‹ Parmi les pierres, pièce en quatre actes;Chapitre 47 sur 146 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

GŒTTLINGK

Puisqu'ils sont assez bêtes pour m'obéir. (Lohmann^ Sprengel et un troisième se sont avancés.) Regarde-moi comme ils s'amènent. Tâche donc de les tenir en laisse aussi bien que moi. {D'un ton de commandement.) Allons, en avant,

LOHMANN.

Attendez un peu, mon cher monsieur.

Nous avons tous dix doigts à perdre.

Il passe un levier sous le bloc.

GŒTTLINGK

Au diable ton levier ! Vous allez m'esquinter les arêtes,

SPRENGEL

Sans levier, n'y a rien à faire.

GŒTTLINGK

Vraiment ? Ah ! Si vous aviez seulement un peu de nerî, tas de... (// s'y met avec eux.) Uno..

due... tre... [Le bloc se déplace.) Eh bien, ça va-t-il, oui ou non ?

LOHMANN

Parbleu, c'est parce que vous commandez si bien en italien. Quand on dit « couche « à un chien, il va se coucher... tout simplement parce qu'il aime bien le français.

GŒTTLINGK

Allons, encore un peu. Uno... due... ire... {Le bloc se déplace encore.) Oui, oui, mes bonshommes : du plomb dans la tête et de la moelle dans les os, voilà ce qu'il nous faut.

LOHMANN

Et ne pas oublier le couteau dans la poche.

GŒTTLINGK

Ne vous occupez pas de mon couteau, mon vieux. (// tire un poignard d'une gaine de cuir gui est accrochée sous sa çeste, à sa ceinture.) C'est aiguisé à trois pans. Ça glisse (// fait claquer ses lèvres en avançant le poignard.)

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