ACTE TROISIÈME
partir, qu'il parte. Mais il no faut pas lo renvoyer, pas à cause de moi.
MARIE
J'ai aussi prié mon père de lui dire, à ce moment-là, qu'il te donnera une dot.
LAU RE
Je ne veux pas de dot. Cela ne guérit rien, ya n'arrange rien. Je no veux rien.
MARIE
C'est que, vois-tu, il est ambitieux. Il veut une femme qui ait du bien. C'est à ça qu'il fait attention.
LAURE
Comment savez-vous ça ?
MARIE, balbutiant et se détournant. Mon Dieu.... ça se remarque....
LAURE
Oui, ça ne m'étonne pas de lui. Mais, si bon
158 PAHMI LES l'IEHUES
que soit monsieur Zarncke, du bien, comme il l'entend, je ne pourrai jamais en avoir.
MARIE, a^'cc un sourire mystérieux.
Eh... qui sait ?
LAU RE
Car je n'ai pas d'économies. Je gagne bien juste mon pain, ici.
MARIE, avec une émotion contenue.
Écoute, Laure, il faut que je te confie quelque chose que je veux te dire depuis longtemps. Je ne vivrai pas longtemps, et... {Lentement^ avec intention) et... ta petite Hélène... je l'aime beaucoup.
LAURE, après un long silence.
Tu aimes... tant que cela... mon enfant? {Marie fait signe que oui.) Tu aimes... ma Lénette... tant que cela ?
MARIE, d'une voix blanche.
Oui.