Marc., cap. XIV, v
rocher, et Jésus-Christ vintu à celui qui avait pleuré ess Pais mes brebis, pais mes agneaux. 4 Îest intéressant de constater que sain! Ma à appuie beaucoup sur les fautes de saint Pierre ne le ménage jamais ; il le charge beaucoup. es Or, quelle est l'explication? car il yaune.
explication. ts - Mu à 3 Voici le fait: ; Hé Der.
Saint Mare était particulièrement l'ami et le 4 disciple de saint Pierre, à [ l’accompagna souvent, Il était imbu de son esprit et pénétré de ses sentiments. Voilà. pourquoi il appuie ainsi sur ses fautes. Cest qu'il participait de lui-même. Le repentir de saint Pierre était souvent devant les yeux desaint Marc. Saint Pierre lui avait tant parlé de ses fautes, que saint Marc ne pouvait plus les oublier. Saint Pierre avait fait de lui l'historien de sa faiblesse Les larmes de saint Pierre, si profondes, célèbres, ces larmes historiques appartiennent : patrimoine de l'humanité, aux archives et a fondements de l’Église. : ne
Peut-on parler deslarmes sans parler de Monique? Il y a des souvenirs qui s'imposer Souvenir! singulier mot quand il s’agit dur personne historique que les siècles sépare nous ! Et pourtant il me semble que le mo applicable, Il semble que sainte Monique soit Pour nous un souvenir personnel. Ses Jar nes
nous h font toucher, sentir. Ses larmes la rapprochent de nous. Ses larmes, victorieuses des 2 siècles, la font contemporaine de tous les grands désirs. Son mari, Patrice, était païen. N'oublions pas qu'il mourut chrétien. Il ne faut pas que la gloire voisine l’enseyelisse absolument.
Quant à son fils, inutile de le nommer. Augus-
. ün est tellement SAT de Monique, qu'on.
pourrait presque défier la mémoire humaine de
penser à elle sans penser à lui. La mémoire -__ humaine est féconde en caprices; mais le lien
qui unit Augustin à Monique est plus fort que … les fantaisies de l'imagination. Ces deux noms
sont ainsi unis, que l'homme ne peut plus les
: séparer. Pourquoi donc? C'est que l'édifice de
leur union est cimenté par des larmes. S'il y
avait autre chose dans les fondements, nous pour-
rions peut-être les séparer dans notre esprit.
Mais quand ce sont les larmes qui unissent les siècles et les fantaisies, tout cela roule et passe,
dans le souvenir des hommes par les larmes qu’ellea versées sur Augustin infidèle. C’est pourquoi rien ne branle dans ce souvenir, qui à - vaincu la légèreté de l’histoire.
Rien de Lu commun que la maternité. Mais
autres. Elle a des plénitudes qui la font singu-
et l'union dure à jamais. Sainte Monique est fixée
celle de Monique ne ressemble pas à toutes les
pe
sont un enfantement particulier, prolongé,
énorme, et qui correspond par là à la grandeur
de celui qu'il s’agissait d’enfanter. Elle deman-
dait la conversion d’Augustin. Mais il n'est pas seulement Augustin converti, il devient saint Augustin. Îlne reçoit pas seulement la lumière
nécessaire à son salut individuel, il devient celui
par qui Dieu sauve les autres. Il devient un flambeau qui éclaire les peupleset lessiècles. Et quand nous lisons le commentaire de saint Augustin sur saint Jean, nous contemplons le temple bâti avec les larmes de sainte Monique.
Cela dura dix-sept ans, et que de tentatives le découragement peut faire pendant dix-sept années! Que d’assauts il a le temps de livrer à l’âmel ot comme il est facile à la pauvre âme de faiblir, de décheoir des grandes larmes, fortes et fécondes, et d'en venir aux pleurs du découragement !
Sainte Monique sut ne pas décheoir. Pèlerine de Dieu, un jour elle alla trouver saint Ambroise pour recommander Augustin à ses prières.
« Allez en paix, madame, lui dit l’évêque, ilest impossible que périssele fils de sigrandeslarmes. »
Voyez quelle impression sainte Monique avait faite sur saint Ambroise. Il ne dit pas: il est
impossible que périsse le fils d’une telle femme,
mais le fils de si grandes larmes. | Filius tantarum lacrymarum. Le mot est bien plus beau en latin. Saint Ambroise n'appelle plus
Augustin le fils de Monique, mais le fils des larmes
de Monique.
