V. p. 160-162 du pré8. ouvrage. — 2. Pensées, XVI
Ainsi s'opère ce que la raison seule n'a pu donner. « La conduite de Dieu, qui dispose toutes choses avec douceur, est de mettre la religion dans Fesprit par les raisons, et dans le cœur par la grâce ^. » Et le jour où s'opère cette vivifiante illumination, Tàme humaine est relevée de sa déchéance : sa soif de vérité est satisfaite, puisque à la connaissance incomplète de la raison s'ajoute la lumière surnaturelle; sa soif de justice, puisqu'elle ne veut plus autre chose que la volonté de Dieu ; sa soif de bonheur, puisqu'elle a quitté les plaisirs trompeurs pour posséder Dieu.
C'est le cœur qui parle au cœur dans ce couronnement de l'apologie. C'est à genoux que Pascal coiyure ceux qui oublient Dieu , de travailler à leur salut : « Si ce discours vous plaît et vous semble fort, sachez qu'il
est fait par un homme qui s'est mis à genoux auparavant et après, pour prier cet être infini,... auquel il
soumet tout le sien, de se soumettre aussi le vôtre
pour votre propre bien et pour sa gloire*. »