SCÈNE m
AUBRY, BOURDALOUE, puis ALBERT ET MOHICAN.
BOURDALOUE, rentrant. J'ai oublié mon chapeau... [Apercevant Âuhry.) Hein?...
[Il observe Aubry. Celui-ci relève sa blouse, prend un trousseau de clefs, en choisit une et l'introduit dans la serrure du secrétaire.) Quel est ce vilain oiseau... armé d'un rossignol? [Voyant Aiibry ouvrir le secrétaire, il appelle à voix basse. ) Albert ! .. . Albert !. ..
ALBERT, 2^araissant. Quoi donc?...
BOURDALOUE. Regarde!... un voleur!,..
AL?,EViT, s' élançant. Un voleur!... Misérable !.. . [Il va pour arrêter Aubry, celui-ci se retourne, Albert le reconnaît.) Lui!... encore lui**!...
* Albert, Bourdaloue, Moliican.
*• Aubry, Albert, Bourdaloue.
BOURDALOUE. Au volcur! au voleur!
ALBERT. Tais-toi !
MOHICAN, arrivant, le sabre à la main. Où c'qu'il est, le voleur?... où c'qu'il est*?
BOURDALOUE. Le voilà ! nous le tenons!... va chercher le commissaire !
MOHICAN. Un commissaire de police ?
BOURDALOUE. Bien sûr que ce n'est pas un commissaire priseur.
MOHICAN, à Aubry. Faut-il, monsieur?
BOURDALOUE. Comment! il demande au voleur s'il doit aller chercher le commissaire! C'est un complice!... je l'arrête**!...
AUBRY, avec douceur. Du tout... c'est à monsieur Albert que cet homme s'adressait. [A Mohican.) Allez, mon ami, allez où l'on vous envoie.
MOHICAN. Chasseur diligent, j'y cours.
11 sort.
BOURDALOUE. C'est le voleur qui envoie chercher le commissaire , à présent!... mais c'est invraisemblable !
Aubry a approché trois fauteuils.
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