‹ PascalChapitre 141 sur 181 · Ibid., h P · texte numérisé non relu

Ibid., h P

212 PASCAX.

Renseigné par Amauld, Pascal rappelle, comme une preuve de son assertion, les fameuses conférences sur la grâce (de auxiliis) qui eurent lieu à Rome entre les nouveaux thomistes (dominicains) et les jésuites sous le pontificat de Clément VIII, et qui laissèrent subsister entre les deux ordres un dissentiment qui dure encore aujourd*hui. « Si vous aviez la connaissance des choses qui se sont passées sous les papes Clément VIII et Paul V, et combien la Société (de Jésus) fut traversée dans l'établissement de la grâce suffiscmte, parles dominicains, vous ne vous étonneriez pas de voir qu'elle ne se brouille pas avec eux, et qu'elle consent qu'ils gardent leur opinion, pourMi que la sienne soit libre, et principalement quand les dominicains la favorisent par le nom de grâce suffisante, dont ils ont consenti de se servir publiquement *. »

En effet. Clément VIII avait institué, le 2 janvier 1598, les conférences dont parle Pascal. Et, pendant toute la durée des conférences, il y eut désaccord entre les jésuites et les dominicains sur la définition de la grâce efficace.

Selon les jésuites, la grâce efficace n'était que la grâce suffisante, que Dieu rendait efficace en pression du concours de l'homme, la proportionnant au bon vouloir de sa créature qu'il connaissait d'avance par la science moyenne^. Elle n'était donc pas donnée à

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