‹ Paris voleurChapitre 56 sur 58 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

AUBRY, BOURDALOUE, puis ALBERT ET MOHICAN.

BOURDALOUE, rentrant. J'ai oublié mon chapeau... [Apercevant Âuhry.) Hein?...

[Il observe Aubry. Celui-ci relève sa blouse, prend un trousseau de clefs, en choisit une et l'introduit dans la serrure du secrétaire.) Quel est ce vilain oiseau... armé d'un rossignol? [Voyant Aiibry ouvrir le secrétaire, il appelle à voix basse. ) Albert ! .. . Albert !. ..

ALBERT, 2^araissant. Quoi donc?...

BOURDALOUE. Regarde!... un voleur!,..

AL?,EViT, s' élançant. Un voleur!... Misérable !.. . [Il va pour arrêter Aubry, celui-ci se retourne, Albert le reconnaît.) Lui!... encore lui**!...

* Albert, Bourdaloue, Moliican.

*• Aubry, Albert, Bourdaloue.

BOURDALOUE. Au volcur! au voleur!

ALBERT. Tais-toi !

MOHICAN, arrivant, le sabre à la main. Où c'qu'il est, le voleur?... où c'qu'il est*?

BOURDALOUE. Le voilà ! nous le tenons!... va chercher le commissaire !

MOHICAN. Un commissaire de police ?

BOURDALOUE. Bien sûr que ce n'est pas un commissaire priseur.

MOHICAN, à Aubry. Faut-il, monsieur?

BOURDALOUE. Comment! il demande au voleur s'il doit aller chercher le commissaire! C'est un complice!... je l'arrête**!...

AUBRY, avec douceur. Du tout... c'est à monsieur Albert que cet homme s'adressait. [A Mohican.) Allez, mon ami, allez où l'on vous envoie.

MOHICAN. Chasseur diligent, j'y cours.

11 sort.

BOURDALOUE. C'est le voleur qui envoie chercher le commissaire , à présent!... mais c'est invraisemblable !

Aubry a approché trois fauteuils.

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