‹ Parmi les pierres, pièce en quatre actes;Chapitre 77 sur 146 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

REiTMAiER, à Zamcke.

Il est au noir. {Le tranquillisant.) Voyons, voyons, il s'agit simplement d'une petite formalité. Pas la moindre importance : non. {Il tire un carnet.) Dites-moi donc, où étiez-vous, cette nuit-là ?

STRUVE

Bon Dieu, monsieur le commissaire... Où qu'on peut bien être... sur un Lanc... ou ailleurs.

REITMAIER, d' lin to7i de regret.

Pourquoi n'étiez-vous pas dans votre lit ?

STRUVE

Oui, pourquoi n'étais-je pas dans mon lit ? Si j'avais su que de mauvais drôles viendraient cambrioler ici, chez monsieur Zarncke, pour sûr que je m' serais foiu'ré au pieu à neuf heures et demie... rapport au « lalibi ».

REITMAIER

Naturellement. {Bas.) 11 est malin, la ca-

naille. {Haut.) Mais comme, bien entendu, vous ne pouviez pas le savoir, vous êtes allé au fameux cabaret de Lehmann, où nous nous sommes déjà rencontrés. La bière y est-elle toujours aussi bonne ?

STRUVE

Merci. Oui... Comme ça.

REITMAIER

Vous y êtes resté jusqu'à... minuit dix... puis vous êtes allé avec votre ami Kuntze... oui, où avez-vous bien été ?

STRUVE

Oui, ou qu'j'ai bien été ? Je suis... je suis allé me promener.

REITMAIER, d' iiu tou (le commlsération.

C'est que... figurez-vous... votre pauvre ami Kuntze s'est fait pincer encore une fois.

STRUVE, riant.

Il ne l'a pas volé, l'animal. Il est trop bête.

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