Dinouart, op. cit., p
Neu sit inops niynium, vel ahundans Ungua salivx ; Neve agitet tremefacta freqiiens prxcordia tussis. Vero fatebor enhn, nihil est ohsc^enius illo, Quem sccpe undantem strophio detergere nasuni Sollicitât mucus, prxsertini si impete magno Perque vices j^utris cerebri ducatur ah alto €um sonitu. Sednec facilis se Ungua vohitat In sicco, née deciduis si mer sa salivis Innalat. Hinc sjnimis ora exundantia canent, Hinc Ungiuc labor, et labii turgentis hiatus : Et miriini, intentas ni fxda aspergine vultus Perpluat assidiius bucca stillante screator. Hic dignus risu, qui morbum fingere curât, Affectans sputum, et placitam distinguere certis Tussim intervallis : veluti si in margine lihri Tussiat hic, spuat hîc, qais scripserit ordine membra, ■Quse tria sermoni solito discrimine fecit. Sic nunquam ingreditur, quin tussiat et screet arte. Quid vero nimiuni docilis quod turba sequatur Sputa laborata et rneditatam ab rhetore tussim, Ceu distingtienda diludia commoda scenœ.
Audio, dum signum ex alto dédit ille ; repente Vir spuit et tussit ; tussit cum virgine mater, Ancillx et pueri et spectantum cxtera turba. Séria quis possit ferre inter talia nugas 9 Toile rnihi stolidum, jam culta Luletia, morem ^ ,
285. Les poses et les attitudes. — On parle ou debout ou assis. Dans l'une et l'autre pose la meilleure attitude est évidemment celle qui, réduisant au minimum la fatigue de l'orateur tout en offrant le plus de grâce au spectateur, laisse
1. Actio oraloris, seu de gestu et voce, libri duo, auctore Joanne Lucas, societatis Jesu sacerdote. Lib. II, in fine.
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toute liberté aux mouvements expressifs des pensées et de& sentiments.
Mais le moyen de réaliser ces conditions idéales dans nos chaires d'église? Exécutez à l'aise ce chef-d'œuvre de vie et de liberté qu'on appelle un discours, dans le coffre sculpté où vous voilà pris, sans la place suffisante pour faire un pas ; sans un appui, qui, debout, réellement vous soutienne ; sans un siège qui rende possible un instant de vrai repos. Allez donc donner aux foules le spectacle de grâce et de majesté qu'elles attendent d'un ministre de l'Évangile,. du haut de cette nacelle lourdement soutenue dans les airs, ou de ce parallélipipède laborieusement suspendu aux murs, quand il suffit de s'y poser pour éveiller l'idée, ici, d'unaéronaute en souffrance, et là,d'un malheureux installé dans un bénitier. Procédé étrange, en vérité, pour faciliter le jeu de la voix, que de reléguer le parleur loin de ceux qui l'écoutent, en l'air ou dans les coins ; singulière façon de favoriser l'éloquence du corps, que d'en dérober une moitié aux regards, et d'enlever à l'autre la liberté de ses mouvements ?