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aucun nouveau secours de Dieu, et sans qu'il manque rien de sa part pour agir effectivement : ce qui fait qu'ils l'appellent suffisante, parce qu'elle seule suffit pour agir : et que les jansénistes, au contraire, veulent qu'il n'y ait aucune grâce actuellement suffisante, qui ne soit aussi efficace, c'est-à-dire que toutes celles qui ne déterminent point la volonté à agir effectivement, sont insuffisantes pour agir, parce qu'ils disent qu'on n'agit jamais sans grâce efficace. Voilà leur différend ^ »
On comprend aisément la gravité du débat : ce li'est rien de moins que la responsabilité de l'homme qui est en jeu, puisqu'elle disparait si la grâce agit seule en lui. Mais on a persuadé à Pascal que le point en litige a peu d'importance, que ce sont là des distinctions secondaires et si subtiles qu'il n'y a pas lieu de s'y arrêter. « Voulons-nous être plus savants que nos maîtres? N'entreprenons pas plus qu'eux. Nous nous égarerions dans cette recherche. Une faudrait rien pour rendre cette censure hérétique. La vérité est si délicate, que, pour peu qu'on s'en retire, on tombe dans Terreur : mais cette erreur est si déliée, que, pour peu qu'on s'en éloigne, on se trouve dans la vérité. Il n'y a qu'un point imperceptible entre cette proposition et la foi *^. »
« Ce sont des disputes de théologiens et non de théologie. »
Pascal voit donc surtout dans ce débat des querelles de mots. Aussi s'égaie-t-il fort d'un terme scolastique qui a été introduit dans la discussion, le pouvoir pro-