LAURE, MARIE MARIE
Bonjour, Laiire. Voilà longtemps que tu m'attends, sans doute ?
LAURE, ai-'ec abattement.
Oh ! je no t'attendais plus.
MARIE
Savais-tu que je lui ai parlé, hier ?
Les autres se le racontaient mutuellement.
MARIE
Et tu ne demandes rien ? Tu te figures déjà, sans doute, que je n'apporte pas de bonnes nouvelles ?
LAU RE, découragée
Mon Dieu, comme vous n'êtes pas venue hier soir, ni ce matin... Mais asseyez-vous donc, Mariette.
MARIE
Merci. {Elle s'assied: un silence.) As-tu entendu comme le merle chante joliment sui' ton toit, au milieu de tout le bruit ? Je ne sais pas si je me trompe, mais il me semble qu'il chante plus gaiement depuis qu'il a un nid. On dirait, vraiment, que c'est le bonheur qui siffle... sur ton toit, Laure.
LAURE
11 n'y a pas de bonheur qui siffle pour moi.
MARIE
Oui sait ?... {Hésitant.) Laure, je vais t'avouer quelque chose. J'ai prié mon père de congédier Gœttlingk au prochain terme.
LAURE
Pourquoi avez-vous l'ait cela ? S'il veut