‹ Parnasse et Symbolisme (1850-190) 2e EditionChapitre 43 sur 51 · CR ELLE · texte numérisé non relu

CR ELLE

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DEEE

‘ Je serai dans le corps, dans les mains, dans la voix De ceux qui, malgré l’homme, obstinément espèrent Et façonnent leur être ardent, quoiqu’éphémère,

A ne vivre que pour l'effort et pour l’exploit.

Mon: cri dominera les plus longs cris d’alarme

Et mes strophes de fougue et de témérité

Jetteront de tels feux pendant l’éternité

Qu’elles luiront pour tous comme des faisceaux d’armes.

NOTES COMPLÉMENTAIRES

1x Moréas. — Jean Moréas, de son vrai nom Papadiaman-

. topoulos, naquit à Athènes en 1856 et mourut à Saint-Mandé en 1910. Il vint achever ses études à Paris, un peu après 1870, et ne tarda pas à s’y fixer ; plus tard, il obtint la naturalisa-

. tion française. Il fréquente les cénacles « décadents » et publie les Syrtes (1884) et les Cantilènes (1886) ; il est alors fort en vue parmi les « symbolistes » (voir p. 150 et suiv.). Mais la publication du Pèlerin passionné (1891) marque sa dissi-

Æ dence; un banquet lui est offert lors de l'apparition de ce

livre ; on y annonce la fondation de « l’École romane ». Moréas remanie alors le Pèlerin passionné (1893), supprime quelques poésies trop symbolistes (publiées à part dans Aulant en emporte le vent, 1893) et ajoute quelques poèmes écrits à - Vimitation de Ronsard, puis Ânone au clair visage (1893), Ériphyle et quatre sylves (1894). Les recueils publiés de 1886 à 1896 ont été réunis dans Premières poésies, 1907, et Poèmes t sylves, 1907. Paraïssent ensuite les Slances (livres I et II, 899 ; III à VI, 1901 ; les VI premiers livres en 1905 ; le VII£, posthume, en 1920 ; édition complète en 1923); on a publié n 1922 un VIII livre des Slances, qui est un ingénieux pasbiche. Moréas a publié en outre une tragédie, Zphigénie, 1904 “(jouée au théâtre d'Orange et à l’Odéon en 1903), et quelques olumes de prose : Conles de la vieille France, 1904 ; Esquisses souvenirs, 1908 ; Variations sur la vie et les livres, 1910: “Réflexions sur quelques poètes, 1912, etc. Un Choix de poèmes -à paru en 1923 ; une nouvelle BE des Œuvres : a commencé à parditre en 1923.

* II. L'ÉCOLE ROMANE. — Autour de Moréas se groupèrent, ‘en 1891 : ERNEST RAYNAUD (né en 1864), qui avait déjà publié des vers d'inspiration « décadente » : le Signe, 1887 ; Chairs … profanes, 1889; À l'inspiration « romane » appartiennent lag — Cornes du faune, 1890 ; le Bocage, 1895 ; la Tour d'ivoire, 1899 ; - la Couronne des jours, 1899 ; les Bucoliques de Virgile inter-

prétées en vers, 1920 ; Six églogues de Calpurnius, 1927, etc. — Maurice Dy PLessys (1864-1924), qui fut ami de Verlaine et

ed uAt

collaborateur du Décadent, auteur de la Bédicace à Apollodore, « 1891 ; Études lyriques, 1896 (contient la reproduction, avec mo-

gifications, du Premier livre pastoral, 1892) ; Pallas occidentale,

1909 ; les Odes olympiques, 1912 ; les Tristes, 1912; le Buveur « et la guerre, 1917. Le Feu sacré, 1924 (posthume), a recueilli une

grande partie de l’œuvre du poète ; — RAYMOND DE LA Taï- LHÈDE (né en 1867), auteur de la Métamorphose des fontaines, « 1895 ; Les Poésies, 1926 ; — CHARLES MAURRAS (né en 1868), «

qui était le critique du groupe (Jean Moréas, 1S91 ; le Repentir de Pythéas, 1892, reproduits dans l’ Allée des philosophes, 1924.)

III. HENRI DE RÉGNIER. — Henri de Régnier (né en 1864) | passa ses premières années à Honfleur, puis vint à Paris où …

il fit ses études. Ses recueils de poésies sont Lendemains, 1885 ;

Apaisements, 1886 ; Sites, 1887; Épisodes. 1888; Épisodes, « sites et sonnets, 1891, qui ont été, tous les cinq, réunis dans Premiers poèmes, 1899; — Poèmes anciens et romanesques, « 1890 ; Telqu’en songe, 1892, recueillis, tous deux, dans Poèmes

