‹ Parsifal, drame sacré de Richard WagnerChapitre 2 sur 9 · DONNÉE ET AFFABULATION DE PARSIFAL · texte numérisé non relu

DONNÉE ET AFFABULATION DE PARSIFAL

Le drame sacré « Parsifal » de Wagner est inspiré d'une légende du XIIme siècle, née dans le Midi de la France et fondue avec une légende encore plus ancienne du Saint-Graal. Le chroniqueur Chrestien de Troyes (vers 1178) est le premier qui nous parle de Perceval, Conte del Graal ; vers 1210, l'Allemand Wolfram von Eschenbach fait entrer cette légende dans le trésor poétique de sa patrie. L'étymologie de Parsifal (terme allemand) serait Parzival, Perceval, Peredour; on conteste parfois la germanisation de ce nom. Wagner, chose importante, accepte l'étymologie arabe, Parseh-Fal, ce qui veut dire « pur simple ».

Selon la légende, le Saint-Graal était gardé dans un temple érigé à cet effet à Monsalvat (mons salvaticus, mont sauvage), par Titurel, fondateur des Templiers, ordre de chevalerie, gardien du saint trésor. Les chroniqueurs nous parlent aussi du personnage d'Amfortas (le souffrant, le débile), guéri par Parsifal, du fait que celui-ci se soit simplement enquis des circonstances qui entourent la maladie du roi. Klingsor et Kundry, acteurs importants dans le Parsifal de Wagner, sont inspirés de comparses de moindre importance dans la légende ; Wagner, en les utilisant, les adapta aux exigences de son projet et de son drame sacré. Il importe que l'auditeur connaisse les péripéties du drame wagnérien, s'il veut en saisir les innombrables beautés.

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