‹ PascalChapitre 17 sur 181 · Faucère, ouvr. cit., Marguerite Perier\ Mém,^ p · texte numérisé non relu

Faucère, ouvr. cit., Marguerite Perier\ Mém,^ p

tait l'orthodoxie en péril. « Il était alors à Rouen, dit sa sœur... et il y avait aussi en ce temps un homme qui enseignait une nouvelle philosophie qui attirait tous les curieux. Mon frère ayant été pressé d'y aller par deux jeunes hommes de ses amis, y fut avec eux : mais ils furent bien surpris, dans l'entretien qu'ils eurent avec cet homme , qu'en leur débitant les principes de sa philosophie , il en tirait des conséquences sur des points de foi contraires aux décisions de l'Église ^ » En effet, le frère Saint-Ange, renouvelant l'hérésie de Pelage, enseignait qu'un esprit vigoureux peut parvenir de lui-même à la connaissance de tous les mystères de la religion, et que la foi n'est qu'un supplément pour les esprits faibles, au défaut du raisonnement. Pascal et ses amis ayant considéré le danger qu'il y avait de laisser la liberté d'instruire la jeunesse à un homme qui avait des sentiments erronés, le signalèrent à l'archevêque de Rouen. « Il comparut dans le conseil de H. l'Archevêque et renonça à tous ses sentiments... On n'avait eu en cela aucun dessein de lui nuire, ni d'autre vue que de le détromper par lui-même, et l'empêcher de séduire les jeunes gens qui n'eussent pas été capables de discerner le vrai d'avec le faux dans des questions si subtiles^. »

Peu après, Pascal, dont la santé était profondément altérée, fut frappé de paralysie. « Pendant que mon grand-père était encore à Rouen, M. Pascal, mon oncle, qui vivait dans cette grande piété qu'il avait inspirée à

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