ETIENNE PÉRIER
d II lui fait ensuite parcourir tout Punivers et tous les Ages, pour lui faire remarquer une infinité de religions qui s'y rencontrent; mais U lui fait voir en même temps... que toutes ces religions ne sont remplies que
APOLOGIE DE lA RELIGION.
Pour qu'une religion soit vraie, il faut au moins qu'elle ait reconnu la grandeur de l'homme ; il faut aussi qu'elle présente certains titres à notre créance.
Or les religions égyptiennes, grecque, latine, maho-»métane ne remplissent ni l'une ni l'autre de ces deux conditions. Elles ont flatté et parfois même déifié les passions dont Thomme a besoin d'être affranchi. « Les Égyptiens étaient infectés d'idolâtrie et de magie... Les Grecs et les Latins ont ensuite fait régner les fausses déités^ » Et les Mahométans nous ont « donné les plaisirs de la terre pour tout bien, même dans l'éternité ^ ». De plus, « la religion païenne est sans fondement. La religion mahométane a pour fondement l'Alcoran et Mahomet. Mais ce prophète, qui devait être la
des hommes. Près de tomber dans le désespoir, il découvre un certain peuple qui d'abord attire son attention... Ce peuple se gourerneparun livre unique, qui comprend tout ensemble son histoire, ses lois et sa religion. Toutes choses sont créées par un Dieu à qui rien n*est impossible. L'homme sort de ses mains dans un état digne de la sagesse de son auteur. Il se révolte contre lui et perd tous les avantages de son origine. Le crime et le châtiment passent dans tous les hommes; il leur reste un sentiment obscur de leur première grandeur, et il leur est dit qu'ils y peuvent être rétablis :
on leur promet un Médiateur qui fera eeUe grande réconciliation. »