‹ Partie et revanche, comédie-vaudeville en un acteChapitre 3 sur 16 · SCENE IL AKMAND , seul · texte numérisé non relu

SCENE IL AKMAND , seul

Oui , c'est de Paris. . . [il\oiwre la lettre et la lit!) Dieu soit loué !.. il est hors de danger. . . il y a même six lignes de sa main.

<c Mon ami, ma blessure est tout-à-fait guérie. . . parce donnez-moi comme je vous pardonne ^ car nous avions « tort tous les deux; mais je me répèle tous les jours que « c'est Tavcnture la plus heureuse qui pût nous arriver , si « elle nous corrige l'un cl lautre de notre mauvaise lêle, >*

Signé Versac.

// âte ses besicles .

Ouï 5 certes, je suis corrigé , et pour la vie. .. avoir menacé ses jours. . . je ne me le pardonnerai jamais. .. je ne vois pas en lui le neveu du Ministre , mais mon ami , mon camarade !. . . nous battre !. . . et pourquoi .^. . • pour une discussion , pour un mot que j'aurais peine mainterÉnt à me rappeler.. . et le plus terrible, c'est que voilà sept ou huit fois que cela m'arrive , à moi ... le plus doux et le plus pacifique de tous les hommes. . . avec ça que j'ai la vue basse , et que je suis toujours obligé de me metlre à cinq pas.

Air : Cet cœhre apporté de Provence^

Wy pas Yoir^cst un défaut terrible.

Cela seul m'a fait des ennemis , ^M m yl On a l'air, quoiqii'honnete et sensible,

^/\ J De lorgner josqu^à ses amis.

' ^ ^^ Contre moi plus d\m fat s'en irrite :

Est-ce ma faute... où bien un fait exprès? Si pour apercevoir leur mérite Il faut regarder d'aussi près.

Mais c'est fini , et maintenant je me brûlerais la cervelle

plutôt que d'avoir une affaire. Celle-ci a fait assez de bruît.. . obligé de quitter Paris , de changer de nom. . . Et mon mariage?. . il n'y faut plus penser. . . un mariage superbe I que , sans m'en rien dire , mon père méditait depuis deux ans... mais on lui a répondu dernièrement qu'on n'épouserait jamais une mauvaise tête... un duelliste, un férailleur. . . . morbleu ! ce n'était rien jusque là ; çac^^ quelqu'aimable et quelque jolie que fût , dit-on , ma prà-^^^ ♦ tendue, je ne la conalssais pas , et je l'aurais eu biei^îte \ oubliée... mais dans ma fuite, à quarante lieiies ae^la ** capitale, ma voiture se brise; et à moitié mort, le •bras fracassé , on me transporte ici , dans ce château. . . et ou suis-je ? chez madame de Sénange , celle que je devais épouser.... celle qui me refuse , qui me déteste, et qui sans doute m'aurait déjà congédié, si elle connaissait mon véritable nom . . mais je me garderai bien de le lui dire ... 11 y a d'autres choses plus importantes dont je n'ai jamais osé lui parler. . . croirait-elle que cet homme qu'elle se représente si terrible, tremble devant elle ?.. . et qu'après avoir passé ici quinze jours en tête-à-tête , il partira sans avoir seulement osé lui dire qu'il l'aimait. . . ah ! mon dieu , c'est elle l . . . pourvu qu'elle ne m'ait pas entendu.

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