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personne humaine! Il n’avait pas cette consolation d'ignorer sa souffrance; il la voyait dans une lumière impitoyable. La plénitude de sa vue donnait à son supplice une plénitude inexprimable. L'intensité de sa douleur s’augmentait de l'intensité de la connaissance qu'il avait d'elle. Il n'avait pas, pour aller à droite et à gauche, nos échappatoires. Il ne se promenait pas autour de son supplice; il le regardait face à face, et le sentait dans toute la mesure où il était capable de le sentir. Il ne fuyait son supplice par aucune tangente ; il n'avait pas contre lui les ressources que nous trouvons dans notre corruption même, laquelle nous dissimule beaucoup de choses terribles. Il était livré à ce supplice, dans toute la plénitude de la volonté, par laquelle il s'était livré à lui, dans toute la plénitude de l'énergie effroyable avec laquelle il s’était abandonné. C'était un tôète-à-tête, un face-à-face. Le sentiment même qu'il avait de sa nature et deson supplice donnait à celui-ci contre celle-là des armes, dont la cruauté. est un secret pour tout esprit.
L'absence de personne humaine est en lui une gloire inexprimabie. Son humanité repose sur la seconde personne divine; mais la gloire même de cette absence devait produire ici quelque torture incommensurable. La personne humaine n’était pas là pour apporter à la nature humaine le je ne sais quoi qu'elle apporte, quand l'homme sent la terre crouler sous lui; le 7e ne sais quoi. qu'elle apporte aux heures d’effondrement.
NOUVEAU TESTAMENT a)
C’est pourquoi nul ne peut suivre du regard les détours de cet abîime:; nul n’en peut sonder la profondeur; nul n’en peut mesurer la longueur,
- la largeur et la hauteur ; nul n’a compté les grains
de sable de ce désert; nul n’a étendu le bras, ni ie regard dans l'épaisseur de cette désolation ; nul ne sait d'où est parti le cri terrible, où 1l va, par où il va. C’est le mystère de l'horreur, son secret, sa réserve. Et pour émployer encore un mot hébreu, je dirais : l'Horma de l'horreur. Horma veut dire anathème. C’est la chose à laquelle il n'est pas permis de toucher: c’est la part du Seigneur. |
: Anathema. ä Re | Vocavit nomen loci illius Horma,
id est “ee …
ont ch. XXI, v. de
Nr nomma ce lieu du nom de Horma, c’est-à- dire … Anathème. |
4 Sitque civitas hæc Anathema. = no ne (Josué, ch. VI, v. 17) Et quecette cité soit Anathème
Etait illi Ephphetha, quod estadaperire. .
ON
#4 til ni dit: Fphphetia c'est-à-dire : Ouvre- toi.
Quant au mot Anathema ou Horma, je me suis expliqué sur lui quand j'ai parlé du septième jour du Sabbat (!.) Il indique la Réserve du Seigneur, la chose consacrée, à laquelle nul ze peut toucher sans mourir. Il est la propriété de la gloire, sa réserve, et la mort semble inventée pour punir l'attentat dont il est l’objet. I ya entre l'anathème et la mort les rapports les plus singuliers. Partout où l’anathème apparaît, la mort le suit. Depuis le fruit défendu, première réserve, tout ce que le Seigneur s’est réservé a été réservé sous peine de mort. Le butin de Jéricho et peutêtre en général tout ce qui est pris sur l'ennemi de Dieu; tout ce qui est la conquête directe et spéciale du Seigneur, cela dit anathème, et | autour de l’anathème la mort fait la garde; comme l’archange au glaive de feu veille à la porte du Parauis, la mort fait tournoyer et flamboyer le glaive du Seigneur autour de sa conquête et de sa demeure sacrée. Car, il me semble