‹ PascalChapitre 140 sur 181 · Provinciale, I, p · texte numérisé non relu

Provinciale, I, p

je déteste de tout mon cœur. Et quand le Port-Royal les tiendrait, je vous déclare que vous n'en pouvez rien conclure contre moi, parce que, grâces à Dieu, je n'ai d'attache sur la terre qu'à la seule Église catholique, apostolique et romaine, dans laquelle je veux vivre et mourir, et dans la communion avec le pape son souverain chef, hors de laquelle je suis très-persuadé qu'il n'y a pas de salut ^. »

Reste èk expliquer un point auquel Pascal revient plusieurs fois dans les Provinciales. Il assure qu'il n'y a pas de différence entre la doctrine des jansénistes et celle des nouveaux thomistes, et considère comme une machination perfide Talliance des nouveaux thomistes avec les jésuites contre Port-Royal. « Us sont d'accord avec les jésuites d'admettre une grâce suffisante donnée à tous les hommes ; mais ils veulent néanmoins que les hommes n'agissent jamais avec cette seule grâce, et qu'il faille, pour les faire agir, que Dieu leur donne une grâce efficace qui détermine réellement leur volonté à l'action, et laquelle Dieu ne donne pas à tous ^. »

« Ils s'unissent aux jésuites; ils font par cette union le plus grand nombre ; ils se séparent de ceux qui nient ces grâces suffisantes; ils déclarent que tous les hommes en ont... et puis ils ajoutent que néanmoins ces grâces, suffisantes sont inutiles sans les efficaces, qui ne sont pas données à tous ^. »

i: 17* Provinciale, I, p. 183.

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