Monique, dans cette phrase auguste, est remplacée par ses larmes. La première maternité, celle du sang, disparaît sous la second. Le fils de Monique a couru vers la mort; mais le fi/s des larmes de Monique courra triomohe dans les
voies de la vie.
Les larmes et le désir ne font qu’un l’un avec l’autre, et ne font qu'un avec le sang.
… Et si ces grandes larmes ont enfanté dans saint Augustin la lumière que voient les peuples et les siècles, qui sait ce qu’elles ont enfanté dans sainte Monique elle-même? Sainte Monique serait-elle la même sainte Monique, si ces larmes, mères de saint Augustin, n'avaient pas aussi versé dans . sainte Monique elle-même l’abîime que le Ciel voit, l’abime que le Ciel comble?
Dans les lieux célèbres, dans les lieux illustrés par quelque grande grâce, dans ces lieux où le
: commerce du ciel et de la terre semble, je ne
dirai pas moins mystérieux, mais moins caché,
moins clandestin, plus sensible et plus pathétique, il y a souvent une montagne et souvent une fon-
taine. La source d’eau qui, dans l’ordre naturel, attire Le regard et invite au silence, attire l’autre - regard'et attire l’autre silence quand elle est illus- … trée par des grâces d’un autre ordre, qui font le regard plus intérieur et le silence plus sérieux, plus profond, plus substantiel.
Est-ce que la montagne ne ressemble pas au désert? est-ce que la source d’eau ne ressemble pas aux permte |
Anee car ele te les ri, I s ut ne murs: reculent. Lusk fait
cœur du Fo ne Men pas aux l:
qui partent du fond de l'homme quand le centre s’entr'ouvre, et qu’il se sent créature en relation avec le ciel, avec la terre, créature tremblante. de mille tomiblenrente au pied: des montantes eta au Li bord des abîmes ? PU Cru a
J'aurais pu commencer par le mot: 11e J'aurais pu continuer par le mot : Amen. Je tin par le mot: Amen. 7 Telle est en effet la gloire de ce mot, qu ÿl est au principe, au milieu et à la consommation des choses. L’embarras du choix de sa place prouve la grandeur de sa fonction. | “Le antiquité a eu de la peine à croire que la création ait été faite de rien; elle s'est fatiguée chercher une matière première d'où fût tirée a,
. aujourd’ hui encore voilà que c 'est ton sim- : ple. L'homme croit en principe que Dieu à tout | fait de rien: Mais combien d'hommes connaissez ous qui croient en pratique que Dieu puisse — cs a tuelle ment — tout faire de rien? 2:
homme moderne fait comme l’ antiquité “ei
nande avec quelle matière premiere Dieu rrait bien créer.
La matière première que ont F se figure en face des événements possibles, c’est la. vraisemblance. Il lui semble que Dieu ne peut pas tirer le vrai d’autre part. Or le vrai peut être tiré de l'invraisemblance absolue.
Tel est le jeu de l’Amen. | Dieu peut créer le monde de rien, oi de l'obs- a tacle 1l peut faire un moyen, quand É monde une fois créé a besoin d’un nouvel attouchement de sa main toute-puissante.
Fiat traduit-dans une certaine mesure le magnifique : Amen. se Mais le mot hébreu est si simple, qu il a beau- 5 coup de significations. | 2 Saint Anselme dit excellemment : | € Amen. — O Dieu des Hébreux, tu as voulu » que je sache qu’Amen n'est ni grec ni latin, » mais hébraïque ; et, à cause de son. ‘excellence, » n'a pas été transponté par les interprètes, ni » changé, afin de désigner ton nom, qui est admi- » rable et immuable. RS » C'est pourquoi tu :as voulu. ‘que cette paroie » eût trois significations ; car, d’abord, Amen est » pris substantivement ; ilest un nom, et signifie » cesaint.et terrible nom qui estlettien, comme » nous lisons dans l’Apocalypse. (III, 44. +) e » Voilà ce. ee dit: Amen, témoin fidèle. es eu A
«Pt
» par ce ROM, je: demande ee TEE par. rie bat- » tements de tout mon cœur que, pour l'honneur