ACTE PREMIER
Sous un arbre de la forêt du Graal, Gurnemanz et deux pages sont couchés. A ce moment, les trombones font entendre le motif i ; Gurnemanz, réveillé, appelle les pages; qu'on veuille bien considérer combien ici la musique serre le texte de près. Et lorsque les trompettes entonnent le motif de la foi (n°3) Gurnemanz et ses pages mettent genoux en terre ; leur prière muette salue le jour naissant ; cette prière et les sentiments correspondants de ces chrétiens sont exprimés par l'arrangement thématique et en imitation du motif de la Foi. Accompagné du thème du Graal (n° 2) qui caractérise leur activité, les pages se mettent à l'œuvre quotidienne; Gurnemanz les y encourage par ces paroles : « Or sus les pages ! Tous vers le bain » tandis que le thème de la Foi rythmiquement modifié, est rendu par les instruments à cordes :
La Foi [modifié].
Cette modification donne au motif qui en est l'objet, un caractère plus actif, plus fébrile, comme s'il voulait stimuler l'ardeur des pages à « être forts dans la foi et travailler en elle ». La musique, ici, est d'ailleurs expressive à souhait, alors que, sur ce rythme pointé, elle passe au motif de la souffrance (n° 6). dont l'accompagnement convulsif est typique :
La souffrance
De même qu'il en est des thèmes déjà énoncés, ce thème n° 6 apparaît souvent sous d'autres aspects ; voici une des formules de ce motif que nous entendrons souvent au cours de la partition :
La souffrance [modifié].
A deux chevaliers, venant du château du Graal. Gurnemanz demande des nouvelles du roi ; les chevaliers ne peuvent lui donner de réponse satisfaisante ; question et réponse ont pour élément musical le thème 6. Il sait que le chevalier Gavan, usant d'audace et de ruse, sut apporter une plante dont on attendait la guérison du roi. Cependant Gurnemanz s'écrie douloureusement : « Fous, nous tous, pensant calmer ses affres! s'il n'est guéri, nul calme ». Le spécifique pouvant guérir Amfortas, Gurnemanz le connait bien ; il ne le dit pas, mais la musique le révèle par la promesse de rédemption par un simple qui commente les paroles de Gurnemanz. C'est le thème du pur simple comme on l'appelle :
Le pur simple
En ces divers aspects, toujours sont maintenus les intervalles de quinte, caractérisques de ce motif.
Mais voici qu'arrive Kundry ; à l'orchestre un motif au rythme chevauchant ; « Là-bas, la cavalière ! Hé ! La bête secoue ses crins diaboliques ». La courbe mélodique descend brusquement et, sur un arrêt, Kundry descend de cheval.
Kundry
Le dramaturge ne nous révèle encore rien concernant Kundry, mais le compositeur commente la situation par ce motif sur lequel, plus tard, Kundry même expliquera : « Si tu savais l'enfer, qui par sommeil et veilles, par mort et vie, peine et rire de maux nouveaux toujours accrus sans fin met en moi l'horreur! » Des deux motifs de Kundry, le premier contient l'élément diabolique, le second l'inquiétude, exprimé à chaque fois que renaît chez Kundry la conscience de sa faute. Au cours du drame, ces deux motifs se généralisent en ce sens qu'il dépeignent tour à tour l'inquiétude douloureuse, la fébrilité d'une personne, d'une situation,l'influence du Mal, du Sensuel.
Kundry, descendue de cheval, se précipite vers Gurnemanz et lui tend un flacon de cristal contenant un baume merveilleux. A la question de Gurnemanz sur la provenance de ce baume, Kundry répond qu'elle vient de « Plus loin d'ici qu'on ne peut penser, si ce baume est vain, alors l'Arabie n'a rien pour le salut d'Amfortas. » Alors naît un thème, des tierces de clarinettes, thème doux et triste à la fois et dépeignant le caractère hybride de Kundry, fait d'infamie consciente et de bonté inconsciente :
Le Beaume.
