ACTE DEUXIÈME
ZARNCKE, appelant.
Striive !
STRUVE, se détachant d'un groupe au fond.
Oui, monsieur Zarncke. {A mi-voix.) Oh ! là, là, mes enfants. C'est le père Reitmaier, de la Sûreté. C'est un mauvais garnement.
Il approche.
REITMAIER, ouvraut Us bras.
Bon Dieu, mais c'est mon bon vieux Struve... Eh bien, mon vieil ami ?
STRUVE, touché.
Ah ! monsieur le commissaire ! C'en est une joie.
REITMAIER
Il y a longtemps qu'on ne s'était vu, hein, mon bonhomme ?
STRUVE
Oui, monsieur le commissaire. Aussi, il me manquait toujours quelque chose.
REITMAIER
Eh bien, dites donc, camarade, quelle soupe avez-vous donc encore trempée ?
STRUVE
Monsieur le commissaire, je suis bien au regret, mais je suis tout à fait dans la bonne voie et, cette fois, vraiment, je ne peux rien faire pour vous.
REITMAIER, couçaincu. Oui, oui, oui. Et alors, ça n'est pas vous ?
STRUVE
Monsieur le commissaire, quand je devrais, sur l'heure, tenir en main mon acte de décès...
REITMAIER
Ne parlons pas de ça. Fi donc ! Un homme comme vous, ça doit vivre.
STRUVE
Oui, mais en cage, si on en trouve le moyen, pas vrai, monsieur le commissaire ?