ACTE QUATRIÈME
STRUVE
Filer ? Tout dr siiit(\.. à riiistajil.
BiEGLER, a^iié.
Fuiit })ourtaiit... (pie je lui parle d'aburd... quo ]('. lui dise...
STRUVE
Ah ! sois tluiic pas si veau 1 Est-ce que tu crois qu'il prendrait des mitaines, lui ? Et puis, j'vais te dire encore une bonne chose : ce Gœttlingk, c'est une sale frip)ouille ; il ne te pardonnera pas son brûlage. Et, demain, tu pourrais bien attraper trois pouces de fer, comme ça, dès le matin, dans ton estomac vide.
BIEGLER, sombre, têtu.
Tout m'est égal.
STRUVE
Non, non, non, viens-t'en tout de suite. Méfie- toi.
BIEGLER
Quand j'aurai mon livret, j'irai avec toi,
STRUVE
Ton livret ? J 'connais une bagnole, ici tout près, où qu'un ancien magistrat te taroquera c'qu'y a de mieux en livret, ce soir même. Et puis... quèqu' tu veux faire d'un livret ? Je sais bien qu'il est écrit: «C'est avec l'honnêteté qu'on va le plus loin. » Mais un coquin un peu malin mène à quatre. Et puis, d'ailleurs, leur vertu? Elle est plus râpée qu'une vieille brosse à étrille... Et le nez t'en coule tout le temps comme à un petit goret... Seulement, bien sûr qu'un petit fonds de roulement... nous en avons besoin.
BIEGLER
Pourquoi ? Et où le prendre ?
STRUVE
Ça, il en faut toujours un. Sans un morceau de feutre on ne peut pas aller à la chasse aux puces. Veux-tu apprendre à faire de l'or ?