‹ Parmi les pierres, pièce en quatre actes;Chapitre 128 sur 146 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

BiEGLER, açec un rire bref.

Je ne dis rien du tout.

Ben, voyons, entre nous, quand tu partiras, quèqu' tu fouteras ?

BIEGLER

On ne peut pas savoir.

STRUVE

Tiens, assieds-toi un peu là. {Il l'attire sur un bloc au premier plan.) Vois-tu, en somme, je ne suis pas trop mal ici... Je suis un homme de confiance. Eh ! oui... Mais trop d'honneur, c'est lourd à porter, ça vous pèse sur le cœur, tu sais... et comme je t'aime bien, dans une certaine mesure, et que t'es encore en somme un peu... gluant, n'est-ce pas, eh bien ? Si on allait un peu ensemble sur le trimard ?

BIEGLER

Comment ? Toi... et moi ?

22G l'ARMI LES PIERRES

STRUVE

Ben oui. Notre opinion snr la vie, à nous deux, elle est faite. On ne nous la prendra pas. Y en a qui roulent sur l'or, nous, nous roulerons dans les fossés verts de la route. Le joiu' nous verrons un p'tit peu de quoi i'retourne. Le soir nous nous rincerons le cornet à not' santé. Ici, faudra tout le temps courber le dos, te laisser reluquer de travers, et plus jamais tu ne seras comme les autres.

RIEGLE R

Oui, tu as raison.

STRUVE

Dehors, personne ne te méprisera... et t'auras à obéir qu'à une personne... c'est à la borne kilométrique... Ça va ?

BiEGLER regarde autour de lui comme pour prendre congés puis açec une résolution farouche.

C'est dit. Quand veux-tu filer ?

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