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porte le titre La fortuna della sentenza. Si la sentence de Brutus exprime la règle de l'époque classique, alors il n'y a pas d'histoire de la règle, et cette étude ne vaut pas les efforts de l’auteur. Si la règle a son histoire, et si la formule a pris un sens nouveau à l’époque classique, le titre trompe lg lecteur, et il semble que ce titre aît induit en erreur le savant autour lui-même, puisque les textes que nous avons cités sont demeurés impuissants à lui faire abandonner ce parti pris. De même que l’auteur n’a pas remarqué que le fragment de Gaius se rapporte au passé et que l’argumentation du texte ne paraît pas étre celle de son auteur, mais seulement une référence d'ordre historique (1), notre 1ragment 68 lui semble un texte presque parallèle au fr. 28.
L'idée dont la répercussion est sensible dans des espèces qui ne relèvent pas de la règle a échappé à l'auteur. Or, l'intérêt principal de l'étude de l’ensemble des textes nous semble consister justement en ce que cet ensemble nous permet de saisir quelques traits propres à l’époque, et puisque le probième touche à des points délicats de la personnalité humaine en tant qu'objet de commerce juridique, et présente le nœud nerveux de l’entrecroisement des considérations économiques et juridiques, où il est possible de toucher du doigt les traits caractéristiques de la conception et de l'œuvre des jurisconsultes qui ont contribué à la solution des espèces.
Le romaniste anglais Roby (2) a produit tout une série de textes concernant le part et a énoncé plusieurs hypothèses
(4) M. Brini, maiheureusement, n'a pas consulté la monographie de son collègue de Saint-Pétersbourg, quoique le livre de Petrazicki ait paru en allemand. Du moins nous n'en trouvons point de traces.
(2) L. c., p. 39 et surtout pp. 240, 241, 242.
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ingénieuses en les appuyant sur les données de la vie économique de Rome. Le volume de son ouvrage ne lui a pas permis, semble-t-il, de faire l'étude spéciale des textes pour préciser le problème. En outre il n'établit pas leur perspective historique.
La dernière opinion, à notre connaissance, est émise par M. Arangio Ruiz (1). Elle consiste à croire que la part de la femme esclave est exclu de la catégorie de fruits comme objet précieux. C’est une opinion un peu arbitraire et qui ouvre la voie à toute une série de questions. D'abord les fruits d’un praedium paraissent être non moins précieux. Cependant, comme la solution de la règle est donnée dans les sources pour le partus et le fétus envisagés ensemble, la pensée de l’auteur semble viser cette dernière distinction. Alors son opinion est erronée. De beaux chevaux, par exemple, dépassaient par le prix les esclaves. En effet il paraît que les chevaux à Rome étaient plutôt un objet de luxe, que de première nécessité. Excepté ceux destinés à la cavalerie dans les temps plus ou moins récents, les chevaux n’appartenaient qu'aux représentants de la riche aristocratie (2). Un beau quadrige correspondait à notre actuelle Hispano-Suiza ou à une Rolls. La différence entre le prix d’un esclave et d'un cheval (3) (je ne parle pas d’un equus cireensis qui coûtait des prix fous) comme instrument de locomotion de luxe
était à peu près la même que de nos jours. Nous voulons
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(1) Istituzioni di Dirilto Romano. II éd. 1927, p. 151. (2) Pollack, dans Pauly-Wissowa VI, p. 1267, sqq. equi.
(3) Q. Vevetius Renatus. A47s Mulomedicinae, à ne pas confondre avec Flavius Vegetius Renatus comme le font parfois les auteurs, par exemple M. Heitland. Agricola, p. 485.
parler des cas où la valeur économique de l’homme se fait jour : par exemple, le montant des dommages-intéréts adjugés à la veuve d’un petit employé tué par un accident. S'il touchait des salaires médiocres le montant ne dépassera pas 100.000 francs. Or, le prix d’une Rolls est de 400.000 francs. Je me suis permis de proposer au lecteur cette petite promenade historique de nos jours, car elle est assez curieuse au point de vue de la perspective historique. Un historien qui ne possède pas la capacité de voir la vie contemporaine dans cette perspective n’est pas un historien.
Nous croyons que cette revue de la littérature romaniste sur la règle du partus a démontré que l’ensemble de problèmes, qui se rattachent a elle, n’y est pas suffisamment étudié. Notre tâche est donc, en utilisant les efforts des savants, de reconstituer son historique à la lumière des sources.