‹ Paris voleurChapitre 35 sur 58 · BOURDALOUE · texte numérisé non relu

BOURDALOUE

« Je reconnais ce militaire. »

C'est le timbre de cet air-là

Mais on r'connaîtrait sa grand'mère, Qu' l'air n'en s'rait pas moins bon pour cal... On r'connaît tout 1' mond' sur c't air-là !

ENSEMBLE

Il a reconnu cette belle, etc.

Ah! je reconnais cette belle, etc.

Si ma mémoire est bien fidèle, etc.

tORA. Eh quoi! Rosine, monsieur est ce jeune homme dont tu me parlais si souvent?

ALBERT. Il se pourrait !... mademoiselle daignait se rappeler. . .

ROSINE , avec reproche. Que dis-tu !

CORA. Mais il n'y a pas de mal à ça.. . les impressions de voyage, malgré soi, ça se conserve , ça se garde.

BOURDALOUE. Certainement... quand les impressions... impressionnent... ça fait... impression... (Ajmrt, en regardant Cora. ] Mazette! les beaux yeux!... et quel drôle de petit nez!... Je le préfère au mien !

ROSINE , à Albert, gui luiparle bas. Non , monsieur, non... ce que vous demandez est impossible... je ne puis vous recevoir...

ALBERT. Eh quoi! nous séparer encore, ne plus nous revoir peut-être!...

ROSINE. Mais songez que nous nous connaissons à peine. ..

BOURDALOUE. Vous feicz connaissancc, . .

nous ferons tous connaissance,

CORA. Hein?... plaît-il?...

BOURDALOUE , à part. Quel drôle de petit nez!... quel drôle de petit nez!... [A Rosine.) Mademoiselle, vous pouvez avoir confiance en mon ami .. c'est chaste comme Joseph... c'est capable desacrifier plusieurs mante^x, jslutôt que de... faillir!... fi dofl^»!..: Oh ! du temps de Putiphar, quelle bonne pratique ce gaillard-là aurait fait pour les tailleurs !

ROSINE. Faut-il #ous redire, monsieur, que j'ai un oncle et une tante qui sont très-sévères... ^^

CORA^ part. Ah ! bah!

ROSINE. Et à moins que vous ne vous présentiez h eux dans des vues honnêtes...

œl^, à part. Tiens, tiens, tiens!... la petite.. .

ALBERT. Ah!... mademoiselle... pouvezvous douter...

CORA , remontant. A propos , mais ce garçon n'arrivera doncpas I... Garçon !...

MAGASIN THÉÂTRAL

LE GARÇON, paraissant. Voilà!

COBA. Une limonade gazeuse.. .

Le Garçon sort '-

BOURDALOUE. Une limonade gazeuse!...

par exemple ! j'espère que ces demoiselles ne refuseront pas de préluder au repasdes flançailles, par un petit dîner sous l'ombrage...

CORA. Y pensez-vous , monsieur?

ALBERT. Cela nous ferait tant de plaisir!...

ROSINE. C'est impossible.

BOURDALOUE. Vous ne savez pas ce que vous refusez... le dîner le plus fin , le plus délicat, les mets les plus succulents. ..

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