‹ Parnasse et Symbolisme (1850-190) 2e EditionChapitre 21 sur 51 · FLAT · texte numérisé non relu

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1866, et écrit quelques ouvrages de philosophie et de critique, notamment : L'expression dans les beaux-arts, 1890 ; Réflexions sur l’art des vers, 1892 ; Teslament poétique, 1900 (dans ces eux derniers livres il polémique avec les symbolistes). Ses Œuvres (1883-1908) comprennent 8 vol. (Poésie, 4 vol. ; Prose, 4 vol.). On a publié en 1911 ses Lettres à une amie (1865-1880), et en 1922 son Journal intime. Il devint membre de l’Académie française en 1881, et reçut en 1901 le prix Nobel qu’il employa à fonder un prix de poésie destiné aux débutants.

A consulter : C. HÉMON, La philosophie de Sully Prudhomme (avec une préface du poète) ; Edm. ESTÈVE, Sully Prudhomme,

IV. FRANCOIS CoPPÉE. Coppée est né à Paris ‘en 1842 : ii y mourut en 1908 ; il devint membre de l’Académie française en 1884. Ses recueils de vers sont Le Reliquaire, 1866 ; Les Intimités, 1868 ; les Poèmes modernes, 1869 ; Les Humbles,

: 1872 ; le Cahier rouge, 1874 ; Olivier, 1875 ; L’Eæilée, 1877 ; : Récits el élégies, 1878 ; Contes en vers, 1881 ; L’Arrière-saison, 1887 ; Les Paroles sincères, 1890 ; Sonnets intimes et poèmes inédits (1869-1908), 1911 (posthume). C’est une petite pièce - de théâtre, Le Passant (1869), qui commença sa gloire ; et il a écrit une quinzaine de pièces de théâtre, dont quelques-unes

- furent de grands succès. 11 a écrit aussi de nombreux ouvrages

en prose. Jes Œuvres, très incomplètes, ont été réunies en 10 vol. (1885-1893). On a publié, en 1914, des Lettres intimes de François Coppée à sa mère el à sa sœur.

V. Mme ACKERMANN. — Mme Ackermann (Louise-Victorine Choquet) est née à Paris en 1813 et morte à Nice en 1890. Elle ne reçut, dans son enfance, aucune éducation religieuse, et lut, très jeune, les livres des philosophes du xviri* siècle. En 1343 elle épouse M. Ackermann, un érudit phiolcegue ; veuve peu de temps après (1846), elle s'établit à Nice. Elle ‘publie des contes en vers: Contes, 1855 ; Contes et poésies, 1863 ; des Poésies philosophiques, 1871. En 1874 elie publie, sous le titre Premières poésies. — Poésies philosophiques, un choix de ses premières poésies et des poèmes philosophiques,

» écrits depuis 1862 et déjà publiés presque tous (à Nice) en

1871, Un article de Caro la rend célèbre.Elle publie ensuite ses

- Pensées d’une solitaire, 1882 (extrait de son Journal).

A consulter: A. CIiToLEUx, La poésie philosophique au xixe siècle. Mme Ackermann, 1906.

VI. J.-M. pe HerEeptA. — José-Maria de Heredia est né à Cuba le 22 novembre 1842 ; il vient en France en 1851, fait

ses études dans un collège religieux à Senlis ë retourne à Cuba (1859-1861), où il écrit ses premiers vers sous l’influence de

Leconte de Lisle, qui lui est une « révélation ». À Paris, il suit les cours de l’École de droit et de l’École des Chartes, et fréquente les cénacles parnassiens. Il devient le disciple et l’ami de Leconte de Lisle. De cette époque datent les premiers sonnets des Trophées, qui ne seront publiés en volume qu’en 1893, mais dont la majorité avait été publiée dans les revues ou dans les trois Parnasse contemporain. Au lendemain de la publication des Trophées, Heredia est élu à l’Académie

française (22 février 1894). IL est nommé en 1901 aäministra-

teur de la Bibliothèque de l’Arsenal. Il meurt à Condé-sur- Vègre (Seine-et-Oise) le 2 octobre 1905. Il à publié aussi deux traductions de l’espagnol : Véridique histoire de la conquête de la Nouvelle Espagne de B. Diaz del Castillo, 4 vol. 1877-1887 ;

La Nonne Aljerez, 1894 ; et édité les Bucoliques d’André Ché- |

nier, 1905.

