‹ Parlons ainsi de la voix et du gesteChapitre 91 sur 122 · Browne, p · texte numérisé non relu

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CH. XII. — l'art de respirer 411

tionnels où, par exemple, on ne pourrait aspirer sans couper un mot en deux i.

L'inspiration enfin doit rester silencieuse quelle qu'en soit la rapidité. R.ien de plus disgracieux que les coups d'aspiration rauques et bruyants, familiers à certains chanteurs, et qu'on appelle des hoquets ; celui qui écoute en souffre autant que celui qui parle. D'ailleurs la voix respiratoire n'est pas sans danger, a. Outre qu'elle produit sur l'oreille l'effet musical le plus détestable, elle fatigue extrêmement les cordes vocales, et mène rapidement au chevrotement et à la raucité ~. »

349. Soyons économes. — Le premier conseil à donner à tout homme faisant usage de la voix, dès qu'il s'agit d'expirer, est de ne pas prodiguer son trésor, conseil d'une importance capitale, et d'une opportunité manifeste; car, s'il n'est rien de plus précieux pour le parleur que le souffle, il n'est rien dont il lui soit plus difficile de modérer la dépense par une sage et constante économie.

On dépense sans ordre et sans mesure, si on n'y veille, dans toutes les émissions, dans la parole à voix basse aussi bien que dans la parole à haute voix et dans le chant. La parole à voix basse, à cause de la facilité extrême qu'elle laisse à l'écoulement de l'air, peut même devenir très fatigante, si on ne prend la double précaution d'inspirer fréquemment, profondément, et de s'en tenir à l'expiration passive qu'on a grand soin de modérer en retenant les côtes et le diaphragme. Le plus sage serait de laisser l'air sortir sous l'action exclusive de l'élasticité des poumons, et de compter pour rendre notre parole distincte beaucoup plus sur la netteté de l'articulation que sur la puissance du souffle.

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