ACTE DEUXIEME 12U
REITMAIER
C'est dommage, tout de même. Eh bien, après vous être séparés, qu'est-ce que vous avez fait, vous ?
Ah ! monsieur le commissaire, je suis tellement sentimental. Je me suis, comme je vous l'ai déjà dit, assis sur un banc dans le parc de Mumbold.
REITMAIER
Et vous n'avez parlé à personne ?
STRUVE
Plus souvent ! On a si vite fait de se trouver en mauvaise compagnie. Que non !
ZARîN'CKE, triomphant^ bas.
Vous ne le prendrez pas, celui-là.
REITMAIER
Et, enfin, vous êtes rentré chez vous ?
STRUVE
Oui ; je voulais d'abord écouter encore un peu chanter les petits oiseaux... Mais, peu à peu, je suis rentré à la maison.
REiTMAiER, has^ à Zamcke.
Il en a une veine, l'animal. Il est impossible de fixer l'heure du cambriolage, ni l'heure de sa rentrée. Mais... {Haut.) Struve !
STRUVE
Monsieur le commissaire ?
REITMAIER
Encore un mot. {Bas., à Zamcke.) Dans le magasin, vous avez des objets de valeur ?
ZARNCKE.
Oh ! oui. C'est là que je garde entre autres choses les scies dentées.
REITMAIER.
Et elles ont de la valeur ?