‹ Parsifal de Richard Wagner, ou, L'idée de la rédemptionChapitre 31 sur 38 · XLVIII PARSIFAL · texte numérisé non relu

XLVIII PARSIFAL

Dans son remarquable travail sur Parsifal (1), M. Maurice Kufïerath étudie longuement les sources de la légende du Graal.

« Ce sujet, nous dit-il, a fait l'objet d*une quantité d'adaptations en vers et en prose, non seulement en Allemagne, mais aussi en Angleterre et en France... On y démêle, à travers des allusions mythologiques et historiques, le ressouvenir des mythes communs à toutes les races indo-aryennes. »

L'idée primitive n'appartient donc pas à

l'intelligence soit suffisamment éclairée pour comprendre et dominer l'impression. Conclure de cela que la musique de Wagner est malfaisante, c'est confondre des effets accidentels avec la cause. Malgré la puissance des effets qu'elle produit sur les sens, aucune musique n'est moins réalistey dans l'acception vulgaire du mot, que la musique de Wagner. Même dans les scènes qui représentent les tentations de la volupté terrestre, on sent l'aspiration de l'âme vers le plus haut. Ce n'est pas la recherche de la sensation qu'il peint, mais l'ivresse de l'Être avide de bonheur. Et quel auteur dramatique ou musicien s'est jamais élevé à une conception plus transcendante de l'amour ? Cela seul suffirait à prouver que l'œuvre de Wagner est éminemment moralisatrice.

(1) Parsifal. Légende. Drame. Partition. (Fischbacher. 33, rue de Seine.)

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