(1887-1892), 1895 ; — Aréthuse, 1895, qui a été recueilli dans *

les Jeux rustiques et divins, 1897; — les Médailles d'argile, - 1900 ; la Cité des eaux, 1902 ; la Sandale ailée, 1906 ; le Miroir ‘des heures (1906-1910), 1911 ; 1914-1916 : Poésies, 1918 : Ves- « tigia flammæ, 1921. Une édition des Œuxrres est en cours de

publication au Merture de France. Des Œuvres choisies ont |

été publiées dans la Bibliothèque de l’adolescence (Crès). A partir de 1894, H. de Régnier a publié des recueils de nouvelles et de nombreux romans ; quelques recueils d'articles de critique (Figures et caractères, 1901 ; Sujets et paysages, 1906;

ae

Portraits et souvenirs, 1913. ; Proses datées, 1925). Depuis

1911, Henri de Régnier est membre de l’Académie françaises |

. IV. ALBERT SAMAIN. — Albert Samain (1858-1900) a publié Au jardin de l’Infante, 1893 (réédité en 1898, avec une partie

Ce

ie

nouvelle).et Aux flancs du vase, 1898. Après sa mort on a.

publié le Chariot d’or, 1901 ; Contes, 1912,.et Polyphème, 1906

(reproduction du manuscrit autographe, 19238). Les Œuvres ‘de Samain ont été publiées en 4 vol. (1911-1912) et en 3 vol.

(1913-1917). A consulter : G. BONXEAU, Albert Samain, 1925. V.. CHARLES GUÉRIN. =— Charles Guérin (1873-1907) a publié

‘Bonnets et un poème, 1897 (qui reproduit les deux -premiers A

recueils : Fleurs deneige, 1893 ;l Art parjure,1894); Joies grises, ‘| 1894 ; le Cœur solitaire, 1898 (éd. corrigée et augmentée,1904); : de: Semeur de cendres (1898-1900), 1901; l’Æomme ‘intérieur . (1901-1905), 1905..Posthume : Premiers el: derniers vers, 1924.

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VI. PIERRE QUILLARD ET PIERRE Louys. — Ces poètes, léetrement touchés par le symbolisme, sont « revenus à l’antique » : Pierre Quillard (né en 1864) : La Lyre héroïque et dolente, 1896 : — Pierre Louys (1870-1925) : Astarté, 1891 ; Chansons de te, 1894 (éd. ultér. augm.), Poésies, 1927 ; romans : Aphrodite, 1896, Psyché, 1927 ; une Poélique,1917, etc. VII. FRANCIS JAMMES. — TJrancis Jammes (né en 1868) habita, dès son enfance, Orthez (Basses-Pyrénées). Il y a publié entre 1891 et 1895 des plaquettes de vers, réunies dans De l’Angélus de l’aube à l’Angélus du soir, 1898. Ont paru

ensuite le Deuil des primevères, 1901-; le Triomphe de la vie,

1901 ; Clairières dans le ciel, 1906 ; les Géorgiques chrétiennes, 1911-1912 ; la Vierge et les sonnets, 1919 ; le Premier, le

. 2e, le 3e et le 4° Livres des quatrains, 1923-1925 ; Ma

Trance poétique, 1926 ,; Œuvres, en cours de publication au

Mercure de France ; ; Choix de poèmes, 1922. Les mémoires de

F, Jammes ont commencé à paraître : I. De l’âge divin à l’âge ingrat, 1921 ; IT. L'Amour, les Muses et la Chasse, 1922 ; III Les Casrices du poèle, 1923. Quelques jolies nouvelles et des essais en prose ont été réunis dans le Roman du lièvre, 1908 ;

- la Brebis égarée, « roman musical », 1923.

- VIII, VERHAEREN. — Emile Verhaeren, né à Saint-Amand, près d'Anvers, en 1855, mort à Rouen en 1916. Voici l’essentiel de son œuvre poétique : les Flamandes, 1888 ; les Moines, 1886 ; Aux bords de la route, 1891, réunis dans Poèmes ; — les Poèmes, nouvelle série, 1896, reproduisent les Soirs, 1887 ; les Débâcles, 1888 (fac-similé du mss. 1926) ; les F'lambeaux

P noirs, 1889 ; — les Poèmes, III® série, 1896, reproduisent les

Apparus dans mes chemins, 1891 ; les Villages illusoiress 1895. Ensuite, les Villes tentaculaires, 1895, qui reproduisent lès Campagnes hallucinées, 1893 ; les Visages de da vie,

> 1899 ; les Forces tumullueuses, 1902 ; Toule la Flandre,

“ 5: vol. 1904 à 1911 ; la Mulliple splendeur, 1906 ; les Rythmes

souverains, 1910 ; les Blés mouvanls, 1912 ; les Ailes rouges de la guerre, 1916 ; les Flammes hautes, 1917 ; À la vie qui s'éloigne, 19247 Des éditions (incomplètes) des Œuvres ont été données en 1912-1914 et en-1920. Un Choix de poèmes a été publié en 1916. Pièces de théâtre : Deux drames, 1909 (reproduit Ze Cloître, 1900, et Philippe IT, 1904) ; les Aubes, 1898, et Hélène de Sparte, 1912. Essais : (Impressions, 1926-1927),

À consulter : E. ESTrÈVE, Verhaeren, 1928.

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