‹ Paroles de la veilleChapitre 4 sur 9 · MARS · texte numérisé non relu

MARS

Je vous remercie, Monsieur', pour les nobles pensées que vous venez d'exprimer en l'honneur de mon pays et du président Saenz Pena. Je vous remercie également, en ma qualité d'homme de lettres^ de tant de charmante et confraternelle injustice «à mon égard.

En effet, Monsieur, comme vous venez de le dire, le Parlement argentin, par une loi de l'année 1910, a reconnu aux œuvres étrangères littéraires et artistiques le droit de propriété que notre Constitution accordait déjà aux œuvres nationales. J'ai plaisir à rappeler ici que cette loi fut votée en présence de M. Georges Clemenceau. L'article dernier en a fixé le souvenir par un très juste et sympathique hommage. Il y est dit : ^^ La présente loi sera désignée sous le nom de loi Clemenceau » ; ce qui vaut, je le pense, le plus beau des cachets de plomb ou de cire.

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