A consulter : MIODRAG IBROVAC, José-Maria de Heredia,

VII. QUELQUES AUTRES POÈTES DU PARNASSE. — ANDRÉ LEMOYNE (1822-1907), dont le premier recueil paraît en 1860, et en qui la génération parnassienne admira un « très fin ouvrier du style » (Poésies (1855-1870), 1885 ; (1871-1883), 1888 ; (1884-1890), 1890 ; (1890-1896), 1896). — CATULLE MENDÈS (1842-1909), qui joua, on l’a vu, un grand rôle dans le Parnasse naissant ; il débuta en 1863 (Philomela) ; il pasticha alors beaucoup Leconte de Lisle. La plupart de ses recueils de vers ont été reproduits dans Poésies, 1892 et Poésies nouvelles,1893 ; Choix de poésies, 1925. Il a publié près de cent cinquante volumes : poésie, roman, théâtre, critique.— GEORGES LAFENESTRE (1837-1919),auteur de Les Espérances,1863; Idylles et Chansons, 1873 ; Images fuyantes, 1902 ; Poésies (1864-1874), 1889. — ALBERT MÉRAT (1840-1909)et LÉON VALADE (1841-1884), qui publièrent en collaboration (1863) Avril, mai, juin. Un recueil des premiers vers de Mérat (1866-1873) a paru en 1898; les poésies de L. Valade ont été recueillies dans Poésies, 1886 et Poésies poslhkumes, 1890. — HEnrr CAZALIS (1840- 1909), dont une partie de l’œuvre a paru sous le pseudonyme de Jean Lahor; il s’intéressa particulièrement aux littératures orientales et donna fort dans la philosophie du

nirvâna : L’Illusion, 1875 (nouv. éd. 1888, 1893, 1897), ren-

ferme l’essentiel de son œuvre poétique ; il est un représentant. très caractéristique des ambitions philosophiques du Parnasse (Œuvres choisies, 1909), — ARMAND SILVESTRE

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(1837-1901), qui fut, à son heure, « hindou, grec, aexandrin », mais dont la verve ordinaire était de la grosse, de la très grosse jovialité (principaux recueils: Poésies (1866-1872), 1892 ; Poésies nouvelles, la Chanson des heures (1872-1878),

1878 ; Les Ailes d’or, poésies nouvelles (1878-1880) 1880 ; Le

- Pays des roses (1880-1882), 1882; Le Chemin des étoiles (1882-1885), 1885, etc.). — ANATOLE FRANCE (1844-1924); . ses Poésies contiennent les Poèmes dorés (1873) et les Noces - corinthiennes (1876), évocation du conflit des religions grecque et païenne ; on le comptait, il y à un demi-siècle, comme un des meilleurs poètes du Parnasse. — FRÉDÉRIC PLESSIS (né en 1851) :ses Poésies complètes (1873-1903), 1904, le montrent comme un poète humaniste ; Mendès le classe parmi les meilleurs Parnassiens. — JULES LEMAÎTRE (1853-1914) fut très sensible à l'influence de Sully Prudhomme et un habile ouvrier de vers (Poésies complètes, 1896). — Le VICOMTE DE GUERNE (né en 1853) que Leconte de Lisle estimait (1891) « un vrai grand poète, le plus remarquable sans contredit depuis la génération parnassienne » ; aussi bien a-t-il surtout écrit des poèmes d'histoire et de religion à la manière de l’auteur des Poèmes barbares : les Siècles morts: I. L'Orient antique, 1890 ; II. {Orient grec, 1893 ; III, L'Orient chrétien, 1897; Le Bois sacré, 1900.

On trouvera, énumérés dans le rapport de CATULLE MEN- Dès sur le mouvement poétique français (1902, p. 146 à 149) quelques autres noms de poètes quise rattachent à la tradition parnassienne.

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