Voir p. 63 du présent ouvrage
4. Lettre de Huyghens de Zuylichem à Dettonville, du 5 février 1659, et lettre de Sluze à Pascal, du 29 avril 1659. »
5. Lettre de Dettonville à Sluze, chanoine de la cathédrale de Liège, p. 445.
TRAVAUX SaENTIFIQUES. 185
la nature. La principale comprend les deux infinités qui se rencontrent dans toutes :, Tune de grandeur, l'autre (le petitesse *. »
L'aperçu précédent montre combien l'histoire des travaux et des découvertes de Pascal est inséparable de celle de sa vie même. Sa vie scientifique ne fut qu'une lutte continuelle dans laquelle il mit toute sa passion au service de ses idées, lutte marquée par une série de combats toujours terminés par des succès. Depuis l'époque où il avait à triompher de la routine des ouvriers pour réaliser la machine arithmétique jusqu'à celle où il défiait victorieusement les géomètres de l'Europe, ses rivaux, que d'adversaires eurent à supporter ses rudes coups, que d'émulés furent contraints de l'admirer! Tour à tour il accable le P. Noël ou les Jésuites de Clermont, étonne Fermât ou Descartes luimême. Tout en lui révèle le véritable génie, celui qui n'est tributaire de personne et laisse partout où il passe une empreinte ineffaçable.
Malgré la forte éducation qu'il avait reçue de son père, peut-être même à cause du caractère si profondément original et personnel de cette éducation, malgré le miUeu savant dans lequel il vécut et où les pédants ne devaient certes pas faire défaut , Pascal manquait de lecture et d'érudition. C'est Nicole qui nous l'apprend^ :