Considérant ce thème de plus près, nous lui reconnaissons une parenté évidente avec le sujet d'accompagnement du motif du Graal (2). Il est hors de doute qu'en procédant ainsi Wagner voulait faire ressortir la faculté latente chez Kundry d'appartenir au service du Graal, c'est-à-dire au Bien.
Le roi arrive. Il est porté sur une litière par des écuyers, et accompagné d'un groupe de chevaliers; à son aspect, Gurnemanz ne maîtrise que difficilement sa douleur : « Le roi entre les preux vaillants, ainsi le voir soumis au mal ! »
Ces paroles sont chantées sur une échappée du motif 3 présenté ainsi :
Faisant contraste avec la douleur d'Amfortas. l'orchestre chante la splendeur matinale de la forêt, dont le roi également ressent toute la mélancolie :
Splendeur de la forêt
Ce motif est fréquemment employé par Wagner, en entier ou partiellement, selon les exigences des situations.
Malgré ses souffrances, Amfortas est vigilant gardien des règles du Graal. Il le prouve par les paroles de reproche qu'il émet à l'adresse du chevalier Gavan, parti à la recherche d'un nouveau remède pour Amfortas. Amfortas estime qu'il a enfreint les règles de l'ordre, en s'absentant sans permission; les cors confirment cela en faisant entendre le motif (21. Quant au roi, il préfère patienter jusqu'à ce que vienne le sauveur, qu'il croit être la mort ; mais le commentaire musical, par le motif (8), nous révèle le véritable rédempteur.
Sur ce, Amfortas s'enquiert de la provenance du flacon de cristal rapporté par Kundry : « D'où vint ce suc mystérieux ? » Pour lui l'action même de Kundry est plus méritoire que le pays qui a fourni le baume comme nous le fait comprendre le thème (10) entendu alors. Et la litière portant le roi malade s'éloigne. Un des écuyers s'adresse à Kundry, restée à terre : Hé ! Toi là ! Pourquoi gis-tu ainsi qu'une bête ?
— Bête ici n'est-elle sacrée ? » répond Kundry, tandis qu'à l'orchestre résonne le thème du Graal, puisque c'est au Graal que Kundry fait allusion, ainsi qu'au droit d'asile qui règne à Montsalvat. Les écuyers sont d'ailleurs réprimandés par Gurnemanz, qui leur rappelle les services signalés de la messagère du Graal. Mais Gurnemanz continue son éloge; les écuyers répliquent disant qu'elle est païenne; caractéristique est alors le motif (9), qui passe ici en renversement. Qu'elle puisse avoir à racheter une faute, Gurnemanz ne le nie point. Nous entendrons ultérieurement et de la bouche même de Kundry quelle est cette faute ; mais, comme toujours, le commentaire musical nous confie ce que la parole nous cache encore ; en effet, les motifs 1 et 9 nous font comprendre que Kundry a dû mal agir envers celui qui restitua la Sainte-Cène. En tous les cas, fait observer Gurnemanz, elle sert à présent la chevalerie : « Bonne est son
œuvre, et droite c'est certain ». Et puisque son œuvre est bonne, conforme aux règles du Graal, c'est le motif de la Foi qui accompagne ces paroles. « Oui, souvent loin d'ici quand elle était, un coup fatal nous a frappés », continue Gurnemanz, qui en arrive à parler de la blessure d'Amfortas, œuvre impie de Klingsor. Cette allusion au malheur qui frappa le roi fait naître un nouveau motif, le thème de la magie :
La magie de Klingsor.
