SCENE V
M™^ DE SENANGE , M. DE GERVAL.
M. DE GERVAL.
Parbleu, voilà un plaisant original... et il fait, aussi bien de s'en aller ; car j'allais quitter la place.
M™^ DE SENAÎ^GE.
Je n'en reviens pas... me quitter avec cette froideur... en quoi donc lui ai-je donné sujet de se plaindre ?
M. DE GERVAL.
Eh bien ! tu as un air tout déconcerté ! M'^e. DE SENANGE.
Moi, mon oncle, non, certainement.*, mais, sans le connaître beaucoup, j'avais de lui une meilleure idée... et il est toujours pénible de voir qu'on s'était abusé.
M. DE GERVAL.
Tu verras quelle différence avec celui que je te destine !
Air : Vaud, des Amazones, Pour t'enrichir , restant célibataire, En ta faveur j'ai su tout disposer;
/Mais j'aime fort ce bon La Durandière: Rien que pour moi tu devrais l'épouser. JViad. DE SENANGE.
Comment! pour vous...
M, DE GERVAL.
Oui , certes, je réclame ,
Et j'ai le droit de l'exiger ainsi :
Lorsque pour toi je n'ai pas pris de femme,
Pour moi 5 morbleu , tu peux prendre un mari.
DE LA DURANDIERE ^ dans la coulisse.
Ah ! venlrebleu, il a bien fait de se garer.
M. DE GERVAL.
Tiens , c'est lui-même.