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faits rigoureusement démontrés ; et il n'a pas de peine à établir que son adversaire n'apporte que des hypothèses chimériques. Écrivant à M. Le Pailleur, il montre dans les idées du P. Noël une incohérence, qui suffit à le réfuter : « Tous ceux qui combattent la vérité, observe-t-il, sont sujets à une semblable inconstance, et ceux qui tombent dans cette variété sont suspects de la contredire*. » Le 15 novembre, il écrit à M. Périer pour lui demander de faire, au sommet du Puy de Dôme la fameuse expérience sur la pesanteur de l'air 2. « Parce qu'il est impossible de la faire en cette ville de Paris, qu'il n'y a que très peu de lieux en France propres pour cet éfifet, et que la \ille de Clermont en Auvergne est un des plus commodes, je priai M. Perier, conseiller en la Cour des aides d'Auvergne, mon beau-frère, de prendre la peine de la faire. » Et dans cette lettre, comme dans sa réponse au P. Noël, Pascal déclare la raison seule souveraine dans le domaine de la science. « Je n'estime pas, ditil, qu'il nous soit permis de nous départir légèrement des maximes que nous tenons de l'antiquité, si nous n'y sommes obligés par des preuves indubitables et invincibles. Mais, en ce cas, je tiens que ce serait une extrême faiblesse d'en faire le moindre scrupule, et qu'enfin nous devons avoir plus de vénération pour les vérités évidentes, que d'obstination pour ces opinions reçues 3. » C'est la pensée qu'il développera si éloquemment dans la Préface du Traité sur le vide,