‹ Parmi les pierres, pièce en quatre actes;Chapitre 8 sur 146 · SCÈNE II ZARNCKE, MARIE · texte numérisé non relu

SCÈNE II ZARNCKE, MARIE

ZARNCKE

Et avec ça, jo sais très bien qui c'était.

MAHIE

Est-ce que ce serait...

ZARNCKE

Parbleu ! Natui-ellcment.

MARIE, riiuil.

Tu ne sais même pas qui je veux dire.

ZARNCKE

Tu veux dire Struve, et moi aussi, c'est Struve que je veux dire. Et là, dans le chantier, c'est Struve aussi qu'ils accusent. Seulement comme ils ne veulent pas que ça me retombe sur le dos, ils font comme s'ils n'avaient pas

10 t'ARMI LES PIERRES

lo moindre soupçon. Ah! pourquoi faut-il que j'aie la marotte de relever les condamnés libérés?... Si je ne le tire pas encore de là, ce bougre-là, il aura ses dix ans.

AIARIE

Au nom du ciel !

ZARNCKE

Cinq condamnations... dont deux aux travaux forcés. 11 ne s'en tirera pas à meilleur compte. Et avec ça c'est une bête du bon Dieu ! Dernièrement, quand les tailleurs de l)ierres ont fait une collecte pour Emile, le poitrinaire — et il n'avait rien à y voir, lui, simple ouvrier — eh bien, sa paye de la semaine, il l'a posée là, sur la table. Mais il faut qu'il chipe... et ce sont ces nouvelles scies à pointes de diamant qui ont fait tout le mal. Pour peu qu'il fasse au commissaire la tête de fdou sentimental qu'il m'a faite ce matin, son compte est bon ; il est coffré ! Ah ! quelle plaie que ces gaillards-là. On est toujours mis dedans.

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