‹ Parlons ainsi de la voix et du gesteChapitre 116 sur 122 · Cicéron, De l'orateur, livre III · texte numérisé non relu

Cicéron, De l'orateur, livre III

3. Fénelon. Dialogues sur Véloquetice second dialogue, Œi/rres, XXL, p. 53-56.

CH. XVI. — l'alphabet du geste 521

nature de gesticuler beaucoup en disant des choses simples. Là où la passion n'a aucune part, le mouvement des bras n'a rien à peindre. Il est même des cas où l'on s'exprime avec plus d'énergie par une cessation de tout mouvement. Un grand sentiment rend immobile. Certaines passions s'expriment assez par le jeu de la physionomie, les traits du visage, un regard, un mouvement de tête ; le geste ne ferait que les affaiblir. Un personnage élevé n'a que peu ou point de gestes : « La dignité n'a pas de bras », a-t-on dit. De même tous ceux dont les yeux et les traits sont susceptibles d'une expression vive et forte n'ont besoin que de peu de gestes. En un mot, il faut tenir comme un principe qu'il vaut mieux avoir trop peu de gestes que d'en avoir trop, et n'en pas faire que d'en faire de mauvais i ».

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