Il sert à souligner le fait que Kundry, à cette époque déjà, était sous l'empire de Klingsor. Car, à la question de Gurnemanz à Kundry « Où t'emportait ton fol essor, quand notre roi perdit l'épieu ? » l'orchestre répond par les motifs (i3 et 9). Un des écuyers demande bien pourquoi Kundry ne peut pas rapporter l'épieu sacré, mais Gurnemanz lui fait comprendre qu'elle ne saurait réussir dans une pareille entreprise. Les souvenirs envahissent le cœur du vieux chevalier ; son esprit est comme absent; il songe à l'épieu sacré, arraché à Amfortas, parti jadis pour combattre Klingsor et tombé dans les bras d'une femme d'une beauté diabolique. Personne ne connaît cette femme, mais l'orchestre nous le révèle par le thème (9); et nous apprenons que cette femme, c'est Kundry. C'est avec l'épieu qu'Amfortas reçut la blessure, « et c'est la plaie que rien ne peut fermer » tandis que cors et violons font entendre le motif de l'épieu, que le thème 6 pleure aux contrebassons.
Un colloque s'engage à présent entre Gurnemanz et les écuyers; ils le questionnent sur les souvenirs qu'il peut avoir de Klingsor : « Titurel, le saint héros, répond Gurnemanz, l'a bien connu. » Une nuit auguste les anges du Ciel
lui confièrent le Saint Graal et la lance avec laquelle on avait répandu le sang du Christ en croix ; Titurel, en profonde vénération, construisit un sanctuaire pour abriter le calice dans lequel Joseph d'Arimathée recueillit le sang vénéré, ainsi que l'épieu sacré. Ce sanctuaire est le château du Graal auquel seuls les purs peuvent accéder; le Graal même fortifie la chevalerie et la stimule à l'accomplissement du Bien. Cette matérialisation du Saint Graal est symphoniquement exprimée par les thèmes 3, 2 et 1, interprétés respectivement par les instruments à vent f 3 ), trombone, hautbois et flûte (2), et clarinettes-basses (Y). Gurnemanz continue son récit et apprend aux écuyers comment Klingsor, auquel fut refusé l'accès à la chevalerie, devint l'ennemi des hommes du Graal et comment, pour perdre ces mêmes preux, il établit dans le voisinage un jardin magique peuplé de femmes diaboliques; c'est là que Klingsor « aux guerriers du Graal tend son piège, coupable ivresse et peine affreuse ». Plus d'un déjà succomba par ces sortilèges et artifices. Voici le motif de Klingsor :
Motif de Klingsor.
Ce thème est des plus intéressants ; au début, il dérive du thème de la magie pour finir comme par des éclairs de pensées diaboliques; il caractérise à merveille l'âme et l'action perverties de Klingsor, dont les intentions sont encore soulignées par le motif g confié aux alto. Et lorsque Gurnemanz parle du jardin magique, l'orchestre aussitôt y fait allusion en accompagnant par le thème qui soutient le chant de séduction des filles-fleurs (26).
Nous apprenons par la suite que Titurel, chargé d'ans, confia le commandement à Amfortas; le motif 2, confié aux cors, y fait allusion. Le combat du roi et du magicien, ainsi que la perte de l'épieu sacré, sont symphoniquement commentés par les motifs 1, q et 14. Mais pendant une ardente prière (thèmes 1 et 2 combinés) devant le Graal, Amfortas voit, émanant de la coupe sainte, un rayon prometteur et la prophétie apparaît en une figure de rêve. Les écuyers, profondément émus, répètent la prophétie : « Pitié rend sage chaste Fol » fie pur simple 1. Cette scène de recueillement est brusquement interrompue par les cors faisant entendre le thème du juvénil et vigoureux Parsifal et que voici en son entier ; ultérieurement, la première mesure de ce thème sera souvent reprise, pour être thématiquement employée :
Thème de Parsifal.
