La position debout i.— L'esthétique et l'hygiène sont
(4) Le lecteur trouvera réunies, dans la figure 9, quelques-unes des plus admirables créations de la statuaire grecque et romaine, reproduites d'après les dessins de Clarac, dans le Musée de sculpture.
i. Statue municipale. Rome, Musée Pio-Clementin ; — 2. Auguste. Paris, Musée du Louvre ; — 3. Prisonnier. Rome, Musée du Latran ; — 4. Statue municipale. Rome, Collection Mattei ; — 5. Sophocle! Rome, Musée duLatran ; — 6. Inconnu. Berlin, Musée royal;
— 7. Melpomène. Mantoue, Musée de l'Académie ; — 8. Jupiter. Florence, Galerie royale ; — 9. Philosophe. Rome, Musée Capitolin ; — 10. Statue municipale. Collection Giustiniani; — 11. Ralbus. Naples, Musée Boui'bon ; — 12. Démosthène. Rome, Musée du Vatican ; — 13. Statue municipale. Rome, Monti-Gabini ;— 14. Statue municipale. Naples, Musée Bourbon ; — 15. Puppien. Rome, Collection Torloma;
— 16. Septime Sévère. Angleterre, Collection Coke ; — 17. Inconnue. Collection Chablais ; — 18. Romain en toge. AngleteiTe, Collection Carliste ; — 19. L. Antonius. Angleterre, Collection Coke ; — 20. La Pudicité. Florence, Gori.
fig. 9. La position debout.
d'accord pour donner au parleur debout le conseil de centraliser le poids du corps sur une seule jambe. Plus de grâce et moins de fatigue, tel est, en effet, le double avantage de cette situation : on ne peut la prendre sans imprimer à tout le corps un léger fléchissement qui donne à ses contours je ne sais quoi de plus souple et de plus harmonieux ; on ne peut la tenir sans communiquer à la jambe momentanément admise au repos une poussée qui, en la portant en avant, augmente de toute la distance qu'elle lui fait franchir l'espace sur lequel le corps peut trouver son centre de gravité ; et c'est plus qu'il n'en faut pour assurer aux organes de la voix, comme à ceux du geste, toute latitude pour l'exécution normale de leurs mouvements.
Une précaution essentielle pour tirer de cette posture les avantages qu'elle promet est de bien poser les pieds, « Sans cette précaution, dit l'abbé Maury, un orateur ne peut plus avoir ni assurance, ni aplomb, ni noblesse, ni maintien, ni Cfrâce, ni fermeté dans la manière de se mettre en scène avec son auditoire, devant lequel la posture qu'il prend doit être naturelle et libre, mais sans abandon et sans familiarité, composée et grave, et néanmoins sans apprêt comme sans gêne ^ ». Or de toutes les manières de poser les pieds, la plus incommode est de les rapprocher jusqu'au contact : plus de solidité apparente et une raideur toute militaire ; la moins admissible est de les écarter démesurément dans n'importe quelle direction : « Ecarter beaucoup les jambes quand on se tient debout, dit Quintillien, est une posture très indécente, et qui même, pour peu qu'on s'agite, a je ne sais quoi d'obscène. » La meilleure, au dire des maitres, est de poser le pied de la jambe admise au repos poussé en avant de quelques centimètres et la pointe tournée un peu en dehors, de manière à ce que son talon soit à une petite