‹ Parlons ainsi de la voix et du gesteChapitre 9 sur 122 · L. c.,p. COS · texte numérisé non relu

L. c.,p. COS

Sont à la fois plus nombreuses, plus douces et plus naturelles. Ce sont les voyelles pwres.

La prodigieuse variété des voyelles pures tient à l'extrême mobilité des parois de la cavité buccale. A chaque forme de cette dernière répond nécessairement une résonnance particulière. Il suffirait donc, pour donner une classification rigoureuse des voyelles pures, d'indiquer les formes typiques que prend dans la parole le résonnateur buccal.

Or une indication de ce genre n'est pas impossible.

On peut remarquer tout d'abord, avec l'abbé Rousselot, que ces formes sont surtout déterminées par le jeu des lèvres et de la langue '^. De là une première division des voyelles pures en labiales el linguales, suivant que la modification du résonnateur qui les engendre est due principalement au jeu des lèvres ou au jeu de la langue.

«Que si l'on considère surtout, continue le même écrivain, l'action de la langue formant, de la bouche, un double résonnateur, en se redressant par la pointe, ou un seul, soit en restant étendue dans sa position normale, soit en se reculant vers le voile du palais, on peut aussi diviser les voyelles en antérieures, neutres e.i ftostérieures ».

On peut remarquer encore avec Kersten - que la cavité buccale subit, quand on parle, trois modifications typiques : allongement et élargissement ; raccourcissement et rétrécissement ; allongement et rétrécissement, — donnant naissance à trois espèces de voyelles : graves, aiguës et douces ou moyennes.

20. Voyelles graphiques. — Les résonnances constitutives des voyelles sont représentées dans le langage écrit par un certain nombre de signes conventionnels ; les réson-

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