SA
se à
l'eau, jeté dans le feu, écumant, le voilà conduit à
Jésus.
Mais son père a pleuré. Le démon, sourd et muet, entend l’ordre qui lui est donné.
La violence de l’action subie précipite en apparence l’enfant dans les bras de la mort.
Mais voici la main de Jésus.
L'enfant se leva, et on ne parle plus de lui.
Après la main de Jésus, le drame est terminé. La mort apparante est vaincue comme la possession véritable. Tout est fini.
Car voici la main de Jésus.
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FE
de NE
Et Jésus pleura. | Voyez la gradation des larmes racontées dans l'Évangile : | La fille de Jaïre venait de mourir dans le moment où Jésus la ressuscita. | Le fils de la veuve de Naïm était déjà sur le point d’être enseveli. On l’arrachait à sa mère ; on le portait en terre. Fe Il était déjà plus loin dela vie, plus avancé dans la mort. | | Mais Lazare, lui, était très loin de la vie, très avancé dans la mort. | 4 Il était enterré, enterré depuis quatre jours, et 2 personne n’espérait plus. se On avait espéré, mais on n’espérait plus : car la mort avait accompli son œuvre, son chef- : d'œuvre, la pourriture. | ne Lazare sentait mauvais. “1 Le sobre Évangile, dans sa concision singulière, nous donne ce détail effrayant qui va devenir un détail rassurant. 140 Marthe prévient Jésus-Christ que Lazare sent déjà mauvais. Fe
ue:
Ce n’est pas Marie qui fait cette observation,
… c’est Marthe. Noublions pas qu’elle vient de
Marthe et non pas de Marie-Madeleine.
C'était Marthe aussi qui venait de dire, parlant de son frère : 1
Je sais qu’il ressuscitera au dernier jour.
Jésus avait prononcé cette parole :
Votre frère ressuscitera.
Et elle avait répondu :
Je sais qu’il ressuscitera au dernier jour.
Marthe remettait la résurrection de son frère au jour de la résurrection générale. Elle ne savait pas que la situation de Lazare mort n'était pas celle de tous les morts ; elle ne savait pas le mystère particulier, elle le confondait avec le mystère général. Elle ne voyait que la loi, elle ne voyait pas l'exception. Voir l'exception ! quelle gloire ! Marthe ne l'avait pas encore. Et au bout d’un instant, quand Jésus-Christ dit : Otez la pierre ! Marthe répond : Seigneur, il sent déjà mauvais.
Comme elle insiste sur la mort et comme elle appuie sur elle !
Et Jésus répond :
Ne vous avais-je pas dit que, si vous aviez la foi, vous verriez la gloire de Dieu.
La gloire de Dieu! Il désigne de ce nom la résurrection exceptionnelle du mort exceptionnel. Il répond à Marthe ; il lui explique la parole de tout à l’heure : Votre frère ressuscitera. Il n’entendait pas parler seulement de la résurrection