au jour anniversaire de sa consécration
ù jus- quarante jours d’indulgence ” (1). | ientot Ë. (Signé) + Jos. Evêque de Fussala. : belle É | PES fe: Pour vrai, À 1cC £ 3 ES
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oseph Es (1) Texte de l’acte : “ Anno Domini MDCCCXXX die
Panet, vigesimà quintâ Maii, ego Josephus Signay, Episcopus
Fissulanus Coadjutor Illnstrissimi ac Reverendissimi D. D.
Le 20 juillet, après la consécration, Mgr Panet accorda la faveur de l'autel privilégié.
Avant que l’église fut bénite et consacrée, le 4 avril de l’année précédente 1829, on y avait enterré le corps de Sieur Charles Lefrancois, imprimeur, décédé à Québec, le ler avril. C'est le même M.
Lefrançois dont l'imprimerie avait été saisie et piilée,en 1810, et qui fut emprisonné avec Bedard, Papineau et Planchet (1).
La première messe dans l’église actuelle fut chantée le jour de la fête de Kaint Pierre, 29 juin 1820, par M. Paschal Pou-
hot, ordonné prêtre le 2 mai précédent et nommé aussitôt vicaire à Charlesbourg,
Bernardi Claudii Panet Episcopi Quebecensis, consecravi ecclesiam et altare in honorem KSaneti Caroli, et reliquias Sanetorum Martyrum Clementis, Vitalis et Fidelis in prœdicto altari inclusi, et singulis Christi fidelibus hodie unum annum, et in die anniversario conseerationis hujusmodi ipsam visitantibus, quadraginta dies de verà indulgentià, in forma ecclesiæ consuetâ, concessi.”? |
(1) La veuve de ce M. Lefrançois, que nous avons connue, tenait une petite librairie sur les remparts, près de l’Université. C’est elle qui, offrant un jour à un acheteur les œuvres de Saint Liguori qui venaient de paraître, disait avec complaisance : ‘Voici St Alphonse avec tout son Liguori,”” voulant dire toutes les œuvres de Saint Alphonse de Liguori,
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en l'absence de M. Bédard qui accompagnait Mer Panet dans sa visite épiscopale.
Cette première messe dans la nouvelle église donna lieu à des difficultés et à des scènes semi-comiques, entre le vicaire et les marguilliers, dans lesquelles le rôle de ces derniers, sauf un manque de respect et un peu trop de résistance à l'autorité, fut le plus beau.
M. Bedard, sachant que les paroïissiens avaient hâte d'entrer dans la nouvelle église, écrivit à M. Pouliot pour lui permettre d'y chanter la messe, le jour de la fête de Saint Pierre, et de faire faire en même temps la première communion des enfants à la messe de ce jour, suivant l'usage. Mais, si les paroissiens désiraient entrer dans la nouvelle église, ils désiraient encore plus que ce fut M. Bedard qui y chantât la première messe. Cependant M. Pouliot, sans en prévenir les marguilliers qui avaient à faire faire le déménagement et les préparatifs nécessaires, annonça au prône du dimanche précédant la fête de Saint Pierre, que ce jour là il chanterait la messe dans la nouvelle église.
Aussitôt après la messe les marguilliers, anciens et nouveaux, se rendirent à la
sacristie pour exposer au vicaire que le vœu de la paroisse était qu'il fallait attendre le retour de M. Bedard, que cela convenait et qu’il lui appartenait à tous égards de chanter la première messe dans la nouvelle église. Mais M. Pouliot, jeune et ardent, surpris de cette démarche à laquelle il ne s'attendait pas, manquant de l'expérience nécessaire dans ces sortes de circonstances, tenant peut-être un peu trop à sa manière de juger, ne voulant pas recevoir des avis de la part de ceux qui n'avaient pas mission de lui en donner, ne crut pas devoir revenir sur sa décision. Malheureusement encore pour la circonstance M. Pouliot était d’un esprit plein de finesse mais caustique, et il y eu échange de mots acerbes et piquants qui rendirent l'entente presqu'impossible. Bref, le marguillier en charge, Jean Trudelle, ferma la nouvelle église et garda la clef. Cependant, la veille de la fête de Saint Pierre quelques personnes qui étaient pour la manière de voir du vicaire, trouvèrent moyen d’entrer dans l’église, à l’insu du marguiller en charge, (il y avait dès lors, comme naguère en France, des crocheteurs de portes), pour nettoyer et tout préparer
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pour l'office du lendemain. Mais le marguillier en charge, prévenu de ce qu’on avait fait, se rendit de grand matin le jour de la fête à l’église et ferma tout de nouveau. Tout le monde, par un temps magnifique, s'était rendu à l’église à l'heure ordinaire de la messe et attendait, plutôt avec joyeuseté qu'avec impatience, le dénouement de re petit imbroglio; mais le marguiller en charge tenait bon et gardait les clefs de l’église sur lui.
