Éd. Lahure, t. III, p
Et M. de Ribeyre lui répond le 26 juillet 1651 : « Vous m'auriez fait tort, Monsieur, si vous aviez cru que vous eussiez besoin de justification en mon endroit : votre candeur et votre sincérité me sont trop connues pour croire que vous puissiez jamais être convaincu d'avoir fait quelque chose contre la vérité dont vous faites profession, et qui parait dans toutes vos actions et vos mœurs. Je l'honore et la révère en vous plus que votre science ^ »
Les mois qui suivirent furent une douloureuse épreuve pour Pascal : une maladie cruelle lui enleva son père qu'il aimait tendrement. Jacqueline ne quitta pas un instant le chevet du malade : « Au mois de septembre de l'année 1651, écrit M"* Périer, mon père étant tombé malade de la maladie dont il mourut, elle s'appliqua à lui rendre service avec tout le soin imaginable jour et nuit. On peut dire qu'elle ne faisait autre chose ; car lorsqu'elle voyait qu'elle n'était pas si nécessaire auprès de lui, elle se retirait dans son cabinet où elle était prosternée en larmes, priant sans cesse pour lui... Enfin nonobstant tout cela, Dieu en disposa selon sa volonté, et mon père mourut le 24 septembre ^. »
Peu de temps après, le 17 oct. 1651, Pascal écrivit à sa sœur absente. M"* Périer, une lettre toute chrétienne sur cette mort édifiante :
« Ne nous affligeons donc pas comme les païens qui n'ont point d'espérance. Nous n'avons pas perdu mon père au moment de sa mort : nous l'avons perdu, pour