Parsifal, sans s'en douter, a pénétré au cours d'une chasse, dans le domaine du Graal et, d'une flèche adroitement lancée,
abattu un des cygnes sacrés; la chute de l'oiseau est musicalement dessinée par un trémolo incertain suivi d'un trait descendant. Et l'orchestre ponctue sitôt par de plaintives secondes le cri de douleur que jettent les écuyers. On s'empare de Parsifal. A la question : « C'est toi qui a tué le cygne ? Pour sûr ! répond-il, au vol je tire le vol ! » En un éloquent discours, Gurnemanz lui reproche son action impie, tandis qu'à l'orchestre résonnent la paix de la forêt à laquelle se mêlent les harmonies du cygne de Lohengrin-
Le cygne
Parsifal, reconnaissant la cruauté de son jeu puéril, est plein de remords. A l'orchestre de nous révéler ce thème :
Le remord
Parsifal, cédant impétueusement aux reproches de sa conscience, brise son arc et son thème ne risque que de timides apparitions, indiquant ainsi combien sa pensée s'est modifiée par les paroles de Gurnemanz. Ce dernier lui demande encore s'il reconnaît sa faute ; il répond qu'il n'en croyait pas commettre en tirant le cygne. On questionne encore Parsifal sur son origine, ses parents; Parsifal ne peut que dire : « Je ne sais pas. — Mais ton nom? — J'en eus bon
nombre, pourtant je n'en sais plus aucun». Mais comme toujours, la musique nous renseigne par le motif de la mère de Parsifal, Herzeleid (Cœur en peine).
Herzeleid [Cœur en peine].
« D'esprit si nul, je n'ai connu que Kundry seule!» dit Gurnemanz aux écuyers auxquels il ordonne d'aller aider le roi au bain, car déjà l'orchestre, par le motif 6, évoque le malade. « D'esprit si nul » ici, est plutôt dans le sens favorable ; il est synonyme « d'esprit simple » [de l'Ecriture) employé à propos de Kundry, il nous révèle la faculté latente chez Kundry d'atteindre le pardon. La curiosité de Gurnemanz est si bien mise en éveil, qu'il questionne à nouveau Parsifal : « Voyons, toi qu'en vain je questionne, dis-moi : que fais-tu? tu dois savoir quelque chose». Et Parsifal de répondre : «J'ai une mère, Cœur en peine est son nom. Au bois parmi les landes sauvages nous demeurions ». Comme de juste, c'est le thème 19 qui souligne l'allusion à la mère tandis que la seconde phrase est accompagnée du motif n° 16.
Kundry, toujours étendue à l'écart, et qui a suivi attentivement le dialogue, complète le récit de Parsifal (accompagné du motif 9). Elle sait que la fuite de Parsifal a causé la mort de sa mère, elle a vu Herzeleid mourante. A ces mots, Parsifal se jette sur Kundry qu'il soupçonne de mentir. Gurnemanz le retient et lui explique les choses : « Elle a dit vrai, sincère est Kundry, quoiqu'elle ait vu », « Ah! j'étouffe! » s'écrie Parsifaf. Et Kundry voyant défaillir Parsifal, court vers une source d'où elle rapporte de l'eau qu'elle fait boire à Parsifal. « C'est bien, approuve
Gurnemanz, car le Saint Graal l'enseigne : le Mal toujours par le Bien est vaincu ». Et voici venir une des scènes les plus grandioses de l'œuvre, psychologiquement une des plus belles du drame. Il s'agit du combat que se livrent le Mal et le Bien dont les principes logent en l'âme de Kundry. A l'éloge de Gurnemanz, elle a cette réponse touchante : «Jamais bienfaisante... je veux le calme». Elle est consciente que le Bien qu'elle accomplit sous l'empire de son cœur simple est balancé par le Mal auquel elle succombe encore souvent. « Je veux le calme »; l'expression d'impuissance est encore renforcée par les motifs i3 et 14. «Vain, mon effort! Voici l'instant, dormir, dormir..., je dois » Et, succombant au sommeil magique, elle s'affaisse derrière le buisson et reste, à partir de ce moment invisible.
Gurnemanz entraîne Parsifal vers le Graal et s'apprête à le conduire à la Sainte-Cène. Qu'est le Graal? questionne Parsifal. A la place de Gurnemanz, qui évite de répondre, l'orchestre répond par les thèmes 2 et 4. Tandis qu'ils s'avancent, et que le décor change, nous entendons un thème de marche, combiné avec le thème des Cloches.
