‹ PascalChapitre 142 sur 181 · Ibid.j I, p · texte numérisé non relu

Ibid.j I, p

2. Science des fti^urs condt^tonne/5, ainsi nommée parce qu'elle tient le milieu entre la science de ce qui est nécessaire et la science de ce qui n'est que possible.

tous, en ce sens que tous ne devaient pas s'en rendre dignes.

Selon les dominicains, la grâce efficace n'était point conséquente à la prévision des œuvres méritoires» mais aux desseins de Dieu sur ses créatures. Et s'ils s'en étaient tenus là, Pascal aurait eu quelque raison de dire de ses amis de Port-Royal : « S'ils refusent de dire qu'Us condamnent le sens de Jansénius, c est parce qu'ils croient que c'est celui de saint Thomas*. » Mais, comme les dominicains admettaient en même temps et d'après saint Thomas que la grâce suffisante était donnée à tous et qu'il dépendait toujours de l'homme de faire son salut, la ressemblance dont prétendaient s'autoriser les jansénistes n'était qu'apparente. « Ces docteurs (les thomistes) , comme les autres catholiques, dit Bossuet, sont d'accord à ne point mettre dans le choix de l'homme une inévitable nécessité, mais une liberté entière de faire ou de ne faire pas *. »

D'un autre côté, les jésuites, tout en attribuant au libre arbitre une part plus grande, n'allaient point, comme le leur imputaient les jansénistes, jusqu'à faire dépendre uniquement de la volonté de l'homme les dons de la grâce. « Ce qui ne renferme rien moins, dit encore Bossuet, que le renversement entier de la doctrine de la grâce 3. »

Les conférences, interrompues par la mort de Clément VIII, furent reprises sous Paul V, sans aboutir

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