dit, dans la rue Grenétat, sur remplacement
(a) Tome I , p. 298. (c) Tome I , p. 1 16.
(b) Page 58.
où est aujourd'hui un passage public aboutissant dans la rue Saint-Denys , et qui a conservé le nom de passage de la Trinité. Jaillot (a), en adoptant cette opinion sur l'étymologie du nom de rue Palée, applique aussi cette ancienne dénomination à la rue du petit Hurleur.