Marche vers le Gral
A ce motif en succède un que nous connaissons déjà (n° 4) mais qui apparaît ici quelque peu enrichi.
L'expiation [modifié].
Chemin faisant, nos deux pèlerins entendent les cloches du Graal dont la puissante sonorité se marie à celle des trombones qui font entendre le motif du Graal :
Les cloches du Gral.
Ce passage va crescendo jusqu'au formidable tutti pour revenir à la sonorité douce, lorsque Gurnemanz entre avec Parsifal sous la coupole où arrivent successivement les chevaliers du Graal. Le chœur des chevaliers, en un chœur majestueux et à l'unisson, invite à la célébration de la Cène, chœur que l'orchestre termine par les motifs du Graal (n° 2), en un tutti des instruments à vent. Le cortège du roi malade arrive également; à ce moment, on entend la voix des écuyers, placés à mi-hauteur de la coupole; en un chœur exprimant que, comme jadis son sang coula avec mille
douleurs, notre sang coule sans hésitation pour le sauveur, car « son corps livré jadis pour nous, en nous revive par sa mort ».
D'un effet magique est le chœur à cappella des pages, dans la hauteur de ia coupole, sur les paroles : « La Foi renaît l'Esprit paraît, le Maître nous convie ».
Qu'on veuille bien remarquer ici la disposition géniale que prend Wagner pour nous conduire, de la terre, vers les régions célestes ; il fait débuter par des voix d'hommes, puis continue par des voix de jeunes gens à mi-hauteur, et termine par des voix d'enfants, tout en haut de la coupole) clarifiant, purifiant, pour ainsi dire, les accents au fur et à mesure qu'en pensées nous nous élevons vers les sphères supraterrestres. Le silence solennel est interrompu par Titurel, vivant encore, même dans son tombeau : « Mon fils Amfortas, commences-tu?» De sourds roulements de timbales retentissent, entre les questions et demandes invitant Amfortas à célébrer la Cène. La plainte et les regrets d'Amfortas sont musicalement commentés par les thèmes 20 et 9, confiés aux instruments à cordes.
« Paraisse le Graal » répète la voix de Titurel. Amfortas obéit à cette injonction.
Et tous, en un pieux recueillement, s'agenouillent, car voici que le Graal est comme animé d'une douce clarté; Amfortas, levant le Saint-Calice, le présente de tous côtés, tandis que le thème 1 semble s'élever vers les cieux. On apporte, sur le motif de marche (20), le pain et le vin, après qu'Amfortas a déposé le Graal à sa place où il perd sa clarté de tantôt. Et la Sainte-Cène a lieu accompagnée des chants pieux descendus de la coupole ; à l'orchestre les thèmes 1 et 3, en contrepoint, intensifient cette belle scène. Mais la blessure d'Amfortas saigne toujours; les écuyers le ramènent à sa litière et la salie se vide, pendant qu'une voix fait entendre le motif du pur simple (n° 8) qui termine, cette fois, par le
thème du Graal, comme une consolation pour l'assistance. Les thèmes de marche (n° 20! et les cloches (23) accompagnent la sortie des chevaliers. Les thèmes 6 et 18, le premier aux violoncelles, le second aux violons et altos, nous disent que Parsifal,très ému, sympathise avec tout ce qui vient de se passer, quoiqu'il n'ait pas tout compris. Et lorsque Gurnemanz lui demande : « Que restes-tu là ? Parle, qu'as-tu-vu ? >» Parsifal ne sait que poser la main sur le cœur, ce qui lui vaut, de la part de Gurnemanz l'apostrophe bourrue : « Tu n'es, en somme, rien qu'un Fol ! Hors d'ici poursuis ta route ! »
A nouveau, et significativement, la voix, du haut de la coupole, sur le thème 8, reprend : « Pitié rend sage le chaste Fol ». Et le rideau tombe.