Cependant M. Pouliot avait envoyé un courrier à Québec avec une lettre pour le Grand-Vicaire Demers, qui remplaçait Mgr Panet en visite pastorale à la campagne. Le courrier revint avec une lettre du Grand-Vicaire déclarant, (ce que les marguilliers admettaient,) que M. Pouliot était dans son droit puisque M.
Bedard l'avait autorisé à faire ce qu’il voulait faire, et priant le marguillier en charge de mettre fin à une opposition qui menaçait de tourner au scandale, et de ne plus tarder à ouvrir l’église. Mais les marguilliers, espérant toujours que M. Pouliot finirait par renoncer à ce droit pour se rendre aux désirs de la paroisse, ne voulurent pas encore céder. Alors deuxième message à Québec, et, cette fois
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ordre au marguillier en charge d'ouvrir l'église, TI fallut céder et obéir. IT était près de 11 heures lorsque la messe commença. Ces difficultés et le regret généal de ne pas voir le bon père Bedard chanter la première messe dans l’église pour la construction de laquelle il s'était donné tant de trouble, tempéra la joie naturelle des paroissiens dans cette circonstance. Il va sans dire que la première communion des enfants n’eut pas lieu ce jour là.
Après la messe tous les marguilliers allèrent reprocher au vicaire sa conduite peu délicate envers M. Bedard et les paroïssiens de Charlesboug. Ce fut là leur tort. La messe était chantée ; c'était un fait accompli et du domaine de lhistoire : à quoi bon de nouvelles récrhminations ?
À son retour dans la paroisse M. Bedard aemanda à M. Pouliot si les paroissiens avaient été mécontents parce qu'il n'avait pas fait faire la première communion le jour de la fête de St-Pierre et à cette première messe. “ Non,” dit M. Pouliot.
“ Eh ! bien, dit M. Bedard, ils n'auraient pas été plus mécontents si vous n'aviez pas chanté la première messe dans la
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nouvelle église.” (C'était une manière délicate de dire à son vicaire qu'il avait eu tort d'agir comme il avait agi.
Les chantres, comme on le sait, ne portaient pas l'habit de chœur, le jupon et le surplis, et n'étaient pas placés dans le sanctuaire dans l’ancienne église ; à la première messe dans l’église ac elle ils firent leur entrée dans le sanctuaire avec les petits servants de messe. (C'était du nouveau,
L'église actuelle de Charlesbourg a été bâtis trop tard et trop tôt. Trop tard, puisqu'on Ja désirait depuis lonetemps parceque l’ancienne église était trop petite pour la popul: tion, même depuis la séparation de Saint-Ambroise. Trop tôt, car, lorsqu'on l a construite, on n'avait pas encore le goût de ces magnifiques églises en pierres de rang, où en picrres de taille, qu'on construit depuis quelques années, et telles que la généreuse et riche paroisse de Charlesbourg pourrait en bâtir aujourd’hui. Les murs de l'église actuelle, par exemple, auraient pu être en pierres de rang, mais on les a crépis entièrement parce qu’alors on croyait en général qu'un ouvrage en maçonnerie n'était pas fini quand on se contentait de tirer les joints.
On ne connaissait pas non plus encore d'autre manière de vitrer les chassis qu'avec des petites vitres d'environ huit pouces carrés. Cependant il y avait progrès dans le plan, et on regardait dans le temps comme choses un peu extraordinaires les deux clochers avec leurs flêches couvertes en fer-blanc, le portail avec son grand chassis vénitien, ses trois portes,
ses deux statues et sa corniche surmontée |
d'une urne en pierre de taille...
C'était en effet une transition entre les anciennes églises, avec leur petit clocher normand à cheval sur le faite de la couverture et leur extérieur sans ornements, et les magnifiques églises qu'on bâtit aujou”d’hui à la campagne
Le 13 juillet 1831, la paroisse de Charlesbourg fut temoin d’une cérémonie bier touchante, et à laquelle M. Bedard voulut donner toute la solennité possible.
Ce fut la translation des restes mortels des anciens curés de la paroisse, de la vieille église dans la nouvelle, à laquelle présida Mer Panet. Il y eut grand concours de prêtres et de peuple. Les ossements de MM. LeBoullenger, Morisseaux, Derome et de Boucherville et de M.
Alexis Leclerc avaient été exposés et
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