‹ Paroisse de Charlesbourg [microforme]Chapitre 35 sur 57 · DAS · texte numérisé non relu

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PAROISS£ DE CHARLESBOURG 905

visités avec respect dans la vieille église le dimanche qui prévèda leur inhnmation dans l’église actuelle.

Cette inhumation eut lieu après un service solennel zuquel assistaient MM.

Desjardins, d£ l'Hôtel-Dieu, Daulé, Pierre Bourget. J.-Bte. Potvin. Thomas Cook, L.

Thomas Bedard, Antoine Bedard, Narcisse Trudel, François Bonin, Charles Bégin, Alexis Muilioux, Ignace Bourget, Michel Carrier, Patrick Burke, Uhs. À. Cazeau et le Frère Louis, Récollet.

M. Bedard accompagna l’évêque dans ses visites pastorales pendant six ans et eut pour le remplacer comme vicaires :

M. Paschal Pouliot, en 1880 ; M. Patrick Burke, depuis la fin de février jusqu’au ler ociobre 1882 ; M. Olivier Leclerc, en 1833 ; le trop célèbre apostat Chiniquy, en 1834; M. James Harper, en 1835 et M. Siméon Marcoux, en 1836. (1)

M. Pierre Villeneuve, curé de Saint- Polycarpe, aans lArchidiocèse actuel de Montréal, étant malade, fut obligé de laisser sa cure dans l’automne de 1835, et

ç1) En 1836, on veudit Gu bois et des ferrailles de la vieille églire, ce qui indique qu'’eile a été détruite cette année là ou l’année précédente,

vint demeurer à Charlesbourg, sa paroisse natale, au commencement du mois de novembre, et y demeura jusqne vers le milieu de janvier 1834. II fut alors nommé curé de Berthier de Bellechasse.

Dès l’année 1882, la majorité des habitants du petit Saint-Antoine, ou de Saint- Romain, demandèrent à être séparés de Charleshourg et à être annexés à Net!

Ambroise, mais M. Bedard s’y opposa alors et il écrivit dans ce sens à Mgr Panet, le 7 octobre 1832. Ce changement ne se fit que vers 1835.

Mer Nignay fit sa première visite pastorale dans la paroisse, le 16 juin 1834. Il ordonna de faire faire des fonts baptismarx au bas de l'église et de cesser de faire les baptèimes au bancd'œuvre.

Dans l’année 1834, Ia fabrique acheta une voiture, ou chariot, pour transporter les corps des personnes mortes. Cet usage d’un chariot, généralement répandu aujourd'hui, et avec tant de luxe dans les villes, était bien rare alors et ne faisait que de commencer à s’introduire.

Cependant, autrefois, on avait beaucoup de respect pour les morts et on ne croyait pas devoir les porter autrement

‘oisse que sur les épaules : c'était solennel. î is de Mais en hiver surtout la tâche était par- ! rs le fois bien difficile, et il y avait scuvent HEAR alors grand danger pour la santé des porteurs ‘Are asse. qui arrivaient ruisselant de sueurs à habi- l'église qu'on ne chauffait pas alors, et Saint- dans laquelle ils assistaient au service és de comme dans une glacière. Un de nos SE rtt. plus anciens souvenirs est d’avoir vu )>posa passer ainsi porté sur les épaules Le corps Mer d'une petite parente du noï1 de Rosalie ment à Trudelle, morte à l’âge de 7 ans et enterrée | le 29 juillet 1826. Les inconvénients de risite porter ainsi les corps sur les épaules ont 4 14 juin y fait abandonner cet usage, et d'un autre en fonts côté l'usage peu convenable, que la néces- ! 16 L sité faisait introduire, de les transporter { banc- dans des traineaux ou des voitures ordi- ‘hi naires, ont fait comprendre, presque dans | cheta pi toutes les paroisses, qu'il convient d'avoir Fi orter des voitures spécialement faites pour ) 1sage H transporter les corps des morts. ï u au- D En 1824 Mgr Plessis avait offert un bi is les | chapelinat à M. Bedard, mais il refusa 1 aisait , d’a’cepter ce poste, donnant pour raisons $ | les dettes qu’il avait à payer, les affaires Hi). beau- ! de M. de Boucherville qu’il avait à régler, )'n ne 3 des pensions dont il s'était chargé et le

ment besoin d'exercice qu’il avait pour main-

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tenir sa santé. “Je suis, disait-1il dans sa lettre du 13 septembre de cette année, habitué à une vie agissante et laborieuse ; une vie sédentaire me conduirait bien vite au tombeau.”

M. Bedard, en effet, menait une vie bien active et ne perdait jamais une heure de son temps. On le trouvait toujours occupé à quelques exercices du saint ministère, à étudier, à prier ou à quelqu'ouvrage manuel qu'il aimait et où il se montrait bien habile. On le voyait battre le grain, scier le bois de chauffage, cultiver son jardin et, les jeudis en été, il allait travailler sur sa terre de Vide Porhe. Le fruit de tout son travail, sur cette terre de Vide Porhe, était pour les pauvres auxquels d'ailleurs il donnait tout son surplus, mais non sans leur reprocher leurs défauts, surtout leur paresse.

Un jour qu'il était occupé à piccher sur cette terre, un ‘ie ces paresseux auxquels il aimait à faire la guerre, vint le trouver.—* Bonjour M. le Curé.'—‘ Bonjour, frère.”’—% Il fait bien chaud aujourd'hui’”’—‘ Oui, mais il n'y a que les paresseux qui s’en plaignent,” reprit M.

Bédard sans discontinuer son travail.

Après avoir une autre fois disputé un

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