‹ Parmi les pierres, pièce en quatre actes;Chapitre 109 sur 146 · SCÈNE Vin · texte numérisé non relu

SCÈNE Vin

Les Mêmes, moins EICHIIOLZ

GŒTTLiNGK, has, à Lfiiire.

Quelb^s sacrées manigances as-tu donc avec celui-là ? {Laure se détourne sans répondre. Gœitlingk, piqué.) \'oyez-vous ça ! (// reprend sa place.) Allons, ne nous faisons pas de bile pour ça. (// prend sa mafidoline, puis saisi de nouveaux soupçons.) Mais (''(»sL vrai, qu'on voudrait bien savoir,

WILLIG

Tiens-toi tranquille, va, Edouard.

Les autres tailleurs de pierres, assis à la même table, l'approuvent.

GŒTTLiT^GK, pinçant SCI mandoline.

Eh bien, qu'est-ce que vous voulez que je vous chante ? C'est que j'en sais des tas de belles choses que les belles femmes, là-bas, m'ont apprises pendant de belles heures... Car los femmes de là-bas, dans le sud ! Ah ! oui, mes enfants, les femmes ! Si on n'y va pas carrément... {Incidemment et de très haut.) Ah ! apportez-moi donc un verre de bière, mademoiselle Laure. {Laure, émiie^ tremblante, vient prendre son verre vide.) Tu me demandais tout à l'heure pourquoi le patron s'est montré si tendre avec moi, aujourd'hui ? Oui, mon fiston, faut réussir auprès des femmes, tout est là. C'est ça qui donne le coup de pouce à la balance... {A Laure., qui lui apporte un verre de bière.) Merci, mademoiselle, merci bien, merci. {Il chante en s' accompagnant.) Vequa una giardiniera^ si chiama Luisella, da sovra aW Arenella... {S' interrompant.) Dites donc, messeigneurs, qu'est-ce que vous diriez si, pour changer un peu, je devenais votre patron ici, sur ce chantier ?

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